DERNIÈRES LECTURES COMICS


(artemus dada) #201

Si, si, j’ai lu le premier tome paru chez Panini, et oui tu as raison au sujet des références à la série de la BBC ; cela dit je n’ai pas apprécié plus que ça ce premier tome.
J’en ai lu par contre beaucoup de bien, je retenterai sûrement le coup à l’occasion. :wink:


(Jack!) #202

[quote=“artemus dada”]Si, si, j’ai lu le premier tome paru chez Panini, et oui tu as raison au sujet des références à la série de la BBC ; cela dit je n’ai pas apprécié plus que ça ce premier tome.
J’en ai lu par contre beaucoup de bien, je retenterai sûrement le coup à l’occasion. :wink:[/quote]

Oui, je te suis sur ce coup là. Je suis un très grand admirateur de Dan Slott, depuis un sacré bout de temps, donc ça ma coûte un peu de le dire mais les derniers travaux de l’auteur ne sont pas les plus palpitants ni les plus surprenants.


(Blackiruah) #203

J’ai profité de ce grand week end pour lire tes chroniques très sympathiques Artie, ça m’a d’ailleurs envie de lire ce run…

Mais

Panini a réédité ce run sous 2 deluxes. Le premier du 1-11 et le second au 21- 31 . En regardant de plus près, les épisodes 12 au 20 sont tagés Secret Invasion, je me demande pourquoi ils ne les ont pas publiés dans cette même collection. S’inscrivent ils complètement dans ce run ou sont-ils complètement obsolètes?


(Jack!) #204

Les épisodes liés à Secret Invasion ne font pas partie du run de Dan Slott. Celui-ci commence juste après. Avant ça, c’est Brian Bendis qui s’occupe de la série The Mighty Avengers.


(artemus dada) #205

…. **[size=150]E[/size]**n 2001-2002 Warren Ellis écrit une histoire, dessinée par Colleen Doran, publiée sur la Toile (et toujours disponible : Pour en savoir +) intitulée Superidol.

Cette histoire repose sur un concept de science molle, la mémétique, qui commence à faire parler de lui à peu près au même moment.
Même si au demeurant l’idée de ce qui se voulait une approche révolutionnaire de l’étude de la culture, trouve son origine dans un essai plus ancien de Richard Dawkins (Le Gène égoïste/1976).

Pour résumer le mème est à la culture ce que le gène est à la nature.
Le même est pour ainsi dire le « gène » qui permettrait la transmission et l’évolution de la culture humaine.

Mème pas peur

…. En lisant les 6 numéros qu’écrit Warren Ellis entre 2005 et 2006 pour le compte de la collection JLA Classified (#10 à 15 traduits par Jérémy Manesse dans les DC Universe n°23 à 26/Panini) j’ai immédiatement pensé au livre d’Howard Bloom justement intitulé Le Principe de Lucifer (le run d’Ellis s’intitule fort à propos New Maps of Hell) dans lequel ce dernier explique sa vison de l’histoire au travers des mèmes et des superorganismes en un mot, au travers de la mémétique.

Et pour cause Ellis y fait lui-même allusion.

On peut dire que le scénariste anglais a de la suite dans les idées ou, l’illustration par l’exemple du concept même de mème (de Superidol à superorganisme).

En plus d’utiliser un concept « scientifique » innovant (pour l’époque) et peu connu (et aujourd’hui tombé dans l’oubli ou presque, ce qui revient paradoxalement au même), le scénariste s’ingénie à travailler l’aspect formel de son scénario, celui-ci d’une simplicité enfantine incrémenté par un storytelling - aux tendances expérimentales – se transforme toutefois en une histoire que j’ai trouvée captivante, à l’atmosphère envoûtante.

…. Tous pour un, un pour tous !

Texte et sous-textes prouvent que l’union fait la force ; pour un résultat dont la somme est bien supérieure à l’addition de ses parties qui accessoirement est un parfait résumé de la forme que la JLA adopte dans cette histoire : une équipe dont l’esprit de groupe leur permet de triompher.

