CRITIQUE Gantz volume 1

Kei Kurono est un adolescent hédoniste. Il mène une vie somme toute assez classique jusqu’au jour où sur le quai de la gare, il est témoin comme beaucoup, de la chute d’un clochard sur les rails. Tout le monde s’esclaffe mais personne ne se bouge le postérieur… sauf Masaru Kato, un jeune homme au style racaille japonaise qui s’avère être un vieux copain d’enfance. Ce dernier descend sur les rails. Il reconnaît alors notre ami et lui demande de l’aide. Mentalement Kei n’en a rien à foutre, mais son corps bouge tout seul et rejoint Masaru. Ils sauvent le clochard mais le train arrive, et ils se font éclater de toutes part. Les membres sectionnés, la tête arrachée, ils meurent en héros, sous les cris d’horreur de l’assistance…
Pas si mort que ça : ils réapparaissent comme par magie dans un appartement ! Une étrange sphère noire trône au centre de la pièce. Autour de celle-ci, 7 personnes et un chien. Ces gens devaient, eux aussi être morts… Après une brève présentation, la sphère s’ouvre : des armes, des combinaisons et un message : Tuez l’homme poireaux ». Stupéfaits, notre bande de « morts-vivants » disparaît pour réapparaître dans la rue. Pensant à un tournage TV, presque tous jouent le jeu, cherche puis trouve l’individu poireaux. Ils l’assassinent. Alors que nos amis se demandent si c’est un extra terrestre, un autre homme poireau bien plus balèze arrive…

Que dire ?!
Graphiquement, c’est vraiment très propre. La seule demoiselle du groupe est, évidemment, très bien proportionnée…petit malus, les contours des visages quand les personnages sont de côté.
Scénaristiquement, c’est le flou total pour le moment ! La « mise en bouche » est particulière mais néanmoins accrocheuse.
L’ambiance et l’esprit de ce manga sont tellement atypiques que l’on est vraiment curieux de voir comment les choses vont évoluer…
Ce manga joue sur l’ambiance et il ne se passe pas grand-chose (pour le moment). Malgré l’épaisseur du tome, celui-ci se lit très rapidement.
Sceptique mais terriblement curieux, je verrais bien comment cela évolue.

PS : S’adresse à un public averti.

Sans vouloir remettre en cause l’identité scénaristique de Gantz, je trouve pour ma part que le dessin -travaillé sur ordinateur- est bien trop lisse. Et est susceptible de ne pas plaire à tout le monde… Disons qu’il peut participer à l’ambiance de l’oeuvre, dans une certaine mesure. Personnellement, le style graphique a lui seul m’a quasiment rebuté; ce qui reste très rare.

Tu fais bien de soulever ce point que j’ai zappé. En effet c’est travaillé par ordi.