DAREDEVIL #1-20 (Chip Zdarsky / Checchetto, Sharma, Fornes)

DAREDEVIL #12

Written by: Chip Zdarsky.

Art by: Marco Checchetto.

Covers by: Julian Totino Tedesco, Amanda Conner.

Description: As Matt Murdock continues to struggle settling into a life without his horned alter-ego, a fake Daredevil is captured by dirty cops. Plus: The ongoing saga of Maor Wilson Fisk takes a brutal, bloody turn in a sequence that’ll have DD readers talking for months!

Pages: 32.

Price: $3.99.

In stores: Oct. 2.

Source : www.comicscontinuum.com

Chip Zdarsky continue doucement mais sérieusement sa saga, son projet ; ça fonctionne vraiment bien, et ce n’est pas désagréable que ça prenne son temps.

Le faux Daredevil enlevé et tabassé par des flics ripoux est sauvé par Foggy, qui fait croire qu’il est en lien avec les autorités ; mais les flics le comprennent, et ça force Matt à agir. Sauf que Matt n’a ni la force, ni la confiance pour tenir - et il est sur le point de perdre. Quand Elektra le rejoint, tabasse les ripoux sans les tuer, et propose à Matt de vraiment l’entraîner ; de le ramener à ce qu’il était, et même de devenir meilleur. En parallèle, Wilson Fisk rencontre les hommes et femmes les plus riches du pays… et ça se passe mal, car ils le prennent de haut et l’un d’entre eux se moque de lui. Wilson se contrôle, sauf aux WC - où le type vient encore se moquer. Mais Wilson craque, et le tabasse trop fort…

Un bon numéro, même s’il ne s’y passe pas grand-chose ; bien qu’il compte, clairement. Car c’est un épisode de déclic, pour ce qui apparaît comme les deux protagonistes du titre. Matt et Wilson, qui cheminent chacun « contre » leurs instincts, pour faire autrement ; pour faire mieux. Tous deux échouent, mais si l’un décide de retrouver sa nature afin de la sublimer, de s’améliorer, l’autre plonge clairement dans ses pires penchants, et s’y abandonne. C’est bien, et bien fait - pas original, mais efficace.
Marco Checchetto illustre ça avec fluidité, beauté et élégance ; c’est juste beau, et très dynamique. Ses planches sont vraiment superbes, et il croque parfaitement ses personnages. Une très belle prestation, qui accompagne intelligemment la saga. Vivement la suite.

DAREDEVIL #13

Written by: Chip Zdarsky.

Art by: Marco Checchetto.

Covers by: Julian Totino Tedesco, Declan Shalvey.

Description: After the epic conclusion to « No Devils, Only God, » Matt Murdock has no choice but to investigate the corruption in New York’s police force further. And Wilson Fisk may be the Kingpin of Crime no more, but he still has blood on his hands.

Pages: 32.

Price: $3.99.

In stores: Nov. 6.

Source : www.comicscontinuum.com

Encore du bon. Un peu lent, un peu contemplatif, mais très efficace et malin.

Matt est entraîné par Elektra, pour redevenir lui-même ; pour devenir meilleur, plutôt. L’entraînement est dur, mais les progrès se font… même si Matt doit aussi travailler et mener des recherches pour améliorer le système, comme Elektra le dit. En parallèle, Wilson Fisk n’arrive pas à gérer le massacre qu’il a perpétré sur un des hommes les plus riches du pays. Il appelle Wesley, qui gère admirablement - en faisant nettoyer par un domestique, qu’il menace ; en évacuant le corps du richard ; en faisant « suicider » le domestique ; en faisant appeler les secours par Wilson, qui acte que le richard a vu le suicide et est parti, perturbé. En parallèle, The Owl rencontre la mafieuse (belle-mère de la libraire dont Matt est l’amant) en public, et tue ses hommes ; sans honte, sans peur, il veut être le nouveau Caïd de New York. En parallèle, l’inspecteur North est suspendu, encaisse… et craque dans la rue, en forçant des petits crétins qui ennuient un SDF à s’excuser. Il comprend qu’un flic ne ferait pas ça - mais c’est ce qu’il a eu envie de faire. Et s’il craque dans un coin, Matt vient le voir et lui propose un café.

C’est vraiment bon. Chip Zdarsky adopte un rythme lent dans ses sagas, mais ça fonctionne bien. Il fait du titre une série centrée autant sur Matt, que sur Fisk et l’inspecteur North, et c’est une bonne idée. L’ensemble est très solide, très fluide, et les destins croisés sont bien faits.
Bien sûr, la relation Fisk/Wesley est basée sur la série de Netflix, Wilson paraît un peu « faible », mais… en lien avec sa volonté d’être propre, ça fonctionne bien, aussi. Tout est très fluide, très agréable, et les rebondissements sont bons et agréables.
Marco Checchetto livre encore des planches magnifiques, aussi fluides dans la narration que superbes dans les images ; c’est juste beau, et ça complète idéalement un script solide. Un peu lent, mais efficace.
La série est entre de bonnes mains.

DAREDEVIL #14

Written by: Chip Zdarsky.

Art by: Francesco Mobili, Marco Checchetto.

Covers by: Julian Totino Tedesco, Skan.

Description: The enemy of my enemy is my friend… Cole North goes for a drink with the one person he never expected to… Meanwhile, Wilson Fisk learns that in New York, some people are more powerful than even the mayor. This, while Hell’s Kitchen and Izzy Libris are targeted by the Owl, with no Man Without Fear to stand in his way!

Pages: 32.

Price: $3.99.

In stores: Dec. 4.

Source : www.comicscontinuum.com

C’est toujours bien, tout ça.
Chip Zdarsky poursuit lentement ses intrigues, avec une approche volontairement posée. Il prend son temps, brosse de beaux portraits de personnages, et ça fonctionne bien. Matt et le détective North discutent posément de la loi, de l’ordre, et de l’obligation de ne pas suivre les ordres pour respecter l’esprit de la protection des innocents. Ca perturbe le flic, qui admet aussi pourquoi avoir quitté Chicago (il a blessé un gamin, qui a galéré pour s’en remettre). Matt essaye de conseiller Mindy, mais les retrouvailles sont difficiles. Wilson Fisk se rend compte que son projet de plants de Marijuana légale sont empêchés par les super-riches qu’il tente d’avoir avec lui. La belle-famille mafieuse de Mindy organise une alliance avec Hammerhead alors que Matt file avec Elektra chez le Gouverneur, qui donne les ordres pour « laisser tomber » Hell’s Kitch. North refuse de se laisser faire, et Matt veut exiger des réponses.
C’est bien, oui. Le rythme est très lent, l’intrigue avance peu, mais la narration générale créée une belle ambiance. Les personnages sont bien écrits, j’aime bien ce détective qui cède lentement à ce qu’incarne Matt, mais aussi Mindy ; et sa famille, troublante. La rédemption de Matt est longue, difficile. Chip Zdarsky décide de prendre le chemin le plus difficile pour ramener Murdock à Daredevil, et ça fonctionne bien autant que c’est pertinent.
Marco Checchetto illustre les passages de Matt et North, et son style est aussi beau que fluide. Les planches sont vraiment magnifiques, c’est complètement sublime. Francesco Mobili gère la partie sur Wilson (très pertinente aussi, avec ce Caïd qui perd pied en ne maîtrisant pas son nouveau champ de bataille) et la négociation mafieuse ; ça fonctionne. Ce n’est pas très joli, mais efficace.
Toujours une bonne série. Qui va doucement mais sûrement dans une zone connue, mais via un chemin fort agréable et pertinent.

DAREDEVIL #15

Written by: Chip Zdarsky.

Art by: Francesco Mobili, Marco Checchetto.

Covers by: Julian Totino Tedesco, Ryan Brown.

Description: As Mayor Fisk suffers an existential crisis, his city descends into chaos. Matt Murdock, on the other hand, has more conviction than ever – and stands poised to reprise his role as Hell’s Kitchen’s protector.

Pages: 32.

Price: $3.99.

In stores: Dec. 18.

Source : www.comicscontinuum.com

Toujours aussi bon.
Chip Zdarsky poursuit l’exploration des destins croisés de Matt et de Fisk. Matt va voir le Gouverneur avec Elektra, après une rencontre avec Foggy. Wilson rend visite aux super-riches, chez qui il a tué un de leurs proches ; ça se passe mal. Les super-riches savent ce qu’il a fait, et le poussent à combattre des mercenaires. Wilson perd, car il refuse de revenir le Caïd ; ils l’envoient par la fenêtre, mais le laissent être soigné. Matt et Elektra découvrent que le Gouverneur agit aux ordres des super-riches, et s’enfuient ; avec style. Au point que Matt redevient « lui-même », et lui et Elektra couchent sur le capot de la voiture avec laquelle ils se sont enfuis.
Chip Zdarsky maintient une très bonne gestion des personnages et des intrigues. Le rythme demeure lent, assez posé, mais les évolutions sont bonnes. Je retiens notamment le travail sur Fisk, très bon. Marco Checchetto illustre magnifiquement la partie sur Matt, c’est superbe et fluide. Tandis que Francesco Mobili gère efficacement la partie sur Fisk, pleine de brutalité et de violence.
Vivement la suite.

