DAYDREAM t.1-10 (Saki Okuse / Sankichi Meguro)

Discutez de Daydream

Le pitch vous fera sûrement esquisser un rictus sur votre visage mais Daydream parle bien d’une reine du SM qui est médium!
On pourrait penser en lisant le résumé que l’histoire est assez crade (enfin ça dépend pour qui) et tournant autour de l’univers SM mais finalement c’est bien là la surprise puisqu’à part les petites tenus olé olé de Misaki vous ne verrez pas grand chose de SM. Certes pas mal d’allusions sont faites mais on ne tombe jamais dans la pornographie ou dans le vulgaire et c’est là toute la force de Daydream puisque le lecteur va pouvoir suivre des histoires surnaturelles assez sérieuses (meutres, viols, etc…) mais avec ce côté un peu décalé, drôle, déjanté.
Le dessin et le chara-design sont vraiment sympathiques et permettent une véritable immersion dans l’univers de Daydream.

Une bonne surprise donc pour ce premier volume en attendant de voir si cela ne s’envole pas dans le n’importe quoi dans le tome suivant.

Je suis un petit nouveau et je vais commencer par dire un mot de la série Daydream, apparemment non encore critiquée ici.
Les premiers volumes m’ont très agréablement étonné. D’habitude, le surnaturel me tape sur les nerfs, à moins qu’il ne soit pris dans un esprit ludique à la manière de Stray Little Devil, et ne parlons pas du SM ! je partais donc d’un a prori négatif. Mais non, l’héroïne Misaki m’a tout de suite séduit, parce que pure en fait et acrobatiquement sur le fil sans choir jamais dans la déchéance. Et le retour des morts n’est pas du tout lié à je ne sais quelle imbécile religion, j’en sais quelque chose. La grande qualité du dessin, le réalisme minutieux du Japon décrit, les petites touches d’humour… Oui, excellente surprise !
Le volume 5 vient de sortir, et me laisse pourtant bien perplexe. Dès le volume 4 on tirait à la ligne péniblement et cela se prolonge jusqu’au milieu du 5, comme si l’auteur du scénario (Saki Oguse) n’avait plus guère d’idée. Sôichiro l’adjoint de Misaki devient carrément grotesque en obsédé sexuel frustré, et l’on n’échappe même pas à la vision fugitive d’une culotte de lycéenne qui provoque des saignements de nez :confused: :confused: :confused: . Ce personnage (comme celui de Mitsuru) semble restituer les fantasmes érotiques tantôt masochistes tantôt puants que l’auteur véhicule, ou qu’il attribue au lecteur mâle japonais qu’il cible. L’intrigue centrale et ses enjeux sont incroyablement obscurs, aussi, mais cela me gêne moins. Autant que dans le surnaturel la logique nous échappe, pourvu qu’elle paraisse avoir son système, c’est le cas et c’est donc en somme habile.
Enfin, la seconde partie du volume 5 repart mieux…

Justement, les points négatifs que tu as pu relever m’ont fait arrêter temporairement la série. J’en attendais des nouvelles pour savoir si je devais la continuer ou pas.

Il faut bien reconnaitre que cette série sortait un peu du lot autant par son coté graphique que par l’originalité de l’histoire. L’humour étant lui aussi de mise, j’avais vraiment apprécié le premier puis le second volume de la série…

Mais au bout du troisième, j’osais espérer l’apparition d’un fil conducteur un peu plus solide, notamment sur l’origine du pouvoir de notre héroïne…mais malheureusement …ça n’a pas l’air d’être le cas :frowning:

Vu ce que vous dites, j’en resterai à l’anime: avec 4 OAV, on a pas le temps de se lasser :wink: