DANS L'OMBRE DU SOLEIL (Colin Wilson, Thierry Smolderen / Colin Wilson)

De Colin Wilson, j’ai lu hier soir la trilogie Dans l’ombre du soleil, publiée chez Glénat, que j’ai depuis des lustres. Et que j’ai dû acheter parce que c’est joli, sans jamais creuser davantage.

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Hé bien c’est pas mal du tout.
Dans un monde post-apocalyptique, des survivants qui vivent de rapines sont capturés afin d’alimenter la main-d’œuvre d’une arche spatiale en orbite. Sauf que le pouvoir est corrompu et l’arche en mauvais état de marche. Et qu’il en existe deux autres qui flottent également, dans des états variables, et qui fomentent des sales coups.

La trilogie suit les trois héros, Raël, Mantell et Alia, qui donnent leur nom aux trois chapitres. Les trois tomes, si l’on en croit les dates, sont sortis entre 1984 et 1989, ce qui implique une évolution du style de Wilson (qui s’émancipe de l’influence de Giraud et construit des planches de plus en plus limpides voire épurées, dans une approche semblable à celle de Marvano, le premier tome de La Guerre éternelle étant passé par là) et une progressive précision dans les notions de SF véhiculées par le récit (on est sous l’influence du cyberpunk, donc les réseaux informatiques ou les connexions neuronales sont là, mais sans le vocabulaire pour les expliquer).

Le troisième tome est écrit par Thierry Smolderen, et on sent deux choses à ce niveau : d’une part, les informations sont plus claires et mieux distribuées, d’autre part c’est moins violent. Là où Wilson, dans les deux premiers chapitres, montrait une violence brutale qui attend au coin de la page, Smolderen privilégie des actions vues de loin, par l’intermédiaire de caméras ou de micros. Il deshumanise la « guerre », dans une approche plus lisse, plus franco-belge d’une certaine manière. La lutte finale se déroule dans un monde virtuel, pour ainsi dire.

Mais la trilogie demeure une excellente surprise, tant par la richesse de l’univers que par la profusion des péripéties. Et même si on sent que le troisième chapitre change un peu de direction par rapport à ce qui semblait prévu au départ, l’ensemble demeure assez cohérent.

En rédigeant cette petite note, je découvre que l’année dernière est sortie une intégrale, toujours chez Glénat. Ce qui rend la série disponible pour les retardataires.

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Jim

De Colin Wilson, on a déjà évoqué Los Angeles, sur scénario de Vandam :

Jim