(W) Chip Zdarsky (A) Jorge Fornes (CA) Julian Totino Tedesco
The Devil of Hell’s Kitchen returns! As Matt Murdock rekindles his alliance with Elektra, Kingpin plans to rekindle some alliances of his own…
Rated T+
In Shops: Jan 01, 2020
SRP: $3.99

Source : www.monkeysfightingrobots.co

Un bon numéro, dense.
Chip Zdarsky accélère le rythme, en multipliant les événements : Foggy accompagne juridiquement le frère du type que Matt a tué au début de la série ; le détective North décide de s’en prendre à The Owl, avant de partir aux Affaires Internes suite à ses soucis dans le commissariat ; Matt continue d’être avec Elektra, va rendre visite à Wilson Fisk à l’hôpital, qui se moque de son obsession pour Hell’s Kitchen ; Matt et Elektra vont visiter les Stromwynds, leur volent des sommes qu’ils reversent aux associations, car ils savent que ces super-riches veulent délaisser Hell’s Kitchen aux criminels ; et la famille Libris, de la femme avec qui Matt couchait jusque-là, est la cible directe de The Owl ; et Matt découvre qu’Elektra a volé une part de l’argent, pour un projet mystérieux.
Dense, oui, et intense. Chip Zdarsky continue de très bien maîtriser sa série, son projet, ses personnages. Matt continue sa rééducation, en repoussant toujours Daredevil, mais en agissant de plus en plus contre lui ; mais le flou entoure qui est ami et qui est ennemi. Le scénariste gère bien ça, réalise quelques bonnes caractérisations. C’est efficace.
Jorge Fornes arrive, et son style très, très, très inspiré de David Mazzucchelli ne peut que fonctionner sur Daredevil, hein. C’est joli, bien fichu, un peu timide dans la narration, mais… ouais, quand même, c’est bien, hein.
Toujours satisfait de la série.

(W) Chip Zdarsky (A) Jorge Fornes (CA) Julian Totino Tedesco
Rated T+
In Shops: Feb 05, 2020
SRP: $3.99

TARGET: DAREDEVIL!

• The war in Hell’s Kitchen builds as Owl takes his stab at Wilson Fisk, formerly the Kingpin of Crime – now Mayor of New York!
• Matt must come to terms with what Daredevil truly means.
• And he better do it soon, as a new and deadly foe makes a decisive return…

Source : www.graphicpolicy.com

Encore du bon. Chip Zdarsky maîtrise très bien ses personnages, avec ce Matt qui se reconstruit mais tâtonne. J’apprécie particulièrement la discussion franche avec Foggy, qui renvoie Matt à ses contradictions, et les conséquences du vol avec Elektra, qui a subtilisé avec Matt beaucoup d’argent aux super-riches qui sont la menace principale, un peu pour elle et surtout pour redistribuer à Hell’s Kitchen.
Bon, il y a beaucoup de choses ici, avec notamment le destin de Mindy, la reprise de sa belle-mère, le sort de Hammerhead, la confrontation entre Matt et les super-riches, et leur décision finale de solliciter Bullseye. Jorge Fornes livre de très belles planches, très urbaines et inspirées, pour un bon récit qui me plaît.
Je suis toujours emballé.

Ça devait arriver, mais j’avoue que l’annoncer comme ça (en mode bon dans 4 épisodes promis on arrête les conneries) a un petit côté presque décevant.

Pareil.
Pourquoi l’annoncer, en fait.

Pour donner envie au lecteur qui ont déserté le titre de revenir.

Ça vend mal ?

Définit mal.

D’après un petit coup d’œil sur Comichron (avec encore et toujours les réserves sur leur méthodo, mais ça reste un indicateur), le titre a l’air de naviguer aux portes des top 50 mensuels, sans y entrer. Il y a pire, mais c’est pas fou-fou non plus — en même temps on s’en serait douté.

C’est ça avec des estimations de ventes autour de 30k.