DÉGRADATION – Benjamin Myers (Seuil)


(Fab) #1

Présentation de l’éditeur

Au plus profond de l’hiver, dans la lande rugueuse et désolée du nord de l’Angleterre, une jeune fille disparaît. Deux hommes la recherchent : le détective James Brindle, solitaire, taciturne, obsessionnel, et Roddy Mace, ex-journaliste des tabloïds fuyant son passé de débauche à Londres. Ils ne tardent pas à dénicher le suspect idéal : Steven Rutter, terrifiant personnage, plus proche de la bête sauvage que de l’homme, qui vit retiré dans une ferme isolée et rumine de sombres secrets. Mais il n’est pas le seul, et ce qui s’annonçait comme un banal fait divers va bientôt basculer dans l’horreur, à mesure que Brindle et Mace plongent dans les coulisses insoupçonnées de la vie du hameau.


(Fab) #2

" Noir, rural, décadent et dépravé". En 4 mots Val McDermid a parfaitement résumé ce Dégradation de Benjamin Myers.
La caste des puissants locaux a droit de vie et de mort sur une communauté isolée du Yorkshire et se délecte de plaisir des plus pervers.
C’est glauque,noir,sale et sordide et rempli de misère à tous les niveaux. Le titre aurait même pu être Dépravation.
Les passages, parfois très beaux, de description de la nature sont autant de respirations salvatrices.

Sur la forme, et c’est étonnant, pas une seule virgule et régulièrement des phrases non verbales.
C’est un choix surprenant qui m’a régulièrement fait sortir de ma lecture pendant un long moment, je notais constamment les endroits où auraient dû être ces virgules, avant que je finisse par m’y habituer.