Critique Overlord 1

[Lire l'article sur Manga Sanctuary](http://www.manga-sanctuary.com/news/27389/critique-overlord-1.html)

Merci pour la chronique Niwo, je ne suis pas attirée par le LN mais là tu m’as carrément donné envie d’essayer ^^

Merci Snoopy ^^. Tu devrais tenter, moi c’est mon premier LN, de base je lis + des romans fantastiques ou romances paranormales ^^.

Mais je dois avouer qu’Overlord est particulièrement bien foutu :smiley:

@snoopy: si je peux te filer un conseil, va quand même lire l’extrait proposé en ligne sur le site parce que le niveau d’écriture simpliste peut rebuter même si histoire intéressante et vu le prix faudrait pas que tu sois déçue^^

Déesse, je trouve pas que ce soit simpliste. Du moins, par rapport au public visé.
Certes, on est loin d’une écriture très très profonde mais vu le type de lecture, ce serait abusé… Un ado déchanterait vite je pense ^^.

Mais la construction des phrases et le vocabulaire employé, je les ai trouvés tout à fait appréciables.

@Niwo: pour avoir lu l’extrait et feuilleté d’autres LN, je maintiens mon opinion. Je suis d’accord que la collection Ofelbe est destiné à un public jeune mais je tenais juste à prévenir snoopy pour pas qu’elle déchante justement. Je ne sais pas pour vous mais je suis bien plus exigeante avec un format roman qu’avec un manga. Et j’avoue avoir été déçue en découvrant le style (non style en fait) des auteurs parus chez Ofelbe. (c’est d’ailleurs pour cela que désormais je mets ce format dans la même case que les mangas et que du coup, prix y tout y tout… :p)
Après à chacun son opinion mais comme y’a un extrait, mieux vaut aller feuilleter que d’être déçue, tu crois pas ?

PS: Perso ado je lisais Tolkien, R.E Feist, Barjavel, ou des recueils de poésie, alors jeune ou moins jeune, c’est une histoire d’amour des mots , de relation avec les mots et d’expectative. Et de ressenti évidemment^^).

PS: sinon, très bonne critique, on sent bien que t’as adoré et je suis convaincue que tu auras su donner l’envie à bien des lecteurs potentiels :wink:

J’ai été agréablement surprise par le style d’écriture d’Overlord qui je trouve emploie un vocabulaire et des tournures de phrases plus riches que les autres LN lus jusqu’ici. Bon c’est encore loin du niveau de Tolkien hein… Je me demande si c’est pas dû au fait que ce LN est destiné à un public plus âgé (y’a marqué 14 ans + sur la couverture :o).

Déesse, je ne suis pas opposé à ton avis en tant que tel. Y’a toujours mieux, mais faut avouer que le public visé joue énormément sur l’expression, le choix des mots… Jeune (même si je le suis toujours) j’aimais lire aussi des œuvres + complexes, que ce soit dans l’écriture ou dans le sujet traité. Mais voilà, ça reste une minorité qui lit VRAIMENT des livres à l’adolescence, surtout par les temps qui courent où la culture a l’air d’être quelque chose d’horrible : Dans ma classe, même s’ils sont presque adultes, la majorité ne lit pas de bouquins. C’est déplorable dans un sens mais imagine : Un gamin est fan de l’anime d’Overlord et achète le LN pour découvrir la suite… S’il n’est pas habitué à la lecture, il sera très vite lassé. Et même, les gamins en général ne cernent pas forcément toujours le sens des mots, surtout dans un pays où beaucoup de gens s’expriment très mal… Si c’est trop compliqué, ça rebute.

Puis je ne sais pas comment c’est au Japon pour ces LN, mais le niveau d’écriture ne doit pas être génial non plus.

HA[R]u, j’ai trouvé aussi, en comparant avec mes romans d’ado qui traînent dans ma bibli. J’ai été transporté et je pense que ça n’aurait pas été possible avec un style d’écriture plus simpliste.

C’est possiblement lié, en effet. M’enfin encore une fois,tout est relatif.

Tiens, j’ignorais par contre qu’Overlord était destiné à des gamins de +14ans. Euh, je me demande quand même comment ils en sont venus à cette catégorisation ?! Juste parce que c’est plus sombre que leurs autres LN jusqu’ici ?

