DC UNIVERSE : REBIRTH (Geoff Johns / Collectif)

"[DC Universe : Rebirth] est un mystère qui explore l’élément essentiel que nous avons perdu à mon avis : l’héritage."

L’évènement Rebirth se dévoile aujourd’hui lors du WonderCon de Los Angeles.

Le scénariste Geoff Johns et ses collaborateurs réguliers Ethan Van Sciver, Ivan Reis, Gary Frank et Phil Jimenez restaureront l’univers DC Comics à la fin du mois de mai dans le one-shot de 80 pages DC Universe : Rebirth.

Ils en profiteront pour faire le trie dans la continuité, récupérant ce qui est pertinent et ce qui ne l’est plus depuis la parution de Action Comics #1 (1938), à l’instar des mini-séries Green Lantern : Rebirth (2004) et Flash : Rebirth (2009).

Après quoi, tout le catalogue de l’éditeur sera relancé à partir de juin à l’exception des titres phares Action Comics et Detective Comics qui retrouveront leur numérotation d’antan (respectivement #957 et #934) ; les titres majeurs comme Batman, Superman et Wonder Woman seront dorénavant bimensuel ; et le prix de toutes les séries revient à $2.99.

Geoff Johns confirme aussi qu’il quitte la série Justice League après les évènements de La Guerre de Darkseid.

[quote=“Jack!”]…]

Ils en profiteront pour faire le trie dans la continuité, …][/quote]

Chez un éditeur comme DC (tout autant que Marvel d’ailleurs) la “continuité” dont on nous rebat régulièrement les oreilles peut, d’une certaine façon, être envisagée comme une “autorité” ; dans le sens ce qui fait (ou ici devrait faire) autorité, et en lisant depuis quelques années les différentes et fréquentes déclarations à son sujet je me dis que les scénaristes actuels n’écrivent plus des histoires mais des fanfiction où la “continuité” n’est plus qu’une perspectives parmi d’autres.

Et dans ce contexte il m’apparaît aussi que ces fanfiction acquièrent de fait le statut de mythe, du moins comme l’entendait Claude Lévi-Strauss : l’essentiel du mythe n’est pas l’histoire narrée, mais les formes qu’elle a prises chez chacun de ceux qui la racontent.

Il ne leur reste plus qu’à bien raconter. :wink:

“Le plus grand secret de l’univers DC Comics s’apprête à être révélé !”

Voici la couverture complète de DC Universe : Rebirth #1 par Gary Frank.

Là où ils se prennent les pieds dans le tapis de la continuité, c’est qu’ils tiennent absolument à la gérer en temps réel, en grande partie à cause des cross-overs dans tous les sens. Si Batman se casse un bras en juin, il doit être représenté avec un plâtre en juillet au plus tard.
C’est un peu un souci. S’ils donnaient plus de champ libre aux auteurs, chacun pourrait intégrer des trucs de la continuité à trois ou six mois d’écart, en utilisant des choses de plus gros calibre, d’une série à l’autre. En prenant un peu de recul, ce qui permettrait de ne pas gâcher les effets de suspense en annonçant les suites des événements avant que ceux-ci ne soient terminés.
Il y a trente ans (à la louche, voire plus…), les séries évoluaient chacune dans sa sphère, et les cross-overs utilisaient des faits bien posés précédemment (je pense tout de suite au crypto cross-over où les super-héros se lance à la poursuite des Dire Wraiths, les ennemis de Rom, un récit qui touche toutes les séries).
Aujourd’hui, ce qu’il faudrait, c’est que, pour prendre un exemple actuel, Standoff, le cross-over des Vengeurs, se finisse six mois avant sa suite directe (le lancement de la série sur Steve et de celle des Thunderbolts). Chaque équipe éditoriale aurait le temps de tout bien lire et de bien se caler sur ce qui vient d’être fait.
Mais ils ne le feront jamais, parce que nous sommes à l’ère du buzz, qu’il faut entretenir perpétuellement, et à l’heure des “ventes forcées”, et les cross-overs jouent ce rôle.
Mais s’ils pouvaient oublier un peu l’idée que toutes les nouveautés soient intégrées dans toutes les séries, ça serait pas un mal.

Jim

[quote=“artemus dada”]

Et dans ce contexte il m’apparaît aussi que ces fanfiction acquièrent de fait le statut de mythe, du moins comme l’entendait Claude Lévi-Strauss : l’essentiel du mythe n’est pas l’histoire narrée, mais les formes qu’elle a prises chez chacun de ceux qui la racontent.

Il ne leur reste plus qu’à bien raconter. :wink:[/quote]

ce n’est pas tant la forme que l’histoire a prise qui est important selon moi chez levi-strauss, c’est les variations entre forme qui est le mythe lui même, sa strucutre pour le moins. Variations qui révèlent une structure donc qui correspond aux structures de la parenté.

Là encore on est pas loin de Freud : l’histoire consciente connait des déformations qui correspondent à la structure œdipienne.

Ce qui est déterminant c’est la variation de l’élément et non l’élément lui même.

par exemple on prend le pré crisis et l’après crisis. On peut constater que soit on a une histoire continue mais dédoublement des persos (plusieurs superman par exemple) pour le pré crisis soit on a un seul perso mais on a des incohérences dans son histoire pour le post crisis (zero hour et toute la suite cherchant à suturer les incoherences à l’infini, comme le symptome se répète révélant et masquant à la fois le refoulé/incohérence).

la structure du mythe dc serait ici soit le sujet se divise soit c’est son histoire qui est incohérente. Ce qui est le repérage du traumatisme chez freud. l’histoire à trou délimitant l’inconscient et la division du sujet, le fantasme.

