Chronique : A silent voice T.1

Découvrez nos premières impressions sur ce shônen en 7 tomes

[Lire l'article sur Manga Sanctuary](http://www.manga-sanctuary.com/news/19702/chronique-a-silent-voice-t-1.html)

Je n’en ai pas encore fait l’acquisition mais c’est un titre qui me fait de l’œil depuis un bout de temps (notamment par son thème original) ! Ta chronique ne fait que confirmer ce que je pensais déjà et c’est bon signe.

Merci à toi !

Je rajouterais au passage que le graphisme m’attire aussi, j’adhère bien aux contours marqués qui mettent en valeur les personnages ainsi qu’au dessin dans sa globalité !

Très juste comme chronique. Vu que les enfants sont a l’école primaire ils ne savent pas forcément se qu’ils font et c’est aux adultes encadrant de les remettre sur le droit chemin… Personnelement j’ai été extrêmement choqué par l’attitude du professeur qui est normalement censé etre une modele pour les enfants à qui il enseigne.
Il faut tout de même prendre en compte que la mentalité n’est pas forcément la meme que chez nous.

Ce manga est une bonne surprise. Il traite d’un sujet qui n’est pas évident à évoquer, et en conséquence, son intrigue est assez originale. L’attitude du professeur est malheureusement une réalité dans certain établissements, même si c’est chose rare de nos jours.

Je compte me l’acheter dès que j’arrive à mettre la main dessus! Son thème original m’intrigue, le fait que ça soit une série pas trop longue aussi…Bref, merci pour cette chronique ! :slight_smile:

Je regrette que cette chronique nous dévoile un peu trop l’intrigue. A la limite du spoil. Désolée, mais ne voulant pas en savoir un peu trop sur l’histoire je n’ai pas été jusqu’au bout de la chronique. En revanche ce manga me paraît de très bonne augure.

@Macot : Quel spoil ? Tous les événements décrits dans la chroniques sont clairement énoncés dans le résumé du manga. Je ne vois pas trop ce qui aurait dû être passé sous silence pour conserver un effet de “surprise”. Il faut bien cela pour situer l’intrigue et son développement de toute façon.

Bonne chronique, mais je trouve que l’auteur de l’article défend un peu trop le comportement de Shoya dans son rapport avec Shoko dans leur enfance. Bien sûr qu’il est méchant, comme tous les sales gamins qui testent les limites des autres et cherchent à provoquer une certaine réaction par tous les moyens, peu importe le mal engendré. Ils savent que ce qu’ils font est mal, mais comme tous les sales gamins, il ne prend réellement conscience que ses actions ont des conséquences que lorsque les événements se retournent contre lui. Si ce n’est pas lui qui avait été désigné responsable du harcèlement de Shoko mais une autre personne, nulle doute qu’il aurait suivi le mouvement et ne se serait pas remis en question. C’est lui qui a initié le mouvement par pur ennui et défi, et les autres s’y sont ajoutés, entraîné par son exemple. Les autres sont aussi coupables, mais ni plus ni moins que Shoya. C’est juste ce dernier qui reçoit réellement le retour de flammes de son comportement.
Sa rédemption n’a aucun sens si il n’était pas si méchant que cela, parce que ce serait minimiser ses actes. C’est justement parce qu’il a gâché une partie de la jeunesse de la jeune fille, qu’il se rend compte de ses actions et qu’il cherche à se racheter et à être puni qu’il devient une personne digne de notre intérêt et de notre pardon en tant que lecteur, mais pas avant. Personne ne mérite une telle peine et je ne la souhaite à personne, mais Shoko ne méritait pas ce qui lui est arrivé non plus.

