CRITIQUE Shumari volume 1

Tonkam nous sort un nouveau manga d’Osamu Tezuka: Shumari, seinen en quatre tomes.

Ce premier tome débute en été 1869, et nous propose donc de suivre les aventures de Shumari, un aïnu (les Aïnous sont une ethnie de l’île d’Hokkaido) qui parcourt le Japon pour retrouver sa femme, enlevée par un certain Shoma Otsuki. Voilà pour le tout début de l’histoire, la suite réservant beaucoup d’autres choses.
Parallèlement à cela, on apprend que Shumari est poursuivi par les forces de l’ordre suite à un meurtre, et est obligé de vivre comme un fugitif, et d’éviter un maximum les lieux fréquentés. L’histoire se déroule donc principalement dans les campagnes d’Hokkaido.

Ce premier tome est très riche en évènements, certains étant plus anecdotiques que d’autres, et on ne s’ennuie jamais pendant la lecture.
Les dessins de Tezuka sont détaillés (certains sont vraiment très jolis) et l’ensemble est dynamique.
A mi-chemin entre aventure et tranche de vie, Shumari nous dresse aussi le portrait d’un homme loin des stéréotypes du héros (il n’hésitera pas à abandonner un bébé en pleine forêt !), un personnage qui, sous son apparence de rustre, cache tout de même une part de bonté. Si on ne sait pas encore grand chose de cet homme, on apprend tout de même quelques éléments de son passé, on s’attache peu à peu au personnage, et on suit donc avec grand plaisir ses aventures.

Une bonne petite surprise, donc. On regrettera juste une édition pas bien terrible de Tonkam, avec une qualité de page moyenne, quelques erreurs d’orthographe assez frappantes, et le choix de l’éditeur de sortir l’oeuvre dans le sens de lecture français.