CORTO MALTESE t.1-15 (Hugo Pratt et ses successeurs)

Discutez de Corto Maltese

«Je ne suis pas choqué à l’idée que quelqu’un puisse un jour reprendre “Corto Maltese”» - Hugo Pratt.

C’est exactement vingt ans après la mort de son créateur, le génial Hugo Pratt, et près de vingt-trois ans après sa dernière aventure (MU, la cité perdue - 1992) que paraitra le trentième album du marin charmant, souvent insolent, grâce aux efforts conjugués du scénariste Juan Diaz Canales (Blacksad) et du dessinateur Ruben Pellejero.

Cet album bénéficiera d’une sortie simultanée en France, en Italie, en Espagne et aux Pays Bas dans le courant du mois d’octobre 2015.

Lien
Le blog du dessinateur: www.rubenpelle.blogspot.fr

Il me semblait bien avoir vu l’année dernière au festival de la BD de Gradignan une expo d’un dessinateur espagnol avec beaucoup d’illustrations de Corto Maltese. Je comprends mieux pourquoi maintenant.

Voila une nouvelle qui est géniale!

Voici une première page de la nouvelle aventure de Corto Maltese, sous-titrée Sous le Soleil de Minuit, publiée dans le journal Le Figaro:

http://imageshack.com/a/img633/5585/PZEUPT.jpg

Source: www.bleedingcool.com

En attendant cette sortie Casterman réédite encore une fois les aventures de Corto. Les 3 premiers sont déjà en vente.
couleurs, couverture rigide, pas d’annexe, 19.95€ cela sent malheureusement l’édition cheap.

La critique de Corto Maltese T.13 (Réédition - Casterman BD) par vedge est disponible sur le site!

Lire la critique sur BD Sanctuary

Il faudrait corriger les auteurs sur la fiche de ce volume car il est attribué à Hugo Pratt… OK en créateur original, mais pas en scénariste et en dessinateur.

ginevra

La critique de Corto Maltese T.13 (Réédition NB - Casterman BD) par ginevra est disponible sur le site!

Lire la critique sur BD Sanctuary

Sous le soleil de minuit se déroule à un carrefour spatio-temporel si je puis dire, celui de la ruée vers l’or et celui de la Première guerre mondiale.
Un contexte que Juan Díaz Canales & Rubén Pellejero s’approprient de main de maître.
Hugo Pratt aurait dit qu’il trouvait naturel que son personnage vive des aventures après lui, et pour ma part je trouve qu’il est entre deux bonnes paires de mains pour celle-ci.

C’est d’autant plus réussi que les auteurs de ce 13ème tome n’avait paraît-il aucun cahier des charges d’imposé ; cela dit, il semble cependant qu’un contrôle rigoureux a été mis en place tout au long de la réalisation de ce magnifique album.
Comme on dit : “la confiance n’exclue pas le contrôle”. -_ô]

Sous le soleil de minuit est une aventure contemplative qui néanmoins captive et qui n’est pas avare de retournements de situation, ni d’action. Corto y est tel qu’en lui-même, ce qui n’était pas gagné d’avance.
Chose assez rare, l’édition en noir et blanc et aussi réussie que celle en couleur (et inversement).
Et ne boudons pas notre plaisir, le lettrage est fort réussi lui aussi, d’autant que l’éditeur précise qu’il est manuscrit, et l’oeuvre de Philippe Glogowski.

Sur mon blog (Ici je suis ailleurs) je développe mon avis et j’y ai ajouté un entretien entre Hugo Pratt & Numa Sadoul qui date de 1976.
Alors si le cœur vous en dit : Pour en savoir +.

Bonne lecture !

Mouais je suis quand même moins convaincu et enthousiaste que le camarade Dada, mais je tente d’expliquer pourquoi en musique par là:

:arrow_right: bobd.over-blog.com/2015/10/l-eternel-retour-sous-le-soleil-de-minuit-vs-moby-dick.html

Arte propose en replay le documentaire Hugo Pratt, trait pour trait de Thierry Thomas jusqu’au 1er septembre:

[quote]*De l’oeuvre d’Hugo Pratt émergent quelques mots clés, indissociables de sa vie : voyage, aventure, érudition, ésotérisme, mystère, poésie, mélancolie… et bien sûr, Corto Maltese, son héros et son double, qui l’a imposé comme l’un des plus grands noms de la bande dessinée. Venu au monde en Italie en 1927, mort en Suisse soixante-huit ans plus tard, Hugo Pratt, né sans H et avec un seul T, grandit dans l’ombre d’un père fasciste qui l’emmène très jeune dans une Éthiopie occupée par les forces mussoliniennes. L’adolescent en retire une fascination pour les grands espaces africains, bientôt suivie d’un irrésistible attrait pour le monde indien. Le point de départ d’une existence faite de voyages, de succès, de conquêtes, de rares échecs aussi, et marquée par sa vénération pour le dessinateur américain Milton Caniff, son maître absolu.

Ce documentaire part sur les traces d’Hugo Pratt à Venise, où il a passé son enfance, mais aussi en Afrique, en Argentine, en Amazonie, au Brésil, à Londres, Gênes, Paris et Lausanne - autant de lieux qui ont forgé sa personnalité hors norme. Celle d’un amoureux de la vie au physique imposant et au verbe fort. Des archives inédites permettent également de voyager aux côtés de Pratt et de l’entendre évoquer ses souvenirs. Une vie d’aventures, guidée par le hasard et l’imprévu, qui a marqué le début d’une nouvelle ère de la bande dessinée.* [/quote]

Merci de l’info, Benoît

De rien. :wink:

Un classique.

Jim

Sortie aujourd’hui du tome 1 de la collection TOUT PRATT au prix de 1,99 EUR (Altaya).

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Tiens, je n’ai pas vu ce numéro 1… J’ai vu celui de la collection Lucky Luke, en revanche.

Tori.

Bon, ça, je fais pas. Parce que sinon, j’ai plus rien à lire chez mes beaux-parents et puis un premier tome qui n’est pas une histoire entière, c’est trop frustrant !

Je constate que c’est une collection “Hugo Pratt” et non une collection “Corto Maltese”…

Tori.

Voui, mais le dos du carton ne m’a pas semblé donner beaucoup d’informations sur le contenu. Et sachant que les albums de Casterman sont découpés en plusieurs tomes de cette collection, je crois qu’on peut facilement atteindre la vingtaine de numéros sans quitter le bon Corto.

Jim