Je ne vois pas non plus pourquoi le comportement du professeur est dans les moins. C’est simplement celui d’un lâche qui préfère rejeter la faute sur un gamin dont on peut facilement prouver qu’il est bien à l’origine du harcèlement plutôt que de prendre ses responsabilités et reconnaître qu’il n’a rien fait pour Shoko alors qu’il était au courant de ce qu’il se passait. C’est un comportement indigne, mais je n’y vois pas quelque chose d’inhabituel, et surtout pas lié à la culture. Son rôle dans l’histoire est d’isoler totalement Shoya de son groupe, et d’en faire un exclu, ce pourquoi le rôle est “surjoué” jusqu’à un certain point, comme la plupart des rôles de profs dans la plupart des histoires.
Néanmoins, ce genre de comportements n’est pas forcément rare partout dans le monde, quoiqu’on pourrait en penser. Les professeurs sont aussi des humains avec des opinions et des personnalités pas spécialement adaptés à certains types d’élèves ou d’environnement. Les professeurs ne sont pas non plus réellement formés à gérer certains types de situations difficiles et on apprend généralement à régler ce genre de problèmes avec l’expérience et en se débrouillant parfois comme on peut sur le moment. Je donne cours dans des écoles difficiles et je me suis faite insulter, dénigrer, narguer par plusieurs élèves, juste pour me tester, et on m’a balancé des trucs à la tête plus d’une fois depuis que j’ai commencé à enseigner. Et rien ne pouvait me préparer à ce genre d’expérience. Tout ce que j’ai finalement, c’est ma motivation et mon envie de poursuivre dans cette voie.
Le comportement du professeur n’est pas du tout adapté bien sûr, mais j’ai déjà vu plus d’une fois des professeurs complètement blasés ou qui n’y voit qu’un job, et ne se sente investi d’aucune mission d’éducation que celle d’enseigner leur matière sans vraiment s’intéresser à leurs élèves. Ce qui semblait être le cas de ce professeur. Je ne minimise pas du tout sa faute à un niveau humain, mais c’est le “du moins selon les critères français” qui m’a fait sourciller, comme si c’était un comportement mieux accepté ou plus répandu au Japon.

Sympa la critique ! Cette série me donne vraiment envie, mais ayant d’autres priorités elle va rester sagement dans un coin de ma tête :wink:

Excellente chronique.
Pour ma part, j’ai fini le manga, et sans spoil, je vous le recommande :slight_smile:

Merci à tous pour vos commentaires ^^

Pour répondre rapidement à Therru (merci d’ailleurs pour ce commentaire qui, bien que critique, était très bien argumenté et constructif!) : Personnellement, j’ai du mal à vraiment voir Shoya comme méchant, j’arrive à sympathiser avec lui, mais je comprends totalement qu’on ne soit pas du même avis que moi, comme tu 'exposes d’ailleurs très bien.
Concernant la présence du professeur dans les “moins”, c’est vraiment parce que j’ai trouvé que le personnage était horrible (mais niveau scénario, je ne critique pas sa présence) et que je voulais vraiment montré que le personnage tel qu’il est ne m’a pas plu. Et quand je dis : “du moins selon les critères français”, je ne voulais que préciser que je ne parlais que de ce que je connaissais bien : j’imagine aisément que ce n’est pas plus commun ou accepté au Japon ou ailleurs, je te rassure. Je voulais justement ne pas inclure les autres pays, car l’enseignement diffère d’un pays à l’autre et je ne sais pas comment sont formés les différents enseignants dans le monde. Je sais que dans ma formation, on nous a bien mis en garde contre certaines dérives donc je parlais vraiment de mon expérience.
Une fois encore, je réponds juste pour bien préciser certains points qui apparemment n’était pas clair. Ton commentaire, loin de me déranger, m’a au contraire réjoui car tu soulignes des points pertinents qui, bien qu’ils diffèrent des miens sur certains aspects, sont expliqués posément et sans agressivité. Merci beaucoup pour tes remarques constructives : c’est par la discussion et le débat courtois qu’on apprend de ses erreurs et qu’on devient meilleur ^^

C’est un manga que je vais définitivement acheter. Bien que je trouve que la chronique en dit beaucoup, elle met au moins les choses au clair et j’ai aussi bien hâte d’en découvrir plus en le lisant. J’aime bien le fait aussi que ce soit une série courte, ça fera moins mal au portefeuille =)

Merci pour la chronique !

J’ai beaucoup aimé ta critique TimJo, que j’ai pris soin de lire après m’être procuré le tome et l’avoir dévoré ! Je la trouve relativement juste, et tu as réussi à dépeindre, selon moi, les principales interactions et leur impact sur le lecteur.

Et, si je comprends la place du professeur dans les moins, je pense comme toi qu’il est nécessaire à l’histoire. Justement, il est là pour accentuer toute cette cruauté que tu évoques, qui se dirige d’abord contre Shoko, puis contre Shoya.

