DECORUM t.1 (Jonathan Hickman / Mike Huddleston)

Ce sera le nœud du deuxième tome, c’est clair. On peut effectivement penser que la fin sera ouverte pour laisser de la place à une éventuelle suite.

Au titre, ça donne l’impression que c’est pour des esthètes.

c’est pour des bobos en manque de BD incompréhensibles dont ils peuvent parler comme des chefs d’œuvre et dire que c’est plus que de la BD.

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Kiléméchan.

Jim

Kilapatoutafétor.

Manque un o, non ?
Des boobs !

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Belle exposition pour cette excellente bédé!!

Une lecture saine que je recommande tellement c’est magnifique et que c’est plus que de la bédé, comme le dit Kab.

Qu en dire ?

La bd est magnifique. Même si les visages féminins concedent trop à l air du temps, un détail, la bd est magnifique.

Hickman multiplie des scenettes, pas tant que ça en fin de compte, juxtapose donc plutôt, et le ton est plus humoristique que ce à quoi on aurait pu s attendre. Si les diagrammes et autre textes explicatifs sont bien là, le monde n est pour l instant pas si important. Plus prétextes que centrales, les idées sont au services de la légèreté, des dessins et des recherches graphiques.

C est beau et leger.

Pas quoi se la jouer intello pour le coup. Qu est ce que tu lui reproches kab alors ?

Tu l’as lu dans quelle boutique ?

Hahaha.

Je vois pas ou c’est léger, et je lui reproche d’être super abscons, on comprend que dalle (je parle pas de la nana tueuse, et la nana delivroo qui va avec ça c’est la moitié du bouquin). J’ai pas vu l’humour non plus.

Mais qu est ce qu il y a à comprendre ?

Une tueuse pro recrute une jeune fille.

Tu n as pas trouvé d humour dans les entretiens d admissions à l école d assassin ?

Tu ne semble pas me lire. Cette partie là c’est la moitié du bouquin. L’autre moitié. est incompréhensible.

Deux bulles d’échanges qui pour le coup ne m’ont pas fait rire c’est pas ce que j’appelle une BD d’humour.

Sourire.

L autre partie du bouquin n est pas bien compliquée non plus et ce même si nous n avons pas encore toutes les explications. La lutte entre les mères et les intelligences artificielles, et là encore ça ne se prend pas vraiment au sérieux. Il y a un parfum d incal si on devait trouver une référence, mais c est juste esquissé.

C est bien moins construit et complexe que sa bd sur wall street. Et ça ne semble pas être le but. Nous verrons avec le tome 2, mais pour l instant ça à tout l air d être une pochade.

L important ici c est que c est beau et léger donc.

Je trouve ça plus complexe que sa BD sur Wall Street que je trouve très lisible et agréable.

Beau je débat pas, chacun son point de vue, je préfère le style des premières planches, léger, j’aurais pas dit ça.

Perso je vois tout à fait ce que tu veux dire, et ça a été pour moi aussi l’excellente surprise de ce titre. Je vois de la dérision dans le perso de la tueuse aristo, son formalisme extrême, sa politesse « désagréable », et en poussant un peu j’y vois même une forme d’auto-critique de la part de Jonathan Hickman à qui l’on peut reprocher son formalisme un peu outré et son manque de « chaleur ».
Et j’ai même éclaté de rire à deux ou trois reprises, notamment au moment où le nom « sororité de l’homme » est évoqué : la réponse de la factrice de l’espace est impayable (« goddamn, that’s a terrible fucking name »).

pas encore lu mais rien qu’en feuilletant, la forme, on voit déjà que c’est vraiment du Hickman pur jus.