@Niwo: Au japon, il y a les deux styles pour les LN, même si comme tu le soulignes majoritairement et surtout la tendance actuelle se cantonne à la simplicité.

Pour ce qui est de la génération “smartphone et zéro bouquin”, j’ai toujours trouvé cette excuse facile. D’autant que ce n’est pas forcément les aider que de se mettre à parler et s’exprimer comme eux. Je pense cependant qu’un livre si le sujet est bon, que l’histoire est passionnante, attirera le lecteur, même moyen de base.
Enfin, je tenais cependant à préciser car je pense avoir été mal comprise. Je ne critiquais pas tant le “vocabulaire” employé qui en effet est diversifié dans l’extrait d’Overlord que j’ai lu, que le manque de style de l’auteur. Entendons-nous bien, ce n’est pas parce qu’on va mettre une liste longue des mots les plus recherchés que l’écriture va être bonne. Non, je parlais plus de l’âme de l’écrivain, comme l’âme d’un dessinateur. Dans les LN choisis par Ofelbe, navrée de constater que c’est plat et c’est ce plat ou insipide qui me gêne. Après, je ne remets pas en cause le scénario ou la ligne éditoriale. Je suis simplement une nouvelle fois déçue qu’Overlord, même si vocabulaire enrichi, soit finalement dans la même veine stylistique que les autres. Je conçois que la cible soit jeune mais savez quoi ? j’arrive pas à l’accepter. :stuck_out_tongue:
Et vous savez pourquoi ? Parce que de base le synopsis me plaisait énormément, comme d’autres LN parus chez nous, et que c’était des titres si encensés depuis des années que je m’attendais à du “wouahh” et que j’ai jamais eu le “wouahh”. Voilà, c’est tout, affaire de ressenti.

Sinon, question HS: les catégorisations sur les bouquins de ce genre +12;+14, +6, y’a vraiment des personnes qui choisissent leurs livres ou les livres de leurs enfants de cette manière ? Non je dis cela car personnellement, absolument pas et petite ma maman ne me cantonnait pas aux rayons “mômes” pour m’offrir un livre ou même des jeux de sociétés. En fait je n’aime pas trop ces catégorisations (hormis les livres pornos ou érotiques). Je pense profondément qu’un livre soit disant écrit pour les enfants plaira aux grands si le contenu est “wouah” et qu’un enfant franchira la barrière d’un style différent ou d’abord compliqué si l’histoire le pousse à connaître la suite.^^
(D’ailleurs, c’est vraiment bizarre que des parents s’inquiètent de prendre un livre +14 pour un gosse de 12 quand à côté ces mêmes parents vont absolument pas vérifier leur navigation web ou prêter attention aux jeux vidéos violents avec lesquels ils s’amusent avec les copains. Hein comment cela je râle encore ? oui bon mais osez dire que j’ai tort sur ce point ?^^)

Pour ma part, je déplore le manque de qualité de beaucoup des traductions de mangas (mais je ne blâme pas forcément les traducteurs : je ne sais pas dans quelles conditions ils travaillent)…

Comment savoir si c’est dû aux auteurs ou aux traducteurs, du coup ?

Par exemple, les Guin saga, parus chez Fleuve Noir (dont je trouvais déjà la police trop grande et le papier trop épais… Mais ils coûtaient 9€) avaient une traduction pas terrible, notamment sur les noms propres (je ne me souviens plus si le style était bon, nul ou absent… Je les ai lus il y a longtemps)…

Tori.

@Tori: j’espère que le non style vient de l’auteur et non de l’éditeur. Quand je lis je ressens tout de même le travail du trad qui fait de son mieux.
Non je pense que c’est une volonté d’ Ofelbe de licencier des titres très abordables comme l’a souligné Niwo. Possible aussi que ça les arrange quelque part si leurs traducteurs ne se sentent pas suffisamment à l’aise pour traduire un style plus recherché. J’avoue que j’en sais fichtrement rien. Guin Saga, je ne l’ai pas lu, j’ai lu les douze royaumes sortis y’a longtemps et le style m’avait bien plu. Pourtant, chaque tome n’était pas bien long.

