Chip Zdarsky continue tranquillement sa gestion du titre, avec des passages un peu « obligés », classiques, mais qui fonctionnent bien.
Matt couche avec Mindy, la libraire mariée à un mafieux. Il confesse ses péchés, couche ; confesse, couche ; etc. Il ne sait pas où il va, et sent qu’il se perd. Il est appelé au commissariat car un des types qu’il suit comme agent de probation a été arrêté ; LE type qui est le frère de celui qu’il a tué par erreur, dans le # 1. Matt veut l’aider, mais « entend » que Cole North, le super-détective qui l’a battu mais qui est obligé de se « taire » et de ne rien faire après que son coéquipier ait été passé à tabac par des collègues ripoux, vit mal tout ça. Mais il le fait. Sauf que, alors que The Owl attaque la famille de Mindy (ils survivent, mais la librairie est détruite), le commissariat se vide… car le coéquipier est mort à l’hôpital. Les ripoux le disent à Cole, qui explose ; et Matt comprend qu’il ne gérera pas seul. Il se déguise devant le type détenu, et vient l’aider. Ils se débarrassent des ripoux, et disparaît ; mais North a compris que c’était Daredevil. Et si Matt est paumé, ne sait pas quoi faire… il découvre Elektra, venue le retrouver !
Un « passage obligé » bien fait. Chip Zdarsky savait qu’il faudrait faire « céder » Matt, il organise ce moment avec sérieux et application. La gestion de la relation Matt-Mindy est bonne, le traitement de Cole North est aussi intéressant, même s’il n’est pas très original. L’ensemble est dynamique, fluide ; intense lors du combat, et avec de l’émotion très mélancolique ailleurs.
Ca fonctionne bien. Jorge Fornes, en vue récemment sur Batman, est bon même s’il reste un « copycat » de Mazzucchelli, ce qui est joli mais un peu « creux », sur le principe. Mais ça fonctionne. Vivement la suite !