L’une des plus forte représentation de cela, c’est la pièce de théâtre incendie de Wajdi mouawad.

en spoiler pour ceux qui ne veulent pas se gâcher la fin de la pièce :

[spoiler]la pièce raconte la recherche par un frère et une sœur de leur frère perdu et de leur père inconnu. En effet leur mere a eu un enfant avant eux qu’elle n’a pas élevé et eux même sont issue d’un viol. La mère leur a remis deux lettres une pour leur père et une pour leur frère.

A la fin les deux lettres sont remis au même homme. Dans l’une, la mère s’adresse à son violeur et lui présente ses enfants en lui disant que face à leur regard il plongera dans le silence et l’horreur de son acte, un silence de solitude et de désespoir. Dans la seconde lettre, elle s’adresse à son fils et lui présente son frere et sa soeur et lui dit que découvrant qu’il a violé sa mère, il sombrera dans le silence, mais qu’elle sera avec lui dans ce silence que ce sera un silence au delà de l’horreur.

division de l’histoire, division du personnage, et pluralité de sens du silence qui est l’écart entre les mots, la variation elle même.

La pièce moderne qui me brise de part en part le plus.[/spoiler]

http://imageshack.com/a/img921/492/3mVYaF.png

D’après le scénariste Geoff Johns, DC Universe : Rebirth débutera lors d’une enquête de Batman concernant le Joker.

De là à penser qu’il y a un rapport avec l’identité secrète du Prince du Crime et la conclusion de l’arc Darkseid War ? Il n’y a qu’un pas.

Voici les premières pages :

http://imageshack.com/a/img924/4883/LHf6tw.png

http://imageshack.com/a/img924/9522/myuQ0d.png

http://imageshack.com/a/img922/2308/mHwcwc.png

[quote=“n.nemo”]

[quote=“artemus dada”]

Et dans ce contexte il m’apparaît aussi que ces fanfiction[/quote]

acquièrent de fait le statut de mythe, du moins comme l’entendait Claude Lévi-Strauss : l’essentiel du mythe n’est pas l’histoire narrée, mais les formes qu’elle a prises chez chacun de ceux qui la racontent.

Il ne leur reste plus qu’à bien raconter. :wink:

ce n’est pas tant la forme que l’histoire a prise qui est important selon moi chez levi-strauss, c’est les variations entre forme qui est le mythe lui même, sa strucutre pour le moins. Variations qui révèlent une structure donc qui correspond aux structures de la parenté…][/quote]

Dans mon propos il est questions des formes pas de la forme, toi tu commences par parler de la forme pour ensuite parler des variations.
Mais variations de quoi, du fond ou de la forme ?

oui des formes. Il s’agit d’insister sur le fait qu’un mythe pour levi-strauss est à analyser au niveau des variations de forme qu’il connait. Levi-strauss fait dans le détails.

On peut le dire comme ça ou on peut dire qu’un mythe a une forme répétitive avec des petites variations lors de ses itérations.

Du coté du structuralisme de levi-strauss, le fond n’existe pas. il n’y a que le forme saisit comme différence. le medium est le message.

On ne parle pas de la même chose.

Il y a (sûrement) de la place pour plusieurs manières de voir les choses mais mon propos n’a rien à voir avec ce que tu en dis (je n’ai d’ailleurs par parler de fond), tu mélanges allègrement la forme et les formes ; et je vois arriver un hors sujet sur plusieurs pages qui n’apportera rien au fil de discussion c’est-à-dire **Rebirth **(du moins de mon point de vue).

[quote=“artemus dada”]On ne parle pas de la même chose.

Il y a (sûrement) de la place pour plusieurs manières de voir les choses [/quote]

Surtout avec le Joker.

Ivan Reis dessine les héros de DC Comics à l’ère **Rebirth **pour le catalogue des Previews :

http://imageshack.com/a/img922/2334/aul4z5.jpg

Une menace que personne n’a vu venir ? Avec un sablier ?

c’est quel superman sur la couv ?

j’ai lu certains dire que toutes les series superman ont comme protagoniste le superman pre52. C’est vrai ?

Oui et Non. Le Superman pré-52 est bien dans l’univers des New 52 en compagnie du Superman New 52, bien sûr.

Il fera même équipe avec lui dans la “Super League”.

La couverture de la nouvelle série Superman de Peter Tomasi laisse peu de place au doute.

D’ailleurs, la révélation qui marque le début de Super League pourrait expliquer ce revirement…

revirement ? tu veux dire que superman 52 est abandonné au profit du superman pre 52 ?

Abandonner, je ne sais pas, mais il y a une explication au début de Super League (Superman #51) qui pourrait expliquer le remplacement de l’un par l’autre.

et c’est quoi ?

On apprend qu’après ses divers problèmes de pouvoirs (Truth), le Superman du New 52 est mourant.

[quote=“Jack!”]

On apprend qu’après ses divers problèmes de pouvoirs (Truth), le Superman du New 52 est mourant.[/quote]

non non non, c’est pas possible qu’ils fassent ça.

Merci en tout cas pour la réponse et puis j’en profite pour tout ton travail de titan pour nous tenir à la page.

:wink: