DEEPWATER (Peter Berg)

En 2010, la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon explose, créant l’une des plus importantes catastrophes écologiques et économiques de l’Histoire.
C’est Peter Berg qui relate ce drame, en remplacement de J.C. Chandor (All is Lost) qui a quitté le projet pour cause de “différences créatives”.

[quote]DATE DE SORTIE FRANCAISE

12 octobre 2016

REALISATEUR

Peter Berg (Battleship, Du sang et des larmes…)

SCENARISTES

Matthew Michael Carnahan, Matthew Sand et J.C. Chandor

DISTRIBUTION

Mark Wahlberg, Kate Hudson, Dylan O’Brien, Kurt Russell, John Malkovich…

INFOS

Long métrage américain
Genre : drame/action
Titre original : Deepwater Horizon
Année de production : 2016[/quote]

La bande-annonce :

La nouvelle bande-annonce :

youtube.com/watch?v=H_PzWohHz30

C’est marrant comment le genre “film catastrophe” subit un glissement de terrain. Dans les années 1970, les “héros” (dieu que ce terme est désormais galvaudé) étaient des gens normaux, et ceux qui étaient impliqués dans la catastrophe (le promoteur immobilier de La Tour Infernale, par exemple), mouraient.
Désormais, on assiste à un brouillage de ces deux catégories. Les héros sont soit des sauveteurs ayant une raison logique de se trouver sur les lieux, soit, comme ici, des gens impliqués dans le pourquoi de la catastrophe. Même si ce ne sont que de simples employés, ils font partie d’une organisation sociale, d’une entreprise, qui décide de prendre des risques.
Et dans la logique de droite d’un Peter Berg, ce sont des “héros”. Pourtant, ils sont doublement victimes : victimes de la catastrophe, et victimes des décisions de leur employeur qui les envoie dans des zones à risque.
Après, il faudra voir le film si l’on veut exprimer un avis définitif, mais pour l’instant, ça ressemble à un récit qui ne se pose pas la question de l’exploitation des sous-sols et du drame écologique que ça représente, avec ou sans catastrophe. On peut faire confiance à Peter Berg pour les images spectaculaires et la montée de suspense, mais les deux bandes annonces sentent déjà un parfum de conservatisme décomplexé.

Jim

Ça tient peut-être au fait qu’en lieu et place de “héros” il faut peut-être voir, aujourd’hui comme hier hier d’ailleurs, parfois, des “personnages principaux”, et ne pas utiliser un terme pour l’autre ?

Je me suis fait la réflexion, mais l’usage de l’expression “real heroes” dans la bande annonce me laisse supposer que c’est ici à prendre au sens “héroïque”.
Mais une fois de plus, c’est peut-être moi qui sur-interprète.

Jim

[quote=“Jim Lainé”]Je me suis fait la réflexion, mais l’usage de l’expression “real heroes” dans la bande annonce me laisse supposer que c’est ici à prendre au sens “héroïque”.
Mais une fois de plus, c’est peut-être moi qui sur-interprète.

Jim[/quote]

Mon intervention n’avait pas l’intention de remettre en cause tes propos, mais de manière plus générale l’usage du terme “héros”, ce que tu semblais aussi souligner.
D’autant que je n’ai pas regardé cette B-A (je n’en regarde pratiquement jamais).

youtube.com/watch?v=JcogXRfP4fc