CRITIQUE Pékin - Années folles 1

La talentueuse Natsuki Sumeragi revient chez Delcourt avec Pékin, années folles, et la mangaka nous sert une nouvelle fois une oeuvre de toute beauté.

Pékin, années folles nous plonge dans l’univers de l’opéra de Pékin, dans la Chine des années 20, où de jeunes gens passionnés par l’opéra tentent de s’émanciper, même s’il faudra faire quelques sacrifices. Chacune des quatre histoires de ce recueil nous présente des destins parfois brisés, parfois naissants. Les histoires possèdent une continuité entre elles, car on y retrouve à chaque fois certains personnages.

Natsuki Sumeragi nous livre une nouvelle fois un manga délicat, poétique et visuellement superbe, notamment dans les nombreux détails des costumes, qui sont absolument magnifiques. On suit avec plaisir l’évolution de personnages à la recherche de leur propre avenir, leur propre raison de vivre. Et cette dernière se tourne souvent vers le métier de comédien, dans un pays qui commence seulement à se moderniser.

L’édition de Delcourt est vraiment satisfaisante, l’éditeur nous gratifiant en fin devolume de plusieurs clés de compréhension très utiles.

Natsuki Sumeragi est à mon avis une mangaka à découvrir absolument. De mon côté, il ne me reste plus qu’à attendre impatiemment le deuxième et dernier volume.