COMING OF THE SUPERMEN #1-5 (Neal Adams)

Lors d’une interview avec le site Pensacom, le dessinateur vétéran Neal Adams a déclaré qu’il s’occupait d’un projet titré Superman: The Arrival of the Supermen pour le compte de DC Comics.

Son dernier travail pour l’éditeur remonte à plus de deux ans. Il s’agissait de la conclusion de l’abracadabrant Batman: Odissey, une saga en deux volumes où un Bruce Wayne relativement nu raconte sa vie non moins abracadabrante aux lecteurs sans aucune notion de temps ou semblant d’intrigue.


[size=85]Ci-dessus, une sketch de Superman réalisé en 2013 par Neal Adams[/size]

[quote=“Neal Adams”]Nous avons quelques “Supermen” qui arrivent sur Terre ce qui, à mon avis, amènerait n’importe quel Superman à se poser des questions puisqu’il semble qu’il est l’unique Superman. Ainsi débute notre histoire.

Il y aura beaucoup de personnages d’Apokalips et de New Genesis, cette contribution de Jack Kirby que les autres créateurs semblent soit ignorer soit détériorer et à laquelle je vais me frotter. J’espère ne pas être le mec qui continue de merder avec l’héritage de Jack Kirby.[/quote]

Liens
Le site de l’éditeur: dccomics.com
Le site de l’artiste: nealadams.com

Mouais…comme beaucoup, j’ai longtemps été fan de Neal Adams…mais c’était avant…

Alors j’ai pas lu.
Mais formulé comme ça, ça donnerait presque envie.
Presque.

Jim

Lors du SDCC, l’artiste vétéran Neal Adams a officialisé son projet de crossover entre Superman et les New Gods sous le titre Coming of the Supermen. Il s’agit d’une mini-série en 6 numéros qui voit l’homme d’acier former une équipe de surhommes à New Krypton (ex-Kandor) pour affronter Darkseid et ses sbires.

The Coming of the Supermen #1 débarque en février.

http://imageshack.com/a/img905/5418/er8Rh0.jpg

[quote]SUPERMAN: THE COMING OF THE SUPERMEN #1
Written by NEAL ADAMS
Art and cover by NEAL ADAMS
1:25 B&W Variant cover by NEAL ADAMS
On sale FEBRUARY 3 • 32 pg, FC, 1 of 6, $3.99 US • RATED T
Retailers: This issue will ship with two covers. Please see the order form for details.
From legendary writer/artist Neal Adams comes a threat so epic it will take more than one Man of Steel to handle it in this new 6-issue miniseries!
As Darkseid and the hordes of Apokolips lay waste to the world, even Superman is overwhelmed—but not for long, as three heroes from the miniaturized city of Kandor emerge at full size, armed with all the vast powers of Kal-El, ready to become the new Supermen!
This battle of titans also features the machinations of Lex Luthor, plus fan favorites Jimmy Olsen and Lois Lane aiding in the fight for Truth, Justice and the American Way.[/quote]

[quote]The question is, can I read your mind and give you the Superman that you want? [Laughs] When I first did Batman and sort of revolutionized Batman, everybody said, “This is the way Batman ought to be!” They didn’t want him the way that he was depicted in the television show. “Neal Adams has created Batman!” No, I didn’t. It was the same old Batman that everybody forgot. His cape flows, and he goes around at night. He’s Batman. Hello! It’s just that [at the time] nobody seemed to know what Batman was anymore.

I’m not saying DC Comics has lost their vision of Superman, but he does seem to be flying off the mark in different directions. I liked what Joe Shuster and Jerry Siegel did with Superman: Superman! [/quote]

[size=150]INTERVIEW DE L’ARTISTE NEAL ADAMS[/size]

[quote]SUPERMAN : COMING OF THE SUPERMEN #1
(W/A/CA) Neal Adams

From legendary writer/artist Neal Adams comes a threat so epic it will take more than one Man of Steel to handle it in this new 6-issue miniseries!

As Darkseid and the hordes of Apokolips lay waste to the world, even Superman is overwhelmed-but not for long, as three heroes from the miniaturized city of Kandor emerge at full size, armed with all the vast powers of Kal-El, ready to become the new Supermen!

This battle of titans also features the machinations of Lex Luthor, plus fan favorites Jimmy Olsen and Lois Lane aiding in the fight for Truth, Justice and the American Way.

Item Code: DEC150213 In Shops: 2/24/2016 SRP: $3.99[/quote]

Source : www.comicvine.com

Eh bé…
C’est de l’acharnement, à ce stade.
Je suis assez impressionné par l’entreprise de destruction que représente l’industrie des comics. Le Ditko essoré en fin de carrière, les Chaykin, Sienkiewicz, Neal Adams, Byrne et - dans une moindre mesure - Simonson…
Les mecs se sont plus ou moins perdus en route.

