DAREDEVIL #1-36 (Chip Zdarsky / collectif)

Matt Murdock a compris qu’il n’a plus les capacités d’être Daredevil ; bienvenue dans sa vie d’après… pour lui, ses ennemis, et la ville. Chip Zdarsky livre donc un « récit de vies », avec un point sur chaque personnage de la série. Un moment qui semble venir « tôt » dans le titre, mais qui prend du sens avec le final… car évidemment la terrible réalité va sûrement pousser Matt à revenir.
L’auteur continue à bien gérer son casting, même si certains rebondissements sont abrupts. La conclusion du #5 était un bijou d’émotion et de psychologie, et si ce #6 est très agréable, et même s’il est indiqué un saut temporel, découvrir un Matt calme et apaisé… ça surprend. Son nouveau job (officier de probation) est autant intéressant que cohérent, et l’ensemble fonctionne bien. Idem pour le flic, rongé par ses psychoses envers les justiciers, et le Caïd, hanté par le spectre de Daredevil.
Oui, ça fonctionne bien, le projet de Chip Zdarsky paraît plus compréhensible, et s’il est classique, tout est cohérent et bien écrit ; du bon boulot. Lalit Kumar Sharma remplace Marco Checchetto, dans un style un peu plus fouillis, moins propre, mais les planches sont jolies et efficaces dans le propos.
Une bonne lecture. La série est entre de bonnes mains, bien que j’en ai douté au début.