Les dialogues – dont certains sont des marqueurs chronologiques d’une belle ingéniosité (voir les deux pages infra) – sont une des grandes forces de ce récit. Ils lui donnent un rythme, tout comme l’utilisation de la décompression, dont Ellis est devenu l’un des maîtres à nul autre pareilles, qu’une lecture d’un seul tenant est plus a même de rendre.

[size=85]Le dialogue en question est celui de Green Lantern (clic droit/image/nouvel onglet)[/size]

… **[size=150]D[/size]**es concepts dont l’utilisation inédite a réussi à me transporter aux antipodes de mes attentes.
Si Ellis mouline les cartes d’une JLA envisagée tel un panthéon de nouveaux dieux à la Grant Morrison, il en fait une belle réussite pour ce run resté dans un relatif anonymat ; ce qu’il ne mérite sûrement pas.


(nikohell) #206

Ellis avait fait aussi un numéro de Global Frequency sur les Memes.


(artemus dada) #207

Tiens, je ne m’en souviens plus (par contre j’ai un très très bon souvenir de cette série).


(Jim Lainé) #208

Sur la mémétique, je conseille la (re-)lecture de Gen13 #43-44, par Adam Warren et Lee Bermejo.

http://vignette1.wikia.nocookie.net/marvel_dc/images/4/42/Gen_13_Vol_2_43.jpg/revision/latest?cb=20110705230259

http://vignette3.wikia.nocookie.net/marvel_dc/images/c/c9/Gen_13_Vol_2_44.jpg/revision/latest/scale-to-width-down/270?cb=20110705230301

Ces épisodes datent de septembre et octobre 1999, et précèdent, de peu certes, ceux de Warren Ellis.
Disponibles dans Gen13 #25-26, en VF.

Jim


(artemus dada) #209

[quote]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/Power_Man-14_zps5ghnqpyw.jpg

Luke Cage est l’exemple même du super-héros du XXI° siècle.
C’est un dur à cuire et ses ennemis sont à son image.
Mercenaires à ses débuts, il est devenu membre des New Avengers.
Dans cet ouvrage, Luke s’apprête à retrouver ses racines au cours d’une missions qui le renvoie dans les rues qui l’on vu grandir.

Cet ouvrage recueille certaines des plus grandes aventures de Power Man, et explique comment ce personnage est devenu une icône : Avengers, Défenseurs, Héros à louer.

Ce volume contient New Avengers : Luke Cage 1 à 3 et Power Man and Irons Fist 50 à 53[/quote]

… **« Sweet Christmas! » **

…. [size=150]L[/size]uke Cage est inventé par Archie Goodwin, John Romita Sr. et George Tuska en 1972 pour l’éditeur étasunien Marvel dans la foulée de l’apparition du courant cinématographique connu sous le nom de blaxploitation - dont on peut dire que Sweet Sweetback’s Baadasssss Song (1971) de Melvin Van Peebles est le carbone 14 (même si plusieurs films peuvent sans ambages revendiquer un rôle de précurseur : Le Casse de l’Oncle Tom par exemple).
Quelques années plus tard, son futur collègue Iron Fist, surfera lui aussi sur un sous-genre cinématographique, celui des chopsocky (autrement dit les films d’arts martiaux).


[size=85]Collection Artima Color Marvel SuperStar : POWER MAN n° 1/1981[/size]

…. Luke Cage est semble-t-il un personnage qui a fait l’objet de quelques controverses au pays de l’Oncle Sam.

Principalement en tant qu’il était une caricature d’Africain-Américain, mais aussi au travers de son passé de délinquant ; sous-entendu : la seule manière d’introduire un personnage Noir dans une BD de super-héros est d’en faire un ex-taulard. Voir le cas du Faucon alias Sam Wilson.

Outre le fait que dans « ex-taulard » le terme important est le préfixe « ex », il ne faut pas oublier que le premier personnage Noir d’envergure chez l’éditeur est un roi (certes africain) qui s’appelle T’Challa (Pour en savoir +).
Si je reviens sur cet aspect de Luke Cage c’est après avoir lu les pages de rédactionnel qui complète (de manière fort intéressante) le quatorzième numéro de la collection LE MEILLEUR DES SUPER-HEROS MARVEL où l’aspect polémique du personnage est abordé.