Pour les mangas, au-delà de la trad, c’est l’adaptation qui m’hérisse de plus en plus. Le dernière série en date où j’ai vu noir c’est Pupa.
La petite soeur qui balance des “frangin” à chaque ligne pour parler de son frérot, j’ai voulu lui foutre des baffes. Et cela c’est clairement une volonté de l’éditeur. J’veux dire, c’est du parler bien trop familier, limite chartier. Qu’est-ce que cela leur aurait coûté d’écrire “mon frère” à la place ? Rien. Si ! Mes yeux n’auraient pas pleuré du sang.
Pendant que vous y êtes, mettez du “ouesh” et du langage SMS.
Oh j’ai vu une belle lourdeur de phrase aussi tout récemment dans le t1 d’IM: “Elle m’avait volé ma voix” Me/mon, deux fois dans la même phrase ça a choqué personne au moment de la relecture ? Bon, admettons l’oubli, sauf que tout de suite après on a sa petite soeur: “Elle était sur le point de me prendre mon âme”. Wooooo, arrêtez ça pique lutin !
Donc, voilà, plus ça va, plus l’adaptation fait flipper T_T

Déesse, qu’entends tu par “style de l’auteur”?
C’est vrai que les douze royaumes avaient quelques choses de plus que les LN parus récemment. D’ailleurs, j’aurai plutôt tendance à classer les livres de ce titre dans la catégorie romans que LN. Mais je n’arrive pas à mettre le petit doigt sur la petite différence ?_?

Concernant la catégorisation des LN chez Ofelbe, je me suis posée la même question quand j’ai vu que DanMachi était classé comme un seinen alors que l’histoire est assez enfantine é_é.

Et il ne le faut pas, un public jeune mérite autant d’attention au niveau du style que n’importe quel autre public, si pas plus.
“C’est pour les gosses/ados” afin de justifier la mauvaise qualité d’une oeuvre est une insulte absolue et un prétexte sans queue ni tête pour justifier de la paresse ou un manque de talent, alors que c’est à cet âge que l’exigence devrait être justement plus élevée, afin que ce jeune public partent sur les meilleures bases possibles.

Le vocabulaire peut être adapté mais un bon auteur conserve un style agréable, professionnel et fluide peu importe le public auquel il s’adresse. Roald Dahl (Matilda, le bon gros géant, Charlie et la chocolaterie) s’adresse à un public jeune et adapte son vocabulaire mais conserve un vrai style littéraire reconnaissable dans ses histoires. Pareil pour un Lemony Snicket dans sa série “A Series of Unfortunate Events”, parmi un grand nombre d’exemples divers.

C’est plutôt pour les libraires je pense ces catégories, afin qu’ils puissent diriger leurs clients sans vraiment avoir lu tous les livres.

L’abus de virgules, le manque de fluidité, les mauvaises associations de mots, entre autres, sont des gros indices indiquant une mauvaise traduction.
Le style haché et l’enchaînement lourd entre les paragraphes et chapitres sont par contre du fait de l’auteur, même si un bon traducteur peut compenser dans une certaine mesure.

Entièrement d’accord, c’est pourquoi je propose que tous les mangas soient traduits par Sylvain Chollet, Julien Pouly et Sebastien Ludmann à partir de maintenant.

Ca c’est clairement la faute de l’adaptation qui tient absolument à traduire les “onii-san” et autres littéralement, mais c’est pas le choix du terme le problème. “Frangin” passe mieux que “mon frère” à mon sens, trop formel, mais une façon plus simple de contourner le problème serait d’appeler le frère simplement par son prénom ou par des pronoms personnels. Cependant, à trop s’accrocher au texte, on en oublie sa langue, surtout les traducteurs trop attachés au matériel de base et aux spécificités du parler de la langue source.

Les deux, en ce qui me concerne : parfois, ce sont des termes mal choisis, mais d’autres fois, c’est carrément mal traduit. Sans parler des fautes de français (grammair, orthographe, conjugaison, ponctuation) qui sont de plus en plus fréquentes. Mais, encore une fois, je en sais pas dans quelles conditions les traducteurs font leur travail (quand on travaille sur beaucoup de traductions afin de pouvoir gagner un peu sa vie, fatalement on passe moins de temps sur chacune, et on laisse passer des trucs alors qu’on ne le devrait pas).
Et comme le travail de relecture semble de moins en moins présent, ces fautes ne sont repérées que par les lecteurs finaux : nous. T___T

Tori.