DEATH WISH (Eli Roth)

Un remake de Death Wish / Un Justicier dans la ville est en développement depuis maintenant quelques années chez la Paramount et la MGM.

Librement inspiré du roman de Brian Garfield, Death Wish a été réalisé en 1974 par Michael Winner (après que Sidney Lumet ait un temps travaillé sur le projet) et met en scène Charles Bronson dans le rôle de Paul Kersey, un architecte qui décide d’appliquer lui-même sa propre justice après l’horrible attaque dont sa femme et sa fille ont été les victimes. Classique du film de “vigilante”, Death Wish est devenu une franchise, Charles Bronson ayant repris les armes dans quatre autre films tournés entre 1982 et 1994.

La nouvelle version est un temps passée entre les mains de Joe Carnahan, qui souhaitait se rapprocher du livre et du traitement de Sidney Lumet et confier le premier rôle à Frank Grillo (American Nightmare : Anarchie, Captain America : Le Soldat de L’Hiver…). Ne pouvant s’entendre avec le studio, qui imposait Bruce Willis dans le rôle de Paul Kersey, Carnahan quitta le navire.

Le remake est maintenant relancé puisque, selon le site spécialisé Deadline, les réalisateurs israéliens Aharon Keshales & Navot Papushado (remarqués pour leur Big Bad Wolves) ont rejoint officiellement le projet, avec Bruce Willis en interprète principal.

Le début du tournage est prévu pour cet été.

Le remake de Death Wish doit à nouveau se chercher un réalisateur, puisqu’après Joe Carnahan, c’est au tour du duo Keshales/Papushado de claquer la porte.

Le remake de Death Wish s’est trouvé un nouveau réalisateur : Eli Roth (Hostel, The Green Inferno…).

Vincent D’Onofrio (Daredevil) et Dean Norris (Breaking Bad) ont rejoint la distribution de Death Wish.

Tu as lu le roman, Doc ?
Tu évoques entre les lignes le fait que le roman et la proposition de Lumet semblent différents du film qu’on connaît. Tu en sais plus ?

Jim

Je n’ai pas lu le roman, mais j’ai lu pas mal de choses sur le film et son histoire. D’après l’un de ces articles, la transformation du comptable Paul Benjamin (devenu l’architecte Paul Kersey dans le film de Michael Winner) en vigilante se fait de manière plus progressive dans le roman, ce n’est d’ailleurs que vers la fin du bouquin que Benjamin tue son premier criminel. Le message du livre, décrit comme une méditation complexe sur le concept de la civilisation face à la sauvagerie, serait tellement différent de celui du film que l’écrivain Brian Garfield a écrit une suite, Death Sentence, pour clarifier son point de vue.

Lorsqu’il est arrivé sur le projet, Sidney Lumet voulait être assez proche du livre et le filmer en noir et blanc avec Jack Lemmon dans le rôle de Paul Benjamin (on était très loin de Charles Bronson). Le rôle plus important donné au flic Ochoa (qui aurait pu revenir à Henry Fonda) vient de cette première version. Mais quand Dino De Laurentiis est arrivé sur le projet, Lumet a claqué la porte pour travailler sur Serpico.

Ah cette dernière information est intéressante. Parce que Serpico, c’est aussi une réflexion sur les frontières entre la loi, la justice et l’ordre (mais vu par le prisme d’un personnage qui passe du statut d’impliqué à celui de jean-foutre souriant).
Très intéressant, merci. Ça donne envie d’aller lire le bouquin, tiens.

Jim

La femme de Paul Kersey (Bruce Willis) sera incarnée par Elisabeth Shue (Retour vers le futur 2 & 3, Leaving Las Vegas…).

Les premières images :

Eli Roth : “We wanted to bring back that great, classic Bruce Willis we all know and love and just do a fun, badass update of a revered classic.I wanted to bring Bruce back to that Fifth Element, Unbreakable, Die Hard glory and have him craft another iconic performance, and I really think he did it. I mean I really think this can be his Taken. The fun is watching him go crazy and watching someone slowly move the moral goal post.”

“What’s interesting about Death Wish is it’s not a CIA guy who’s coming out of retirement, you know, he’s not John Wick, he’s not a professional assassin. He’s a normal guy, he’s a surgeon, he’s a dad, he’s never picked up a gun in his life. And with each kill as he gets closer to finding the people that did this to his family, he gains a new skill. He gets better and better and better. So by the end of the film he’s really much closer to John McClane… The very things that make him a good surgeon are what eventually make him a great killer.”

La bande-annonce :

En lisant les propos un peu plus haut, et en regardant la BA, je me suis fait la réflexion suivante : "est-ce que, en France, on aura la joie de sentir ce retour du grand Bruce grâce à un doublage de Patrick Poivey ?

Parce que bon, Bruce Willis, ça fait quelques films qu’il donne l’impression de s’en foutre, mais en plus, en VF, on lui colle un nouveau doubleur que je ne connais pas, mais qui lui flanque une voix de papy. La misère, quoi.

Jim

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Pour certains de ses films récents, ceux qui sont sortis directement en DVD ou à la télé sur une chaîne de la TNT (des trucs comme Le Prince ou Vice), le distributeur français n’a pas pris la peine de commander un doublage français et a utilisé le doublage québécois. Cette voix de papy, c’est en fait le “Patrick Poivey québécois”, la voix officielle de Bruce depuis une vingtaine d’années…

Pour L.A. Rush, sorti récemment en VOD, c’est bien Poivey :

https://forum.sanctuary.fr/t/l-a-rush-mark-robb-cullen/75932

J’ai même vu un truc vicieux : il y a un film que j’ai d’abord vu de manière illégale, et c’était un doublage québécois. Puis je l’ai revu à la télé, et Willis avait la voix de Poivey, mais les autres acteurs étaient toujours doublés par des gens de la Belle Province. Comme si on avait fait bosser Poivey pour l’exploitation en France.
Quel mic-mac.

Jim

La nouvelle bande-annonce :

On remplace Willis par Neeson et c’est limite du Taken cette nouvelle version

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Etonnant, ce “Bruce is back”…
Que le retour d’un acteur pas vraiment au meilleur de sa forme ces derniers temps soit un argument marketing c’est pas la première fois ; mais que ce soit carrément sur l’affiche, c’est plus incongru.