Mon seul vrai regret dans ce premier tome, outre « l’absence » de Shoko (ou son silence, haha), c’est aussi un cantonnement au synopsis. Bon, il est un peu long aussi, ce synopsis, mais quand même. J’aurais voulu que l’auteur introduise plus d’éléments pour la suite. Après c’est un mini-regret, et ça ne nuit pas vraiment à la lecture du tome. C’est juste que je veux déjà la suite :stuck_out_tongue:

J’ai vraiment adoré ! En tant que malentendante j’étais à moitié emballée et en fait j’ai tout de suite accroché! Ça m’a rappelé pas mal de mauvais souvenirs mais j’ai hâte de lire la suite ^^

Le truc, c’est que j’ai aussi de la sympathie pour lui à ce stade de sa vie, mais je trouve qu’il ne faut pas excuser ce genre de comportement avec trop de compréhension non plus, et ne pas chercher à relativiser ses actes par rapport à ceux des autres. Maintenant oui, je comprends totalement qu’on ressente de la sympathie pour Shoya (heureusement, c’est le protagoniste principal de l’histoire, plus que Shoko, qui n’est en réalité qu’un vecteur pour lancer son histoire), mais vu que le ton de l’histoire sonne vraiment réaliste et authentique, j’ai plus de mal à lui “pardonner” ou à avoir de l’indulgence pour ses actions quelque part.^^ Du moins avant qu’il ne cherche à se repentir.

Je l’ai très bien compris et tu as totalement raison sur les points que tu développes (comme le fait qu’il contredit sa collègue devant les élèves et non pas en privé), mais d’un point de vue scénario, je ne voyais pas en quoi il devait aller dans les moins, puisque sa présence est nécessaire pour enfoncer le clou dans le cercueil de solitude et de tourment de Shoya. Je crois que en voyant le prof dans les moins, j’ai eu l’impression que tu y voyais quelqu’un “d’irréaliste” ou exagéré, alors que ce genre de choses arrivent tous les jours, :wink: (malheureusement) et que de mon point de vue, la question de la nationalité de l’enseignement importe peu, puisque la mission doit rester la même quoi qu’il arrive, ce qui est d’ailleurs ton propos également.

Et je ne remets absolument pas ton opinion en question, sois-en sûr, vu qu’elle est parfaitement argumentée à la fois d’un niveau ressenti et plus objectif. Et c’est justement parce qu’elle est bien argumentée qu’il m’est plus facile de dire ce avec quoi ma vision diffère de la tienne, forcément. :wink: Ce n’est absolument pas une question de qui a raison et qui a tort.^^

Après il faut garder à l’esprit que cela reste un manga et que la réalité qui y est décrite, quoique inspirée de la nôtre, n’en reste pas moins une réalité exacerbée dont le but est de véhiculer non pas une vérité mais un message.

Je pense également que lorsque TimJo écrit : “du moins selon les critères français”, je pense qu’il fait référence au système de valeur et à la culture en général. Je ne prétends pas connaître la société nippone dans le détail, mais je sais qu’il s’agit d’une société holiste (une société dans laquelle l’individu n’a pas d’existence propre, chaque individu devient une personne grâce au groupe auquel il est rattaché).

Du coup, contrairement à notre société individualiste (pas dans le sens péjoratif), cela impacte nécessairement les comportements. Etant moi-même très proche du milieu de l’enseignement secondaire, je constate quand même que sur les dix/vingts dernières années, la différence à l’école est de mieux en mieux tolérée par les élèves (je ne parle pas des établissements difficiles). Je ne suis pas sûr que ce soit le cas au Japon.

Enfin, lorsque tu dis que peu importe la nationalité de l’enseignement, la mission reste la même, oui et non (de mon point de vue). Car si fondamentalement la mission reste effectivement la même, il reste que la manière de l’appréhender diffère à mon avis énormément. A fortiori dans des systèmes de valeurs aussi différents. Mais après, j’estime que tu es la mieux placée pour juger !

Pour ma part j’ai eu beaucoup d’ampathie pour le personnage de Shoko. Comment ne pas etre effacée quand on débarque dans une nouvelle école avec son handicap et accessoirement une mere comme la sienne ?
C’est plutot l’inverse qui qui n’aurait pas collé avec le personnage, qui malgré cela, fait preuve d’une grande volonté pour s’integrer.

En ce qui concerne Shoya, je pense qu’il est bien responsable de ce qu’il lui arrive et tout l’interet est dans la recherche de la redemption. (enfin c’est ce que j’espere, vu que le tome ne laisse presque rien filtrer du présent)