CRITIQUE Brothers volume 2

La première moitié de ce deuxième tome voit Kyo-Kyo et Shun-Shun en proie au doute: Anko est-elle réellement leur soeur ? Non sans humour, et toujours avec pudeur et légèreté, la réponse à cette question est donnée, mais laisse des doutes aussi bien aux deux frères qu’aux lecteurs.
La seconde moitié du tome s’éloigne de tout cela, pour s’attarder sur des personnages secondaires intéressants, notamment le mystérieux Kai, qui semble avide de vengeance envers Kyo-Kyo. Nos triplés seront également amenés à héberger Kiriko, un drôle de personnage dont on ne sait pas trop s’il s’agit d’un garçon ou d’une fille, et qui s’avère être le (la) petit(e) ami(e) d’Amakawa.
De plus, ces deux-là semblent avoir un lien avec Kai. Les principaux éléments sont déjà donnés sur tout cela dans ce tome. Bien entendu, l’amour que porte les deux frères à leur soeur est toujours au centre de l’histoire, mais semble moins présent.

On peut noter une certaine maladresse de la part de Sho-u Tajima dans les dessins, mais étant donné que Brothers date de ses débuts et que c’est le manga qui l’a révélé au grand public, on lui pardonne facilement. Et il est intéressant de constater que le trait, finalement, se rapproche déjà de MPD Psycho.
La narration est également un peu maladroite, mais cette impression est sans doute due à quelques tournures de phrases assez lourdes dans la traduction de l’édition de Glénat.

Mais qu’importe, Brothers est une oeuvre de jeunesse sincère et plaisante à suivre, et l’accroche du tome 3 en fin de volume promet une suite particulièrement intéressante.