En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu de problème avec la couleur de peau des personnages de mes lectures (ni avec celle de mes contemporains). Et je n’en ai toujours pas
Lorsque, dans les années 1970 après avoir regardé à la télévision la série Les Bannis, je saisissais mes deux Colts pour enfourcher mon cheval c’est Jemal Davis (alias Otis Young) que j’incarnais fièrement.
Mon personnage favoris dans la bande dessinée Teddy Ted c’était l’Apache un type taciturne tout vêtu de noir, souvent en train de sculpter un morceau de bois avec son couteau.
Et qui comme son nom l’indiquait, était un Indien.
Et la sagesse de Kwai Chang Caine, ainsi que son aisance à rester debout face à quelques brutes épaisses qui lui chercher des noises, me faisait regretter de ne pas être né en Chine pour devenir moi aussi un moine Shaolin.

Sans oublier l’un de mes personnages favoris de tous ceux que j’ai rencontrés dans Strange, sans que je puisse l’expliquer autrement que pas un coup de foudre, n’est autre que le Rôdeur.


[size=85]Jemal Davis & Earl Corey[/size]

Ainsi, lire dans les pages de Super Black American Pop Culture and Black Superheroes écrit par Adifulu Nama que le personnage d’Everett K. Ross dans la série Black Panther était là pour permettre aux lecteurs Blancs de s’identifier à un protagoniste récurrent dans un casting essentiellement composé d’Africains ou d’Afro-américains, est quelque chose qui ne me serait pas venu à l’esprit avant que je ne le lise.

Bref le communautarisme de l’imaginaire est un trait de caractère qui m’est totalement étranger.
Il ne viendrait pas non plus à l’esprit de demander son passeport à un scénariste.

…. En ce qui concerne le passé de délinquant de Luke Cage, outre qu’il est aussi un stéréotype (notamment influencé par la blaxploitation), et que la culture de masse n’a jamais fait mystère d’avoir recours massivement à ce type de raccourci scénaristique (pour le meilleurs et pour le pire) ; consciemment ou inconsciemment du reste ; c’est oublier que la Maison des Idées, certainement dans le but de se démarquer de ses concurrents a favorisé - au moins dans ses débuts - des personnages en marge, des outsiders.


[size=85]FF #1 chez Panini[/size]

Spider-Man est, dans sa première aventure, un jeune homme qui par son inaction, son irresponsabilité, favorise les conditions qui vont mener au meurtre de son oncle.
Les Quatre Fantastiques volent une technologie gouvernementale pour être les premiers à aller dans l’espace avant les communistes.
Captain Marvel est un espion extraterrestre. Etc.

Alors certes ils n’ont pas fait de prison comme Luke Cage.

Toutefois c’est oublier que son parcours est exemplaire, et que malgré les vicissitudes de la vie, il revient dans le « droit chemin », et monte une entreprise de « Héros à louer ».
Luke Cage c’est de mon point de vue, la personnification du rêve américain, et l’expression très accomplie d’une valeur américaine par excellence : l’esprit d’entreprise.
Un self-made-man selon Ralph Waldo Emerson (Pour en savoir +) qui met ses super-pouvoirs au service du plus grand nombre.

Et contrairement à ce que dit la quatrième de couverture (voir supra), je ne vois pas Cage comme un mercenaire, mais comme un chef d’entreprise.

Du reste Luke Cage, tout héros Noir stéréotypé qu’il est dans les années 1970, est un personnage à qui Marvel donne une série à son nom.
Si l’idée de toucher de nouveaux lecteurs (et d’augmenter les bénéfices) n’est pas absente de l’équation, il fallait aussi une certaine dose de courage pour le faire à l’époque.

Au-delà de ce constat, penser que tous les Noirs sont des repris de justice en puissance en lisant les aventures de Luke Cage c’est déjà présenter une configuration intellectuelle (si je puis dire) qui n’a certainement pas besoin de ça pour stigmatiser tel ou tel groupe d’individus.

On peut d’ailleurs légitimement se demander pourquoi les mêmes qui voient en Luke Cage un mauvais stéréotype ne pensent pas que tous les Noirs peuvent être de brillants rédacteurs en chef de quotidien en voyant l’exemple de Robbie Robertson du Daily Buggle ?

Imagine-t-on que tout ou partie des lecteurs d’Amazing Spider-Man #129 puissent penser que tous les anciens combattants de la guerre du Vietnam sont des **Punisher **en devenir ?
Si c’est le cas il me semble que le problème se situe dans l’esprit de ceux qui le pensent plutôt que dans l’imagination des scénaristes.


…. « En direct de la rue … » (Jonathan Fisher)

… **[size=150]D[/size]**ans cette aventure en trois numéros, Luke Cage s’attaque à un réseau de trafique de drogue dans la ville de Philadelphie, un retour au source pour ce seigneur de la jungle urbaine, insensibles aux balles et à la force prodigieuse.

Selon un entretien accordé au magazine en ligne Newsarama en janvier 2010, soit quelques mois avant la sortie, cette mini-série aurait dû compter un numéro de plus.
Si l’ensemble tient plutôt bien ses promesses en terme de divertissement, il apparaît évident que dès l’arrêt de la suspension volontaire d’incrédulité, quelques subplots (sous-intrigues) sont passées à l’as comme on dit ; et qu’au moins deux personnages font de la figuration, ce qui n’était je crois pas prévu et que la fin, aussi satisfaisante soit-elle tombe un peu abruptement.

Faut-il dès lors oublier cette histoire, et ne pas la lire ?

Pas du tout, John Arcudi n’a pas à rougir de son scénario et c’est d’autant plus méritoire de l’avoir mener à terme dans des conditions qui n’ont pas du être de tout repos et de manière aussi convaincante.

D’autant que le recueil proposé par Hachette complète son sommaire avec quatre autres aventures, mais cette fois-ci de Power Man & Iron Fist, parues aux U.S.A. à la fin des années 1970, et publiées quatre plus tard dans l’Hexagone.

Ces 4 épisodes ont fait l’objet d’une nouvelle traduction et d’un nouveau lettrage (Benjamin Viette & Cyril Bouquet de MAKMA); c’est donc “presque” de l’inédit.


[size=85]Collection Artima Color Marvel SuperStar 04/1982[/size]

… C’est le premier recueil que j’achète dans cette collection, mais l’impression que j’ai, + le prix somme toute raisonnable dans la gamme de ce genre de produit (12,99 €), en fait un achat que je ne regrette pas.

Et une collection sur laquelle je vais dorénavant me pencher.


(とり) #210

Tu oublies de préciser, d’ailleurs, qu’il fait de la prison pour un délit qu’il n’a pas commis, et pour duquel il est, par la suite, blanchi (si je peux utiliser ce mot, le concernant… ~__^).

Tori.


(artemus dada) #211

[quote=“Tori”]

Tu oublies de préciser, d’ailleurs, …][/quote]

L’ai-je oublié, ou ai-je préféré laisser le plaisir de la découverte à ceux qui ne connaissent pas ce personnage aussi bien que moi ?

(* Edit* :[size=85](Ou peut-être l’ai-je dit (discrètement) au travers d’une des images que j’ai sélectionnées*) Je passe pas mal de temps à choisir l’iconographie (si je puis dire) de mes commentaires©™, qui fait entièrement partie de mon propos. Mais cet aspect, comme d’autres échappent semble-t-il à certains “lecteurs”[/size])

Cela dit, c’est amusant parce qu’en lisant ton commentaire je pense à un article que j’ai lu il y a peu, où il est question de la définition du “troll” dont l’auteur dit - dans un comparaison réjouissante et fulgurante avec une figure de la pop culture - : “…] qu’ il titille, il provoque, il n’est pas à la recherche d’une vérité — et jamais aucun projet de ses ennemis ne l’amène à douter du bien-fondé de sa mission ou de sa méthode —, il cherche les failles du plan échafaudé …], et les exploite au bon moment pour faire mal.…]”.

Certes l’auteur semble forcer le trait en disant “pour faire le mal”, mais cela fait sens avec son sujet.

Et dois-je ajouter, je ne te prête pas autant de malveillance ; rassure-toi. :slight_smile:

:laughing:

(Edit : * (Ton intervention me fait dire que finalement - sur le Toile serais-je tenté de dire mais c’est peut-être plus général) certains lecteurs, plus pressés d’apporter leur grain de sel, ou de troller, ne prennent pas le temps de lire ce qu’on leur propose.

C’est de ça dont je parlais lorsque j’évoquais “l’économie de la reconnaissance”.

Il ne s’agissait pas d’être reconnaissant, mais de reconnaître le travail fait.

En te lisant (mais rassure-toi tu n’es pas le seul) je me dis qu’il y a encore du chemin à parcourir.) :slight_smile:


(artemus dada) #212

[quote=“Tori”]

Tu oublies de préciser, d’ailleurs, qu’il fait de la prison pour un délit qu’il n’a pas commis, et pour duquel il est, par la suite, blanchi (si je peux utiliser ce mot, le concernant… ~__^).

Tori.[/quote]

[quote]Ce qui ne me tue pas, me permet de réfléchir.
Larry Bambelle, pataphysicien Cordon bleu deuxième dan[/quote]

Je reviens un peu sur ton intervention (si tu le permets).

En relisant mon article pour le mettre sur mon blog (Pour en savoir +), et en ayant en tête ton intervention (et celle - assez récente - d’un autre forumeur ailleurs sur un autre commentaire©™) je me disais que finalement mon commentaire©™ sur Luke Cage met (au moins) deux idées-forces en avant :

  • Celle de communautarisme de l’imaginaire, et le fait que peut-être (?) de ce côté-ci de l’Atlantique on y échappe plus facilement qu’aux U.S.A. - il s’agit d’une intuition plus qu’autre chose qui s’appuie notamment sur le livre d’Adifulu Nama, sur un article que l’on a longuement commenté sur le forum, et sur certains propos “militants” d’auteurs.
    Voir aussi ce blog assez étonnant (Pour en savoir +), découvert après coup, grâce à Phil (Pour en savoir +) :

  • Et la théorie que Luke Cage est un entrepreneur, et l’expression même du Rêve américain.
    Ce personnage existe depuis plus de quarante ans et je n’ai jamais vu cette théorie développée nulle part (mais je ne lis pas tout non plus), d’autant que de mon point de vue elle se tient plutôt bien.
    Et je n’oublie pas la success-story, “né dans la rue” et maintenant leader d’un groupe d’Avengers.
    Bref une manière de voir les choses de façon plutôt originale et positive.

Plus un rappel sur les origines ambiguës de deux piliers de la Maison des Idées, que l’on a tendance à ne plus voir (?).

Là-dessus pas un mot, non tu dit que j’ai oublié, tu n’utilises pas un neutre : “d’autant que l’incarcération de Luke Cage bababa” …, non en moins de 10 mots, tu amoindris tout le travail que j’ai fait et qui lui, compte plus de 10 mots.

Cela dit, tu n’est pas le seul à agir de cette manière (c’est le moment où il faut désingulariser mes propos).

Et comme je le dis je ne suis pas là pour dire aux gens comment se comporter, ce qui ne m’empêche pas d’avoir un avis sur leurs comportements. :slight_smile:
(Mais les avis c’est comme les trous du culs, tout le monde en a un, mais on n’a pas forcément envie de le partager)

Bref, ça fait pas loin de 10 ans que j’écris sur la Toile (et je continuerai autant que faire se peut) et si ça donne une grande liberté, c’est aussi une activité plutôt ingrate en terme de retour ; parce qu’en terme de plaisir d’écriture c’est vraiment une belle expérience.
Mais il y a des moments où on se dit à quoi bon !?

Parce que personne ne me demande de le faire, et que ça ne me rapporte rien.

