Bon, Scott Snyder est de retour aux manettes de l’univers DC, et ce numéro le confirme pleinement – avec sa grandiloquence, son ampleur, ses moments WTF, ses bagarres impossibles et cosmiques, et… le kiff réel de lire ce bordel organisé et prenant, je l’avoue.
On est donc dans le grand final, avec Lex qui a gagné le tournoi au dernier moment et Darkseid qui arrive pour le confronter. Mais les interludes de soirée de jeu de société de la Trinité vus jusque-là se révèlent être une dimension de poche, créée par le Time Trapper Doomsday pour Clark. Le Dark Trapper indique à Clark qu’il a compris, dans les épisodes tie-in de Superman, qu’il a été créé pour contrer Darkseid, et qu’il ressuscite via l’énergie Alpha en lui. Il a vu quantité de mondes et de lignes temporelles périr, et il transfère toutes ces énergies Alpha et Omega en Clark, pour le ramener après sa défaite. Clark revient, reprend la main sur l’énergie Omega de Lex, et The Heart of Apokolips se transfère en lui, car Superman est le King Omega pour confronter Darkseid. Enorme bagarre cosmique sur plusieurs époques et espaces, avec Clark qui souffre et The Heart qui le ramène dans le Passé pour qu’il se reprenne. Darkseid arrive, Superman recule jusqu’au Big Bang, où chaque époque est corrompue par Darkseid ; mais c’est le plan de Clark, qui profite du Big Bang pour absorber les énergies Alpha et Omega et devenir plus fort… trop fort. Il bat Darkseid mais ne le tue pas, car il ne veut pas être Le Vainqueur, mais il veut que tout le monde gagne. Superman ramène tous les héros et purifie toutes les époques, transférant une énergie Alpha qui change le Présent (hop, des conséquences à traiter). Darkseid s’évapore, Superman a « quelque chose à faire » avant de revenir et disparaît aussi. Les héros en prennent acte, Diana & Bruce viennent jouer à une soirée de jeux avec Lois qui prend sur elle, tandis que Prime remplace Clark à Metropolis, que Booster Gold veut le retrouver, que la Dark Legion se réfugie dans un Futur, que Lex se vante de son « héroïsme », que Cyborg a créé un Heart of Cyborg, que le monde idyllique où Damian est père vit encore et prend contact avec les autres mondes créés par The Heart of Apokolips, que Barry découvre que « quelqu’un » réécrit son Histoire de l’Univers DC. Surtout, Darkseid vit encore, son monde Absolute perdure, il prépare une armée issue d’un Multivers corrompu, et il envisage une « Crisis of Absolute Proportions »…
Bon, c’est du Scott Snyder à fond, et il faut adhérer ; j’accepte et je prends, d’autant que ça penche plus vers Metal que vers Death Metal. Les événements et rebondissements sont simples et prévisibles, mais la voix-off du Heart of Apokolips fonctionne bien comme commentateur impliqué et impressionné par Superman. J’aime ce portrait grandiloquent et inspirant de Superman, qui s’évapore mais qui reviendra, avec quelques conséquences à creuser. Je suis moins intéressé par une Absolute Crisis, mais l’ensemble fonctionne pour moi, avec un Javi Fernandez épatant de fluidité, de maîtrise et d’ambiance, et un Wes Craig correct en supplément.
C’est fini, c’est un bordel dingue organisé auquel j’adhère, mais… c’est l’exemple type que certains événements comics ne sont clairement pas pour du novice.