Chronique : Poison City T.1

Découvrez la dernière oeuvre en date de Tetsuya TSUTSUI

 

[Lire l'article sur Manga Sanctuary](http://www.manga-sanctuary.com/news/20081/chronique-poison-city-t-1.html)

Belle chronique, ça donne envie de se laisser tenter ! Par contre tu dis “Il aurait peut-être mieux valu que l’explication en fin de tome soit placée au début pour renforcer le réalisme du récit”, c’est évidemment un point de vue qui se défend mais je sais que dans mon cas, je pense que le choix de l’avoir justement mise à la fin permet de prendre du recul sur ce qu’on vient de lire tout en ayant en tête notre propre vision.

En fin de compte, là où tu dis que ça permettrait de rendre le récit plus réaliste, je te suis, mais je me demande si ce n’est pas justement l’inverse qui est recherchée ? Je pense que ça permet de lire l’histoire en tant que telle, et d’ensuite avoir la clé pour comprendre la motivation, ce qui permet d’avoir une double lecture.

Si tu commences par lire une oeuvre en ayant déjà en main toutes les clés, il est extrêmement difficile (et je sais de quoi je parle) de s’en détacher dans une éventuelle critique. Finalement, dans un tel cas ton avis se retrouve fusionné à celui de l’auteur et ce n’est plus vraiment le tient. C’est le piège mortel dans lequel beaucoup d’étudiants en droit tombent dans les premières années (peut-être aussi dans d’autres domaines évidemment) et qui amène au plagiat.

Bon j’extrapole (comme d’habitude XD) car les enjeux ne sont évidemment pas les mêmes mais c’est l’idée qui compte ! Enfin après, c’est également beaucoup une affaire de goût ! C’est juste que, je l’aurais effectivement mentionné, mais peut-être pas dans les points négatifs.

(j’ai envie de dire, tout ça pour ça XD)

J’avoue que comme je n’avais rien à mettre dans les points négatifs, j’ai mis ce petit détail car au final cela m’a un peu dérangé mais c’est totalement subjectif car comme tu le dis, cela peut être une qualité comme un défaut.

En fait pour ma part, lire l’explication de fin de volume avant de démarrer la lecture n’aurait pas eu pour conséquence d’influencer mon point de vue puisque dans le cas précis de ce manga, l’opinion de l’auteur est déjà très clairement exposé dès le début de l’œuvre et tout au long de celle-ci. On ne peut pas s’y tromper. Du coup, quand on lit ce manga, on ne sait pas s’il existe réellement des comités de censure tels que ceux qui ont été exposés. On ne sait pas si ce qu’on lit est de la science fiction ou une anticipation basée sur des faits réels. En gros, si on loupe l’explication de fin de tome, on croit juste à une extrapolation de ce que pourrait être la censure dans les quelques années à venir sans penser qu’en fait, on en prend déjà le chemin.

D’accord, effectivement je n’avais pas compris ça comme ça ! Mais pour le coup, ce que tu dis est effectivement légitime.

Très bonne chronique pour l’oeuvre d’un auteur dont j’apprécie énormément le travail. Qui plus est, ici, l’histoire est aussi en rapport avec le vécu de Tetsuya Tsutsui (censuré au Japon), ce qui rend l’ensemble très intéressant lorsque l’on connait le parcours un peu spécial de l’auteur. Il faut absolument que je me procure cette lecture. Par contre, je ne pense en réaliser une présentation-vidéo qu’à son dénouement…

Skeet, tu parles de vengeance… Je le vois plutôt comme une mise en lumière : Tsutsui montre du doigt un système vers lequel on pourrait aller.

L’auteur en profite pour parler de titres à la mode :

Tori.

Il fait référence à quel titre dans la bulle de gauche ?

Aku no hana (les fleurs du mal).

Tori.

Merci Tori. :wink:

@Tori : oui je suis aussi d’accord avec ça puisque je le dis également dans ma chronique. Je voulais simplement dire que répondre à cette censure via un autre manga était la meilleure des réponses.

Sympa cette chronique. Tetsuya Tsutsui est un de mes mangaka préféré,donc bien évidemment ce manga finira entre mes mains…

Très bonne chronique!
Comme tu le dis, c’est un manga qui est vraiment d’actualité! Les enjeux ne sont pas les mêmes, mais grâce à ce manga, on peut donner à réfléchir aux jeunes qui n’ont peut-être pas tous bien compris ce que “censure” et “liberté d’expression” veulent dire (je parle par expérience, étant professeur en collège ZEP).
Je voulais voir exactement le traitement qu’en ferait Tsutsui (même si je n’avais pas trop d’inquiétude). Maintenant que c’est fait, je vais en effet le conseiller fortement à mes élèves et à la documentaliste, car je pense qu’il faut que “Poison City” soit à la portée de tout collégien et lycéen.