CRITIQUE Tonkaradani volume 1

Tezuka excellait dans l’art de raconter des histoires, et on retrouve ici la figure du conteur malicieux dans ces petits contes moraux. Déjà, son art graphique consommé fait montre de la créativité qui marquera les décennies suivantes : Tezuka pose un dessin maîtrisé et séduisant, où percent néanmoins encore ses premiers amours. On saura ainsi observer la ressemblance de ses personnages avec ceux des dessins animés des frères Fleitcher, dont il était jadis friand.

On retrouve déjà dans Tonkaradani le Tezuka facétieux qui s’amuse à intégrer dans ces histoires des personnages de ses autres manga. Les lecteurs avertis reconnaîtront sans peine le prince Saphir.

Tonkaradani témoigne que le Japon est terre de légende, autour de plusieurs histoires où les animaux fabuleux comme la grue, le renard ou le tanuki donnent lieu aux traditionnelles transformations fantastiques des contes populaires nippons. Tezuka enchante enfin, avec quelques-unes de ses créations les plus poétiques, comme cette histoire d’un chapeau, lien narratif entre plusieurs personnages.