DARK SKIES (Scott Charles Stewart)

[quote]DATE DE SORTIE PREVUE

22 février 2013 (USA)
26 juin 2013 (France)

REALISATEUR & SCENARISTE

Scott Charles Stewart (Legion - L’armée des anges, Priest)

DISTRIBUTION

Keri Russell, Dakota Goyo, Josh Hamilton, J.K. Simmons…

INFOS

Long métrage américain/canadien
Genre : thriller/science-fiction
Année de production : 2012

SYNOPSIS

Dans une banlieue paisible, la famille Barrett voit soudainement sa vie basculer suite à des évènements étranges qui, chaque nuit, viennent troubler la tranquillité de sa maison. Lorsque leur fils cadet évoque un mystérieux « Ogre des sables » lui rendant visite le soir, le quotidien de Daniel et Lacy Barrett tourne alors au cauchemar : ils deviennent victimes d’inquiétants trous de mémoires, et de soudaines pertes de contrôle de leur corps. Ne trouvant aucun soutien autour d’eux, ils se retrouvent impuissants pour affronter ce qui va se révéler être une force extra-terrestre cherchant à s’emparer de leurs enfants…[/quote]

La bande-annonce :

En voyant le titre, j’ai cru que c’était un sujet sur la série TV des années 90… Mais j’ai réalisé que c’était dans la catégorie Films, et non Séries TV
Ils ne vont pas avoir des problèmes de droits, en utilisant ce titre ?

Tori.

Y avait une série un peu nase qui portait le même nom… si c’est du même niveau c’est pas bon signe…

Edit: grillé par Tori :slight_smile:

Ca a l’air assez nase aussi, ce truc… Les films précédents du réal’ ont l’air vraiment moisis (j’ai vu la bande-annonce de “Priest” en salle, c’est digne d’un direct-to-video en provenance d’Albanie, ce truc), et la trame m’a l’air sacrément usée jusqu’à la corde.

J’ai jeté un oeil sur ce thread parce qu’il me semble qu’en plus de la série, il y avait un projet de John Carpenter n’ayant jamais vu le jour qui portait ce nom aussi( son “Les Oiseaux” à lui, pour faire bref), vers la fin des années 90.

J’ ai vu " Legion " & le début de " Priest " ( je n’ ai pas tenu 20min ) et les deux films sont mauvais de chez mauvais . Sur tous les points ( réal , jeu d’ acteurs , etc… ) . Donc , ce film-ci , risque d’ être une belle daube lui aussi .

moi, je l’aimais bien, la série Dark Skies. Y’avait J.T. Walsh, et le sous-texte était hyper malsain (en gros : les pannes de courant à New York, les émeutes raciales et la contestation de la guerre du vietnam, c’était tout la faute des méchants extraterrestres) (et y avait des épisodes où les personnages rencontraient Colin Powell jeune, Reagan quand il était gouverneur, Bush Sr quand il était à la CIA. trop chelou)

Moi aussi, j’aimais bien cette série, mais elle avait un gros défaut : ça avançait vraiment trop vite… Je me souviens avoir raté un épisode et ne plus rien avoir compris à la suite : j’étais complètement perdu.
Mais je trouvais l’idée que les grands événements de l’histoire récente des États-Unis découlent de la présence des extra-terrestres était plutôt sympathique.

Tori.

sauf que c’était fait de façon malsaine : les émeutes de watts ? ce n’était pas un problème social, c’était dû à des manipulations d’agitateur Alien. la mode du LSD sur les campus ? C’est juste parce que Tim Leary était possédé par un alien. et ainsi de suite. trop glauque.

je suis curieux de la serie du coup.

le film par contre je sais deja plus de quoi ca parle…

C’était fondamentalement voulu ce fond malsain selon toi ou c’était plus un gimmick de scénariste fainéant “Je vais foutre des aliens derrière tous les évènements importants” ?

Production Blumhouse oblige (comprenez petit budget), Dark Skies joue pendant une grande partie du film la carte de la suggestion et se concentre surtout sur la lente érosion d’une cellule familiale face à des événements que les protagonistes ne comprennent pas. Les mécanismes du film d’horreur sont ici appliquées à la S.F avec l’extra-terrestre assimilé au monstre des terreurs enfantines, au croque-mitaine.
Après une mise en place un peu trop lente, le suspense devient plus tendu en seconde partie et le final, qui joue sur les terres souvent explorées ces derniers temps du home-invasion, est assez efficace dans son genre.
Dommage tout de même que les personnages soient si clichés et que certaines situations soient si téléphonées. Ce n’est pas que ça me gêne outre mesure quand l’oeuvre est suffisamment bien troussée mais à quelques exceptions près (comme pour le dernier quart d’heure), Scott Stewart, pas le plus doué des réalisateurs, n’arrive pas toujours à transcender les défauts de son histoire, ce qui fait de Dark Skies un film qui ne sort pas de la moyenne (ce qui reste en fin de compte mieux que les très mauvais Priest et Legion), malgré des idées intéressantes.

[quote=“Spider-ToF”]

C’était fondamentalement voulu ce fond malsain selon toi ou c’était plus un gimmick de scénariste fainéant “Je vais foutre des aliens derrière tous les évènements importants” ?[/quote]

Je sais pas si c’est voulu, mais c’est quand même un problème fondamental de tous ces récits (à base de théorie du complot, disons-le clairement) : ça donne une explication exogène et ça dédouane en partie de toute responsabilité.
Je précise que je suis assez client de ce genre de trucs, depuis que j’ai lu, gamin, Le Grand Secret, de Barjavel, qui donne une explication à la politique européenne de l’après-guerre, explication exogène et SF. J’adore Men in Black, Le Pendule de Foucault et tous ces machins-là, mais ça pose la question du choix narratif (comme tu le fais, précisément).
C’est le même truc dans American Vampire, par exemple. Snyder est suffisamment roublard pour ne pas faire de raccourcis dangereux (enfin, j’ai pas tout lu encore…), et pour, par exemple, présenter les nazis comme alliés des Vampires, pas comme Vampires eux-mêmes. Donc il ne dédouane pas l’humanité de ses errances (même, dans ce cas précis, il en rajoute une couche).
Mais c’est clair que c’est toujours casse-gueule, ce genre de récits. En extérieur, on a un truc kiffant, riche, avec des tiroirs narratifs dans les tiroirs narratifs. Mais pour peu qu’il y ait des extraterrestres (ou des Vampires ou des Loups-Garous ou des Néanderthals ou des Atlantes ou des spores à l’esprit de ruche…), ça a des conséquences sur la tonalité politique du récit, et ça soulève de légitimes questions.
(Mais c’est souvent marrant à suivre, oui oui oui.)

Jim