Chronique : Poison City T.2

Skeet vous parle de la conclusion de ce dyptique engagé

[Lire l'article sur Manga Sanctuary](http://www.manga-sanctuary.com/news/22367/chronique-poison-city-t-2.html)

"Poison City est une fiction qui fait froid dans le dos"
c’est exactement ça, surtout quand en tant que lecteur on a du mal à savoir ce qui est exagéré par l’auteur ou non, du coup le mieux c’est vraiment le lire en prenant un maximum de choses au premier degré (avec un certain recul quand même) et là ça met une grande claque.

Jolie chronique !

L’audience publique qui est le “climax” du tome est vraiment bien décrite, on a même parfois envie de prendre la défense ou de venir au secours de ce pauvre Mikio, complétement acculé et incrédule face au déroulement des événements qui le dépassent très vite, et cette fin, waouh.
J’ai eu l’impression que dans ce tome plus encore que dans le précédant Tetsuya Tsutsui est encore plus virulent et intransigeant envers la censure et les censeurs, et ne laisse à aucun moment le lecteur douter ne serait-ce qu’ un instant penser que c’est un mal nécessaire, mais sans forcement prendre le lecteur en otage, c’est juste que le perso de Mikio ( et l’autre auteur celui d’Innocence) dégage forcément plus d’empathie.
Un très bon titre à posséder, et pas uniquement que pour les fans Tetsuya Tsutsui.

"Il essaie de présenter les choses de la manière la plus objective possible, comme on le ferait dans une dissertation de philo : thèse, antithèse et synthèse."
Alors là, je suis complètement d’accord :slight_smile: Même si le but de Tetsuya Tsuitsui est de démontrer l’absurdité d’un système, certains arguments de la commission ne paraissent pas si débiles que ça…
Au final on se rend compte que tout n’est pas blanc ou noir et que malgré tous nos efforts pour avoir un système parfait, on sait bien que cette perfection n’existe pas et qu’il y aura toujours des mécontents ou des victimes. Ce manga est vraiment réaliste, il dépeint bien notre société (surtout japonaise) et toutes ses ambiguïtés.
La fin aussi m’a paru très juste. J’avais un tout petit peur de la fin, pas que Tetsuya Tsuitsui m’ait déjà déçu mais ce genre de “dystopie” (si on peut qualifier ça comme ça) et de dénonciation ciblée a tendance à se terminer sur une fin pas rose mais presque et un peu moralisatrice. Cette fin-là, sans échapper à ce schéma, reste parfaitement crédible.

En résumé, j’ai juste adooooré ce two-shot <3 Du réalisme, la liberté d’expression, une société aux multiples visages… Du Tetsuya Tsuitsui quoi!

Très bonne chronique. Je vais me prendre la série du coup. Merci ^^

Et encore, c’est modifié par rapport à la prépublication japonaise…
Il y a quelques cases différentes dans le dernier chapitre :
Comparez ces trois pages aux dernières pages du volume :

http://i.imgur.com/kDu200l.jpg


http://i.imgur.com/50lIuOw.jpg

Dans la version française, on ne voit pas Mikio se faire raser le crâne, par exemple.

Tori.

Merci Tori pour les pages c’est vrai que c’est intéressant de voir les différences.
Le rasage de crane, les outils chirurgicaux, le “mad scientist”, ça donne le ton en effet o_O , et la case d’après où Mikio est assis sans visage, ni cheveux sous intraveineuse complétement apathique ( limite déshumanisé même ) est vraiment forte, mais j’aime bien celle de la version française, même si elle parait du coup un peu plus “soft/sage” le message n’en reste pas moins puissant à mes yeux.