CITADEL (Ciaran Foy)

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[quote]DATE DE SORTIE PREVUE

26 octobre 2012 (UK)
Indéterminée (France)

REALISATEUR ET SCENARISTE

Ciaran Foy

DISTRIBUTION

James Cosmo, Aneurin Barnard, Wumi Mosaku…

INFOS

Long métrage irlandais
Genre : horreur
Année de production : 2012

SYNOPSIS

Un jeune père de famille, agoraphobe suite à l’agression de sa femme, s’associe avec un prêtre afin de sauver sa fille des griffes d’une bande de sauvages tordus et ultra-violents. Pour se libérer de ses peurs, il va devoir affronter ses démons et pénétrer dans le lieu qui l’effraie le plus au monde : la Citadelle.[/quote]

Horreur, les mômes de Chromosome 3 sont de retour!

[size=85]De vrais délinquants, qu’on aurait dû repérer dès la maternelle.[/size]

Ah tiens, y avait un sujet sur ce film…
Je l’ai vu, et j’ai surtout été étonné par l’acteur, Aneurin Barnard, qui compose un personnage de jeune entre deux âges, complètement halluciné. Avec son visage à la Elijah Wood, ses grands yeux fragiles et exorbités, et son physique d’éternel mioche battu, il propose un personnage paranoïaque, apeuré, en qui soudain surgit une énergie mal maîtrisée.
Et il commence à faire son chemin, ce jeune homme.
À part ça, le film renoue avec un discours social, et c’est intéressant. L’horreur qu’on dira “surnaturelle” est greffée à l’horreur sociale des banlieues d’immeubles que les bus ne desservent que le jour. L’intrusion est elle aussi polysémique, c’est celle des enfants monstres, mais aussi des services sociaux.
Bref, on revient à cette horreur dénonciatrice d’un abandon par la société d’une partie de sa population (si ça rappelle le sous-texte de Massacre à la Tronçonneuse, c’est pas innocent). Sauf que là, c’est la ville, ses poches cancéreuses, ses murs croûteux…
Et la caméra joue à fond sur les couloirs, les symétries, les profondeurs, les étages qui se ressemblent. Les cadrages sont d’une sobriété angoissante, le contraire d’une mise en scène “décorative” comme le définit Photonik. Je me dis qu’il pourrait trouver de grandes qualités à ce petit film. Pour ma part, la sécheresse du style (auquel je ne suis naturellement pas sensible) est sans doute pour beaucoup dans l’impact qu’il a eu sur moi.
Je l’ai vu il y a quelque temps, et j’ai pas tous les détails en tête, mais il me semble qu’en plus le film se paie le luxe de ne pas être totalement résolutif, laissant des tas de choses inexpliquées.
Le final, plus musclé, déjoue les attentes des action movies, et manipule des images assez proches de ce qu’on peut voir dans le très éprouvant Creep, de Christopher Smith, sorti en 2005 (et qui me donne encore des sueurs froides). Ça touche à des tabous, du refoulé de la société, ça renforce encore le discours social.
Bref, un petit film, pas entièrement satisfaisant, mais qui cogne comme il faut. Pas inintéressant.

Jim