C’est toujours bien, tout ça.
Chip Zdarsky poursuit lentement ses intrigues, avec une approche volontairement posée. Il prend son temps, brosse de beaux portraits de personnages, et ça fonctionne bien. Matt et le détective North discutent posément de la loi, de l’ordre, et de l’obligation de ne pas suivre les ordres pour respecter l’esprit de la protection des innocents. Ca perturbe le flic, qui admet aussi pourquoi avoir quitté Chicago (il a blessé un gamin, qui a galéré pour s’en remettre). Matt essaye de conseiller Mindy, mais les retrouvailles sont difficiles. Wilson Fisk se rend compte que son projet de plants de Marijuana légale sont empêchés par les super-riches qu’il tente d’avoir avec lui. La belle-famille mafieuse de Mindy organise une alliance avec Hammerhead alors que Matt file avec Elektra chez le Gouverneur, qui donne les ordres pour « laisser tomber » Hell’s Kitch. North refuse de se laisser faire, et Matt veut exiger des réponses.
C’est bien, oui. Le rythme est très lent, l’intrigue avance peu, mais la narration générale créée une belle ambiance. Les personnages sont bien écrits, j’aime bien ce détective qui cède lentement à ce qu’incarne Matt, mais aussi Mindy ; et sa famille, troublante. La rédemption de Matt est longue, difficile. Chip Zdarsky décide de prendre le chemin le plus difficile pour ramener Murdock à Daredevil, et ça fonctionne bien autant que c’est pertinent.
Marco Checchetto illustre les passages de Matt et North, et son style est aussi beau que fluide. Les planches sont vraiment magnifiques, c’est complètement sublime. Francesco Mobili gère la partie sur Wilson (très pertinente aussi, avec ce Caïd qui perd pied en ne maîtrisant pas son nouveau champ de bataille) et la négociation mafieuse ; ça fonctionne. Ce n’est pas très joli, mais efficace.
Toujours une bonne série. Qui va doucement mais sûrement dans une zone connue, mais via un chemin fort agréable et pertinent.