DANS LA TÊTE DE SHERLOCK HOLMES t.1 (Cyril Liéron / Benoît Dahan)

DANS LA TÊTE DE SHERLOCK HOLMES - TOME 1

Dans les écrits de Conan Doyle, Watson n’a pu dépeindre que la face émergée de Sherlock Holmes… Mais dans ce livre, nous pénétrerons visuellement le mental du détective , le long du fil de son raisonnement, et à travers l’architecture de son monde interdit !

Un simple diagnostic médical du Dr Watson se révèle être bien plus que cela…
La découverte d’une poudre mystérieuse sur des vêtements et d’un ticket de spectacle très particulier amène Sherlock Holmes à penser que le patient n’est pas l’unique victime d’un complot de grande ampleur.

Il semblerait en effet que l’étrange disparition de londoniens trouve son explication dans les représentations d’un magicien Chinois. D’autres tickets retrouvés confirment les soupçons du détective…

Auteur(s) Cyril Liéron
Dessinateur(s) Benoit Dahan
Nombre de pages 48
Date de sortie 17/05/2019
Langue Français
Univers Ankama BD
Dimensions 24 x 32 cm

Il est très très bien ce bouquin, j’espère que le tome 2 sera au niveau.

Il est tellement bien que le bouquin est épuisé depuis deux semaines, réimpression courant du mois.

Diable diable.
(Bon, après, c’est pas parce qu’un bouquin se vend bien qu’il est… bien)

Jim

Faudrait que je regarde, parce que le pitch ne me plaisait pas vraiment …

J’ai mis ce message sur un autre forum dans le sujet pour reconnaître les EO. Si cela intéresse les collectionneurs pour cette bd ou une autre dans un futur proche…

"Bonjour,

J’ai acheté cette bd hier:

Je le dis honnêtement, au moment de l’achat , je me suis dit 'ah super, c’est encore une première édition"…Et puis, au moment de la lecture, j’ai eu l’impression de m’être fait avoir.

Je suppose , au vu des informations ci-dessous (photo), que cela n’en est pas une?

Dans ces conditions, n’est- ce pas un peu malhonnête de noter “première édition” au dessus de la colonne des droits pour mettre deux lignes plus bas “2ème tirage”?

En tant que collectionneur (39 ans), je n’avais jamais eu le cas…Les éditeurs font-ils cela souvent?

Merci pour votre aide, bonne journée"

Alors attention, une édition et un tirage, c’est pas la même chose.
En général, on parle d’édition quand quelque chose a changé entre la première version et la suivante : nouvelle couverture, vernis mat au lieu du vernis sélectif (c’est le cas pour les albums de la collection “Sept” chez Delcourt), autre visuel de quatrième de couv, absence de “cahier graphique” ou tout autre bonus…
Dans le cas de cet album, tout le monde me dit qu’il fait un carton. Ce qui implique que le premier tirage a été “mis en place” (envoyé chez les libraires) entièrement, et que l’éditeur n’en a plus en stock. Voulant satisfaire la demande, il est donc obligé de réimprimer en urgence, ce qu’attestent les dates (un dépôt légal en mai, ça veut dire une impression en avril) des deux tirages à deux mois d’écart.
J’imagine que le contenu doit être identique, à part la mention reproduite dans ton image.
Et, au contraire de toi, je trouve le fait de préciser l’information assez honnête : ils disent en substance que le contenu est identique au premier tirage, donc correspond à une première édition, mais qu’il s’agit d’un deuxième tirage. Cette précision me semble tout à leur honneur.
Après, je ne sais pas quelles sont les obligations légales en la matière, ni s’il y a des formulations types qui se doivent d’être produites dans l’ours. Les premières éditions, c’est quelque chose qui ne m’intéresse guère, donc je n’y fais pas attention, si bien que je ne saurais à ta dernière question, à savoir si les éditeurs font ça souvent.

Jim

Ils sont obligés de mettre la date du premier tirage et ensuite la date du tirage dont est issu le livre.
Pour le reste ben oui ils font ça tout le temps. C’est une obligation légale.
La plupart cependant ne mette pas première édition. Quand c’est précisé, c’est qu’il est déjà prévu d’avoir le même tome dans une autre version à un autre moment.

Ce que c’est d’avoir un professionnel qui regarde vraiment l’intérieur des livres !
Merci !

Jim

Je ne pense pas qu’ils aient d’obligation d’indiquer le numéro du tirage : c’est quelque chose qu’on ne voit pas si souvent (sur les BD, en tout cas… Je l’ai vu plus souvent sur des romans).
En revanche, la date de dépôt légal et la date d’impression (qui permet souvent de déterminer qu’on est sur un tirage ultérieur) sont probablement obligatoires. Au passage, le dépôt légal ne correspond pas, comme le croient beaucoup de gens, à la date de sortie, mais à la date de dépôt à la Bibliothèque Nationale (il peut y avoir plusieurs mois entre les deux).
Quant à l’édition, comme le dit Kab (et toi aussi, un pu, Jim), ils ne notent “première édition” que quand c’est un premier tirage qui apporte du “bonus” par rapport aux éditions ultérieures qui seront l’édition standard.

Ah, et pour info : au Japon, sur les livres, il y a toujours la date du premier tirage, le numéro du tirage du volume qu’on a entre les mains et sa date.

