DE LA PROPAGANDE (Noam Chomsky)

De la propagande

« Noam Chomsky ne se contente pas de maudire l’obscurantisme, il allume une bougie pour que nous puissions y voir. » Voir ou comprendre quoi ? L’impérialisme américain, d’abord, qu’il démonte avec une remarquable acuité. Les ressorts psychologiques et lexicaux de la « fabrication de l’assentiment » dans le monde. Mais aussi la signification des événements de Seattle en 1999, le fonctionnement de l’ONU et des cours internationales de justice, le fondement de l’économie capitaliste depuis les années 1970…

Derrière le Chomsky politique apparaît alors le Chomsky linguiste, insistant sur la falsification du langage, moyen pour une certaine idéologie néolibérale de faire passer les vessies pour des lanternes…

Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Guillaume Villeneuve

  • Éditeur ‏ : ‎ 10 X 18 (2 octobre 2003)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Poche ‏ : ‎ 336 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 226403761X
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2264037619
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 200 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 10.9 x 2.2 x 17.8 cm

Noam Chomsky est un linguiste éminent, auteur et philosophe politique radical de réputation internationale. II est aujourd’hui professeur de linguistique au MIT (Massachusetts Institute of Technology). Il est notamment l’auteur de 11/9 : autopsie des terrorismes (Serpent à plumes, 2001), Le bouclier américain (Serprent à plumes, 2002), Le profit avant l’homme (Fayard, 2003).

Davis Barsamian est journaliste et écrivain.

Une lecture en complément de l’essai d’Umberto Eco sur le fascisme ?

Ouais, un peu : j’ai toujours aimé Chomsky, qui apporte sa vision de linguiste à un discours politique qui m’intéresse, et je ressentais le besoin d’un piqûre de rappel. La présence du bouquin sur le présentoir a été un signe !

Jim

Toujours vu en chomsky, l un des patients zéro, incubation initiale de tout ce qui a deconné sévèrement dans la gauche contemporaine.

Le complotisme comme pensée de gauche, on lui doit.

Bizarrement, je m’attendais à ce que tu allais dire un truc comme ça. Pas dans la formulation, mais dans l’idée.
Sans doute parce qu’il voit dans « le capitalisme » une force en soi, qu’il lui prête une intention. Vision que je partage, pour ma part, mais c’est parce que, comme Pascal Jouxtel l’a écrit dans la dédicace qu’il a laissé dans mon exemplaire de son Comment les systèmes pondent, je suis un « méméticien honorifique ».

Jim

Sourire.

Sous le capitalisme, c est surtout «c est la faute aux États-Unis», quelque soit le sujet pour chomsky.

Oui, enfin bon, il est américain, il s’oppose à la politique de son pays depuis le Viêt-Nam et il est perçu comme un gauchiste. Ce qui fait monter tout le monde dans les tours, dans ce pays-là.
Mais on peut tenir le même discours au sujet de Howard Zinn, d’une certaine manière.
Et par le truchement du soft power et de l’influence culturelle et politique de l’Amérique, la critique qu’il établit à l’encontre de son pays peut s’appliquer à une sphère plus large.

Jim

C est que l on aperçoit ce qui se passe lorsque les eu ne fixent plus le la aujourd’hui. Cela pourrait l amener à peut-être ne plus faire un procès uniquement à charge.

Le nombre de dictatures repeintent par chomsky en noble lutte contre le satan américain aurait tout de même du à la longue le décrédibiliser.

On a le même en France avec badiou et comme il est français, il est bien meilleur théoricien.

C est déjà ça.

Clin d’œil.

Je crois que personne (ni les pour ni les contre) n’a été en mesure de gérer le déclin américain dans leur schéma de pensée. Justement parce que ça force à remettre trop de trucs en cause.

Jim

C est sur.

Tout cela chamboule.