Un peu d’accord avec Sylvain, je n’ai pas l’impression que ce titre va vraiment fonctionner…

Cool, hate de lire ça :slight_smile:

[quote]C’est de l’acharnement, à ce stade.
Je suis assez impressionné par l’entreprise de destruction que représente l’industrie des comics. Le Ditko essoré en fin de carrière, les Chaykin, Sienkiewicz, Neal Adams, Byrne et - dans une moindre mesure - Simonson…
Les mecs se sont plus ou moins perdus en route.[/quote]

Je préfère que DC Comics file du boulot à Neal Adams plutôt que d’apprendre qu’il vient de mourir de dysenterie dans sa caravane.

Surtout que les artistes que tu cites, même s’ils ont développé certains mécanismes avec l’âge, qu’ils ont moins le souci de la planche académique, ils assurent toujours comme le prouvent les pages de Ragnarok, Satellite Sam, Black Kiss ou Triple Helix.

Et ne parlons pas de Keith Giffen qui peut encore en montrer à de nombreux jeunes dessinateurs.

[quote=“Jack!”]
Je préfère que DC Comics file du boulot à Neal Adams plutôt que d’apprendre qu’il vient de mourir de dysenterie dans sa caravane. …][/quote]

:open_mouth:

Neal Adams vit dans une caravane !?

Je pense plutôt que Jack faisait ici un parallèle avec certains anciens grands auteurs, abandonnés de tous, et qui doivent passer des appels à l’aide pour régler des frais d’hôpitaux quand tous leurs recours ont échoué. En ce sens, Jack préfère ainsi que Neal Adams continue de produire, même des pitchs aussi étranges, plutôt que de le voir disparaître dans l’anonymat puis les soucis financiers.

[quote=“Jack!”]

[quote]C’est de l’acharnement, à ce stade.
Je suis assez impressionné par l’entreprise de destruction que représente l’industrie des comics. Le Ditko essoré en fin de carrière, les Chaykin, Sienkiewicz, Neal Adams, Byrne et - dans une moindre mesure - Simonson…
Les mecs se sont plus ou moins perdus en route.[/quote]

Je préfère que DC Comics file du boulot à Neal Adams plutôt que d’apprendre qu’il vient de mourir de dysenterie dans sa caravane.

Surtout que les artistes que tu cites, même s’ils ont développé certains mécanismes avec l’âge, qu’ils ont moins le souci de la planche académique, ils assurent toujours comme le prouvent les pages de Ragnarok, Satellite Sam, Black Kiss ou Triple Helix.

Et ne parlons pas de Keith Giffen qui peut encore en montrer à de nombreux jeunes dessinateurs.[/quote]

Sans doute.
Mais je ne fais pas de jeunisme là. Je regarde juste le matos exposé à la vue de tous. Et il faut être sacrément respectueux des grands anciens pour trouver des vertus à leurs réalisations. On est plus proche du tourisme - eu égard à leur grand talent - que d’une expression non académique. Ou pour dire ça autrement, ils ne se foulent pas et ça se voit.

Après, peut-être que DC et Marvel font œuvre sociale en les embauchant. Très bien, je n’ai rien contre. Mais que cela ne les empêche pas de s’investir pour autant. Il y a infiniment plus de modernité encore aujourd’hui dans les pages des années 70 de Neal Adams que dans la bouillie informe présente, qu’un encrage mochissime et une couleur immonde finissent d’achever.
Il paraît que je suis nostalgique. Ben non. Ce que tu appelles “mécanismes”, j’appelle ça “usure”. Adams enquille les cases. Il ne compose pas.

Je modère mon propos concernant Simonson qui me semble encore assez fidèle à lui-même, même si progressivement, il semble se diluer sur Ragnarok. Mais les autres…

Oui.
Maintenant, je doute que leurs problèmes se résolvent par la simple signature d’une mini-série.
Si Marvel et DC veulent vraiment aider les auteurs, il y a sans doute des choses plus sensées à faire.

Comme une redistribution plus juste des droits d’auteur, et une reconnaissance de l’impact des auteurs sur la création de personnages populaires.
Cependant, je pense qu’il est moins difficile/cher pour un éditeur de refiler des projets à des anciennes gloires que d’ouvrir la boîte de Pandore… et c’est bien dommage.

[quote=“BenWawe”]Comme une redistribution plus juste des droits d’auteur, et une reconnaissance de l’impact des auteurs sur la création de personnages populaires.
Cependant, je pense qu’il est moins difficile/cher pour un éditeur de refiler des projets à des anciennes gloires que d’ouvrir la boîte de Pandore… et c’est bien dommage.[/quote]

Ben ouais.
Quand on voit comment Marvel a enculé Kirby avec ses planches, ou a obligé Stan Lee - qui lui sait se défendre - à traîner l’éditeur devant les tribunaux, l’évocation de la bonté d’âme des éditeurs ricains me fait sourire.

Alors faut pas généraliser.
Je suis entièrement d’accord avec toi sur l’impression que donne ces planches d’Adams. Cela dit, je ne vois guère de différences entre ça et ce qu’il produisait pour sa boîte Continuity Comics dans les années 1980. Et selon moi, ça fait trente ans que Neal Adams n’est que l’ombre de ce qu’il a été auparavant. Depuis Continuity, surnagent quelques jolies prestations (j’ai pas un souvenir désagréable du récit court consacré aux X-Men et écrit par Whedon, par exemple), mais dans l’ensemble, ce sont des cases chargées, avec des traits de mouvements envahissants, un encrage lourd et des couleurs immondes (chez Continuity, c’était souvent pire).
Simonson, il est à fond dans une démarche qu’il a lancée depuis longtemps, et il maîtrise complètement son sujet. Quant à Chaykin, sur du noir & blanc, il demeure impressionnant. Satellite Sam, c’est assez fort. Alors ouais, au niveau de la thématique et de la narration, c’est une sorte de Black Kiss bis, mais c’est quand même le seul défaut de cette série qui est un beau tour de force pour un auteur de cet âge.
Byrne a ses raccourcis, ses facilités, et il en devient soporifique à cause de ça (et il semble s’être grillé auprès des deux majors). Mais j’avoue que s’il ne me passionne plus du tout, je trouve quand même ses récits agréables à suivre. Et j’aimerais qu’il sorte de sa bouderie (“je fais mes collages et laissez-moi tranquille”) et qu’il reprenne le chemin de la planche à dessin.
Au final, l’un de ceux qui a le mieux vieilli, c’est Pérez. Certes, son style est figé dans son expression de 1986, mais il a su quand même proposer un graphisme qui lui a valu du boulot jusque de nos jours, sans paraître daté.
Et après, j’aime bien Starlin, aussi. Même s’il dessine nettement moins bien qu’au début, il a toujours une narration soignée. Et lui, dans une interview récente, disait qu’il était financièrement dans une situation où il pouvait se permettre de travailler sur des projets à lui. Alors c’est quoi ? Il a payé le crédit de la maison et les études des enfants ? C’est peut-être ça, aussi, le truc. Être parvenu à une étape de la vie où l’on n’est plus affamé. On peut alors se relâcher un peu, s’éclater, en s’en foutant du regard des autres.

Jim

Oui, Jack songeait sans doute à Bill Messner-Loeb qui vivait dans une caravane ou un mobile-home à un moment. On peut également songer à Bill Jaaska, qui est mort dans la misère, dans une chambre d’hôtel. J’ai cru comprendre que sa demi-sœur a appris son existence à l’occasion de ce tragique décès.
La condition des auteurs de BD (et pas qu’eux) en Amérique est sans pitié.

Jim

[quote=“Jim Lainé”]

Alors faut pas généraliser.
Je suis entièrement d’accord avec toi sur l’impression que donne ces planches d’Adams. Cela dit, je ne vois guère de différences entre ça et ce qu’il produisait pour sa boîte Continuity Comics dans les années 1980. Et selon moi, ça fait trente ans que Neal Adams n’est que l’ombre de ce qu’il a été auparavant. Depuis Continuity, surnagent quelques jolies prestations (j’ai pas un souvenir désagréable du récit court consacré aux X-Men et écrit par Whedon, par exemple), mais dans l’ensemble, ce sont des cases chargées, avec des traits de mouvements envahissants, un encrage lourd et des couleurs immondes (chez Continuity, c’était souvent pire).
Simonson, il est à fond dans une démarche qu’il a lancée depuis longtemps, et il maîtrise complètement son sujet. Quant à Chaykin, sur du noir & blanc, il demeure impressionnant. Satellite Sam, c’est assez fort. Alors ouais, au niveau de la thématique et de la narration, c’est une sorte de Black Kiss bis, mais c’est quand même le seul défaut de cette série qui est un beau tour de force pour un auteur de cet âge.
Byrne a ses raccourcis, ses facilités, et il en devient soporifique à cause de ça (et il semble s’être grillé auprès des deux majors). Mais j’avoue que s’il ne me passionne plus du tout, je trouve quand même ses récits agréables à suivre. Et j’aimerais qu’il sorte de sa bouderie (“je fais mes collages et laissez-moi tranquille”) et qu’il reprenne le chemin de la planche à dessin.
Au final, l’un de ceux qui a le mieux vieilli, c’est Pérez. Certes, son style est figé dans son expression de 1986, mais il a su quand même proposer un graphisme qui lui a valu du boulot jusque de nos jours, sans paraître daté.
Et après, j’aime bien Starlin, aussi. Même s’il dessine nettement moins bien qu’au début, il a toujours une narration soignée. Et lui, dans une interview récente, disait qu’il était financièrement dans une situation où il pouvait se permettre de travailler sur des projets à lui. Alors c’est quoi ? Il a payé le crédit de la maison et les études des enfants ? C’est peut-être ça, aussi, le truc. Être parvenu à une étape de la vie où l’on n’est plus affamé. On peut alors se relâcher un peu, s’éclater, en s’en foutant du regard des autres.

Jim[/quote]

Pérez et Alan Davis (du moins jusqu’à récemment), ce sont des exceptions.
Ils ont très longtemps conservé une fraîcheur impressionnante.
Sur Chaykin, j’ai un regard nettement moins bienveillant que toi. Pareil pour Starlin, mais pas pour les mêmes raisons.
Les qualités graphiques, sauf maladie, paresse ou grande lassitude, ça ne se perd pas.