[quote=« Jim Lainé »]
Ah ?
Vous avez la carte de presse ?
Vous êtes rémunérés ?
Très sérieusement, n’allez pas prendre mal tout ce que je vais expliquer (pour la troisième fois) et n’allez pas vous vexer, mais on ne parle pas de la même chose.
Non non, faut pas mélanger : vous êtes des passionnés qui prenez sur votre temps libre pour bosser, et vous bossez même si vous ne recevez pas de service de presse. Et recevoir un service de presse ne fait pas de vous des membres de la presse.
Et faut pas prendre ça pour du mépris ou pour une engueulade, c’est simplement que je dis quelque chose, et vous comprenez autre chose. Sans doute pour défendre votre chapelle, ce qui est fort louable, mais ça n’a strictement rien à voir avec mes propos.
Qui plus est, j’aurais tendance à voir la pertinence des médias en fonction du public. Par cercles concentriques, en gros. Le premier cercle, c’est les amateurs de comics, eux, c’est un « public captif », déjà conquis, donc effectivement, les fanzines il y a vingt ans ou les sites aujourd’hui leur parlent directement, et là, on peut facilement évoquer les revues presse. Et je me trompe peut-être, mais pour moi, France-Comics fait partie de ce premier cercle. Le deuxième cercle, c’est les amateurs de BD au sens large (comprendre : franco-belge), ils sont touchés par Zoo ou Bo-Doi, et faut reconnaître que ces revues parlent peu des magazines kiosque (pour ce qui est d’internet, je sais pas, j’ai pas d’idée : Actua-BD ? BD Gest ? C’est vraiment les seuls que je connaisse…). Et le troisième cercle, c’est le grand public, et là, vraiment, on ne parle pas de revues kiosque. Déjà, on ne parle pas de super-héros ou de comics…
Enfin, et surtout, utilisons les mots pour ce qu’ils signifient. Je parle de la presse. Pas des médias. De. La. Presse. Je n’ai pas parlé de la télé ou d’internet, j’ai clairement et nommément parlé des magazines, des journaux et des revues. Du papier. Le reste, je ne connais pas, et vu l’usage que je fais d’internet ou de la télé pour ce genre de choses, ça n’entre même pas en considération dans mon esprit.
C’est l’une des choses agaçantes sur internet : on dit « bleu », et les gens comprennent « vert ». Et quand on précise « non non, bleu », ils répondent « ah mais vert ». Alors que clairement, il faudrait répondre « ah pardon, j’avais compris vert, mais en fait, bleu ».
Mais bon, c’est comme ça.
Après, je ne dis pas que votre travail n’a aucun impact. Je suis le dernier placé pour l’estimer. Qui plus est, je me doute bien que vous et tous les gens de tous les sites du genre faites un gros boulot sans snobisme et sans discrimination, parlant de tout à un public qui écoute. Mais ce n’est pas de ça que je parle. Moi, je parle des gens qui écrivent par métier dans les magazines et les revues, et qui ne jurent dans leurs sélections que par les albums. Il me vient en tête peu d’exemple d’articles ou même de notules sur des productions kiosque (à part un texte sur le Sibilla de Strangers, dû à Jean-Pierre Fueri dans Bo-Doi, un texte sur Marvel Classic dans Zoo signé par ma pomme, peut-être un truc sur le mag Star Wars dans Zoo, signé par mézigue mais dont je ne retrouve pas la trace… Il me semble avoir vu des trucs pareils dans Laufeust Mag, mais j’ai pas ça sous la main… C’est quand même particulièrement rare).
Je crois que je m’exprime dans un français accessible, la moindre des choses, quand j’explique deux fois le même truc, c’est d’en respecter la teneur. Je crois qu’on a tous passé l’âge de s’amuser à avoir le dernier mot.
Jim[/quote]
Désolé, j’avais pas bien compris ton message du 7 mars (et à la relecture, en effet, c’est clair), donc là, oui, mon cerveau est moins embrumé. C’est marrant, parce que je n’ai pas la même position que Kab et Blackie, et plus celle de Jim et Niko (son exemple est d’ailleurs très parlant). Peut être parce que je ne viens pas du sérail de la BD, et je me sens toujours comme une sorte de greffon qui se demande parfois comment il s’est retrouvé ici ! 
Pour preuve de mon ressentiment, j’ai une anecdote à ce sujet : Vincent Bernière, qui avait gentiment accepté d’être interviewé pour la collection Outsider, m’a mis en contact avec l’un de ses lettreurs en lui disant que j’étais un journaliste. Première chose que je fais : je m’excuse sur la méprise ! 