Tori.
PS : Pourquoi faire des suppositions quand Internet a la réponse ?
Mentions obligatoires :

  • Nom (ou raison sociale) et adresse de l’éditeur

  • Nom et domicile de l’imprimeur ou du producteur

  • Pays de production en cas d’impression à l’étranger.

  • Mois et année de création et d’édition.

  • Date d’achèvement du tirage.

  • Les mots « Dépôt légal » suivis de l’indication de l’année et du mois de l’exécution du dépôt.

  • Pour les nouveaux tirages : Indication de l’année où ils sont effectués.

  • Pour les réimpressions à l’identique : le mois et l’année où elles sont effectuées. Attention, dans le cadre des réimpressions à l’identique, la mention du mois et de l’année de l’exécution du dépôt légal devant figurer sur l’ouvrage demeure celle du dépôt initial du livre.

  • ISBN
    La mention de l’ISBN est obligatoire dans tous les cas, au verso de la page de titre, au bas de la 4e de couverture, et au bas de la dernière page de la jaquette s’il y a lieu.

  • Prix
    Le prix du livre en euros par impression ou étiquetage. Dans ce dernier cas, l’étiquette porte également le nom de l’éditeur.
    Les livres faisant partie d’une collection à prix homogène (collections de poche, manga, bande dessinée…) sont dispensés du marquage du prix sur l’ouvrage lui-même s’il y a un code (étoiles, catégories…). L’éditeur doit alors fournir aux libraires une grille tarifaire indiquant le prix correspondant à chacune de ces catégories afin qu’elle soit affiché, très lisiblement, sur le lieu de vente.

  • Dans le cas d’une œuvre destinée à la jeunesse, en dernière page recto ou verso, doit porter la mention « loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, modifiée par la loi n°2011-525 du 17 mai 2011 » suivie du mois et de l’année du dépôt. Cette mention doit être imprimée sur la première ou la dernière page en caractères gras et apparents.
    Si l’activité est exercée par une personne morale (société ou association), les noms et prénoms de ses dirigeants doivent figurer sur chaque exemplaire, dans l’ours par exemple.

source : https://www.sne.fr/realiser-un-livre/mention-a-porter-sur-les-livres/

Pareil, et sur les essais. Mon édition de Indignez-vous de Stéphane Hessel est… la dix-septième !

Jim

Le tirage, je le vois assez peu. Par exemple, dans la collection 1800, c’est quelque chose que je n’ai jamais vu !

Il est souvent indiqué “achevé d’imprimer le” (ou “en”), ce qui correspond à ce que le SNE appelle “Date d’achèvement du tirage”, je suppose (mais tu parlais peut-être du numéro du tirage… En ce cas, je te rejoins).

Tori.

Oui, je parlais du numéro du tirage.
Je regarde quasiment tout le temps cette partie, et je n’ai jamais vu une présentation comme sur la photo.
En fait, je me demande si certains éditeurs ne confondent pas non plus tirage et édition.

Merci pour les différents avis.

Comme dit sur un autre forum, je connaissais la différence entre édition originale, première édition (par exemple, une série (ré)éditée par un autre maison d’édition et/ou sous un autre format peut contenir aussi la mention première édition) , “première impression” (en général, c’est juste le mois d’impression que l’on compare au dépôt légal).

En gros, pour parler comics, chez urban (descender, black science etc.), je crois qu’ils mettent “première édition” à la sortie du tome et si il est réimprimé rapidement car gros succès, hop cette mention disparaît et évidemment le mois d’impression change aussi.

Je crois que c’est le même “système” aussi dans les bds (dargaud par exemple). Et je me base toujours sur ces deux points (peut- être à tort) pour savoir si j’ai bien une “première version” en cas de nouvelles bds…

Dark avengers tome 1 en deluxe, j’ai une “seconde impression” par exemple.

Autre exemple (vécu): the last days of american crime chez EP, acheté les trois tomes d’occaz, pas de “première édition” noté (vérifié par après) mais comme le 1er tome a super bien marché, réimpression rapide et juste le mois d’impression avait changé, je n’avais donc plus une édition originale. Ici, je n’avais aucun problème avec l’approche d’EP.

Mais ici, si on rentre dans les termes techniques, Ankama peut se justifier sans problème comme le suggérait Jim (ci-dessus): c’est toujours une première édition, rien de changé…Mais bon, dans la pratique, je soupçonne Ankama de jouer sur les mots et de laisser “première édition” parce que dans l’esprit des beaucoup d’amateurs de bds, cela renvoie à une édition originale…

Ce n’est qu’un avis (partagé par un ami fan de bds), rien de grave. Je ferai plus attention à l’avenir quand je tarde à acheter des bds/comics

Oui, c’est pas impossible, mais ils capitaliseraient sur le fait que les lecteurs intéressés par ces informations ne liraient que la première ligne ? Or, il suffit de lire les lignes suivantes pour avoir le tableau complet, ce que les lecteurs en question ne manqueraient pas de faire. Donc au final, je trouve que c’est plutôt honnête.
Après, j’avoue que je n’ai pas d’avis tranché sur la question : je ne suis pas amateur de premières éditions, et je prête assez peu souvent d’attention à ces détails, ce qui m’importe étant la qualité de l’objet et le confort de lecture. Donc je suis peu à même d’apporter des informations précises ni même un avis argumenté.

Jim

Benoît Dahan était à Cherbourg ce week-end, j’ai donc craqué et pris une partie de sa production. Je reviens en parler très vite.

Jim