DEATHBRINGER (Ismaël Legrand)

J’espère bien.

Bon bah pour une fois, j’ai lu avant @Fredo_Fontes. :wink:
Je ne suis pas vraiment expert de dark fantasy, voire pas vraiment expert de fantasy tout court.
Cependant, une fois qu’on sait un peu tout ce qui s’y passe, les interactions, les ennemis, les secrets, … il y a un petit côté classique au niveau des archétypes. Mais là où je me suis fait surprendre et que l’auteur a failli me perdre, c’est dans un tour de passe-passe dans la gestion des différents protagonistes. Alors, une fois qu’on connait cela, est-ce qu’une relecture fonctionnerait encore ? Je suppose quand même, car quand j’ai fini l’album, pris dans le rythme des combats, j’ai laissé filer l’intrigue, pour mieux y revenir par la suite parce qu’il y a notamment un point qui m’avait échappé… et je trouve quand même que ce point n’est pas très bien amené, du moins il y a une réplique qui sonne bizarre pour le lecteur que j’étais, comme un cheveu dans la soupe (ou alors, j’ai vraiment raté quelque chose). Mais si on fait abstraction de cette pourtant petite bulle, l’intrigue tient bien. D’ailleurs, je ne pensais pas qu’on s’aventurerait dans ce genre de choses, ce qui donne quand même une teinte un peu SF à la Fringe ou à la comic book, avec les multivers, en fait. Mais comme on le découvre sur la fin, ce n’est pas exploité et ce qu’est pas le but, je pense. Ce qui donne quand même un scénario inattendu pour ma part, même si le contenu est plus « classique ». Mais il a fallu que je digère pour mieux apprécier.
En tout cas, y a pas vraiment de « gentils » là-dedans, et je ne sais pas si c’est volontaire, mais on ne peut pas dire que les cultes soient à leur avantage là-dedans ! :rofl:

Graphiquement, ça tabasse bien, surtout pour un premier album. J’aurais aimé qu’il fasse les jeunes femmes beaucoup moins sexy, je trouve que ça dessert le propos et c’est pas l’influence comic book que j’apprécie le plus. Surtout que dans le discours, on a là des femmes qui peuvent mener la danse, et l’auteur ne montre pas les hommes totalement à leur avantage face à elles (si ce n’est sur l’aspect physique, mais c’est là qu’on voit qu’ils ne sont pas à leur avantage, puisqu’ils ne peuvent pas faire autrement). Et puis il y a une scène qui n’était pas vraiment obligée à mes yeux, même si c’était pour insister sur une relation spéciale entre deux protagonistes (je le reproche à Corbeyran, donc y a pas vraiment de raison que je ne le fasse pas ici :slightly_smiling_face:)
Mais sinon, j’aime beaucoup la gestion des noirs de ce dessin fait sur tablette graphique, qui rappel un peu Charles Burns par moments.

Et pour avoir discuté avec lui en dédicace, c’est un auteur qui veut apprendre vite et qui suit énormément les recommandations de son éditeur (David Chauvel), sans sourciller. Un discours pas commun et que j’ai trouvé très humble.
Une collaboration vraiment à suivre, je pense.

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Je l’ai commencé. Les planches sont magnifiques. Et c’est intéressant parce que ça fait écho avec ma lecture actuelle, L’empire des vampires : il y a une ambiance bien particulière qui se dégage des planches d’Ismael Legrand qui me renvoie à mes sensations de lecture avec les livres de Jay Kristoff.

Oui, c’est vrai. En lien avec la gestion du noir et blanc, je pesne.

Oui et aussi un environnement hostile, un truc palpable dans l’air, comme une présence néfaste. Il parvient très bien en quelques cases à imposer cette ambiance.

Ouais, … bah c’est ça !