Il s’arrête où ?
Pour ma part, j’ai bien aimé le début : le suspense était là, les surprises, les révélations en chaîne. Et puis y a un moment (je sais pas où, j’ai pas le courage de m’y replonger) où on a senti qu’ils tiraient à la ligne… Ça correspond un peu au moment où, d’ailleurs, à multiplier les titres et la périodicité, ils ont engagé de nouveaux dessinateurs pas toujours très doués (et où un con d’editor n’a pas été capable de retenir Gil Kane, sous prétexte qu’il était trop vieux). Donc j’ai un peu lâché. Je continuais à lire ici et là, j’ai bien aimé la série de Jurgens sur Ben Reilly puis les épisodes de Dezago et Wieringo, mais pour l’essentiel, cette longue saga boursouflée marque le début d’une énorme période creuse où Spider-Man a cessé d’être intéressant.
C’est là que l’encadrement éditorial de Mike Carlin sur Superman fait la différence : il va quelque part, il sait où il veut arriver, et quand il y est, il ne piétine pas.
Je trouve que ça passe bien parce que c’est momentané. On sait qu’il va récupérer ses pouvoirs. Là, ce n’est plus l’arrivée qui compte, mais le voyage (comme souvent).
Jim




