DANS L'OMBRE DE CREAMY t.1-3 (Emi Mitsuki)

Creamy, l’idole mystérieuse, est apparue telle une étoile filante. Sa popularité devient très vite un phénomène de société. À l’opposé, Megumi Ayase, la vedette de la même maison de disques, est traitée avec de moins en moins d’égards…Le cœur rempli de jalousie, Megumi passe alors à l’action pour redevenir la star !!

Tome 2

Prix : 7,65 €
EAN : 9782380711561
Date de parution : 08/07/2021

Tori.

Moi qui suis nul en magical girls, j’ai une question candide : c’est qui, « Studio Pierrot » ?

Jim

C’est le studio qui est derrière la série animée (et de nombreuses séries animées connues)…

Tori.
PS :

… intitulée Creamy, c’est ça ?
Ça aussi, je ne connais pas (et après vérif : 1988 + La Cinq, deux indices qui démontrent que ça, je ne pouvais pas le voir, carrément).

Le nom du studio ne me parle pas du tout.

Jim

Oui, ou Creamy, merveilleuse Creamy.

Il est pourtant plutôt connu, un peu comme Nippon animation ou Tatsunoko.

Tori.

Ah sans doute, mais tu as dû remarquer, depuis le temps que je pose des questions naïves, que j’ai quelques lacunes en culture pop japonaise.

Jim

Creamy ? Jamais entendu parler.

« Panpulilu, pouvoir magique, panpulilu… »

J’ai adoré cette série quand elle est passée sur la 5 ! J’avais un problème avec les Magical Girl étant jeune moi ^^!

Je me sens moins seul.

Jim

C’est vraiment à cela qu’on voit les fossés générationnelles ^^

Creamy c’est une des séries les plus importantes dans le genre Magical Girls. Elle arrive un an après le succès de Gigi mais elle est la 1ère production du Studio Pierrot et va lancé derrière deux autres séries : Emi Magique et Vanessa ou la magie des rêves. Ces séries se caractérisent par une animation de grande qualités et des scénarios variés pouvant parler de sujets assez dur. J’imagine que quand, dans Gigi, t’arrive à faire mourir ton personnage principal tu peux ensuite aller loin.

Creamy fut un énorme succès parce que, je pense, au contraire de Gigi qui voit son personnage principal se transformer en une multitude de femme, Creamy voit sa jeune héroïne Yü se transformer en la même jeune femme qui, par un concours de circonstance, va devenir une pop-idol.

Du coup on joue sur les ressort de l’identité secrète à conserver, de l’amoureux qui tombe d’amour pour l’alter égo etc. à cela se rajoute un plan marketing et cross-média incroyable puisque la série est accompagné de concert réel et de disque multiple.

Perso j’aimais beaucoup regardé cette série, j’adorais son animation, ses musiques (même si ce n’était pas les originales), les personnages (vraiment un gros casting de personnage secondaires bien tissé) et ses histoires.

Et techniques, pour ma part : quand tu ne reçois pas une chaîne où passent tous les trucs qui vont marquer une génération, ça n’aide pas…

Le genre a été lancé quand ? Avec quelle série ?

Je crois que je n’en connais aucune.

Jim

Je suis pas spécialiste et j’imagine que Tori ou d’autres connaissent mieux le genre que moi. Il me semble que c’est Minifée qui lance le truc : Planète Jeunesse - Minifée

Après il y a surement d’autres séries dans les années 60 et 70 et beaucoup je pense vu que Nagaï perverti le genre avec Cutey Honey. Après arrive les années 80 avec les œuvres du studio Pierrot notamment puis le boom de Sailor Moon qui marie ce genre avec le shonen.

Mais pour la suite j’y connais rien (si ce n’est je crois un retour sur le devant de la scène en France dans les années 2000 avec Cardcaptor Sakura

Pareil, jamais entendu parler.

Ouais, pour moi, c’est le premier contact avec le genre, sans perspective historique ni conscience de la manière dont ça a pu évoluer avant.

Jim

Ce qui est marrant avec ce genre c’est que c’est l’équivalent des séries de gros robots où ceux-ci sont l’extension du jeune héros mais avec des principes différents. L’héroïne est plus jeune et c’est elle même qui se transforme sans passer par un avatar.

Première magical girl du studio : il y avait déjà Nils Holgersson et Lamu

J’allais citer Mahōtsukai Sally… avant de me rappeler que c’était sous le nom Minifée qu’elle était apparue chez nous…
C’est l’adaptation d’un manga du grand Mitsuteru Yokoyama, plutôt méconnu chez nous…

Tori.

Ah tiens, ça me parle. Si c’est bien celui-là, j’en garde un excellent souvenir.

Jim

Moi aussi. Parce que minifée ça ne me dit rien.
Au delà du fossé, il y a aussi le genre qu’on peut ne pas aimer.

Ou qu’on peut penser destiné aux filles… Et ça, parfois, c’est un vrai frein pour les petits garçons…

Tori.

J’ai fait Candy, une partie de Gigi (par dépit) … non, j’insiste sur le fait qu’on peut ne pas aimer !