Et puis on trouve cet article qui donne une explication à propos du “troll” (par exemple) que j’ai cité, et tout d’un coup tout ça prend une autre tournure.

Et ce qui aurait pu être un commentaire qui met un coup au moral, devient finalement un beau coup de fouet.

Donc voilà où je voulais en venir : merci Tori. :wink:


(とり) #213

Désolé, j’ai mal choisi mon terme. J’aurais dû utiliser le verbe omettre, plutôt.

Et que je n’ai pas vues, car elles ne s’étaient pas chargées : je n’avais que le texte.

Heureusement, que tu continueras : c’est toujours très intéressant (je ne le dis pas assez, je le sais… J’en profite donc pour te le dire).

Ce qui n’était pas mon intention. Je souhaitais juste ajouter un (petit) complément à ton argumentaire (qui n’en avait pas besoin, il est vrai).

Je suis loin d’avoir tes connaissances dans le domaine (sans parler de ton travail d’analyse et de réflexion), et je ne savais pas, par exemple, que la théorie que Luke Cage est un entrepreneur, et l’expression même du Rêve américain n’avait jamais (à ta connaissance, le reconnais-tu) été développée.
D’autant (comme tu le dis), qu’elle se tient effectivement plutôt bien.

J’ai toujours vu, pour ma part (et du peu que je sais du personnage), Luke Cage comme un personnage plutôt positif…

Tori.
PS : Si je ne fais pas de commentaire, l’auteur pense ne pas avoir été lu… Si j’en fait un, il est maladroit et, du coup, mal interprété… Comme quoi, il n’est pas facile d’être lu, même pour les lecteurs ! ~___^


(artemus dada) #214

[quote=“Tori”]…]
PS : Si je ne fais pas de commentaire, l’auteur pense ne pas avoir été lu… Si j’en fait un, il est maladroit et, du coup, mal interprété… Comme quoi, il n’est pas facile d’être lu, même pour les lecteurs ! ~___^[/quote]

Je compatis. :slight_smile:

Merci. :smiley:


(artemus dada) #215

Ceux qui ont lu mon commentaire©™ sur Luke Cage/Power Man y ont vu une allusion à une série télévisée intitulée Les Bannis.

Il se trouve que dans la magazine Pilote, en décembre 1970, cette série a fait l’objet d’un pastiche par Goscinny & Uderzo.

Si cela vous intéresse d’en lire les deux pages : (Pour en savoir +).

:wink:


(とり) #216

Goscinny était un génie (D’ailleurs, on pourrait raccourcir son nom en “G-ny”)… et qui savait bien s’entourer (et un scénariste sachant s’adapter à la personnalité de ses dessinateurs : Morris déteste les calembours, Tabary en raffole).

Dommage qu’il soit parti si tôt.

Merci, Artie, pour ces deux pages.

Tori.


(artemus dada) #217

[quote=“Tori”]…]

Merci, Artie, pour ces deux pages.

Tori.[/quote]

Avec Plaisir.


(Jim Lainé) #218

[quote=“artemus dada”]
Et pourtant, on voit peu de bulles de pensées de nos jours, plutôt des récitatifs.[/quote]

Tiens, j’ai pensé à toi, aujourd’hui. Je suis en train de lire les Thor d’Aaron (en gros, de rattraper mon retard : je m’étais arrêté après les épisodes de Garney). Donc j’ai lu le dernier TPB de Thor: God of Thunder, et là, je suis dans Thor, qui marque le remplacement par une héroïne.
Et ce qui est intéressant, c’est la gestion des bulles de pensées. Aaron n’en utilise pas tellement (parfois de manière très ironique, genre une bulle de pensée entièrement blanche, donc vide, apparaissant au-dessus de la tête d’un Mindless One, ce qui est fort drôle, selon moi), mais là, il ressort l’outil parce qu’il a en tête une utilisation sympa. En effet, on a donc une femme Thor, ce qui permet de renouer avec le thème de la métamorphose (à la Captain Marvel) propre au début de la série (Don Blake / Thor). Là, on a une femme (je ne dirai pas qui, afin de ne pas gâcher la surprise à ceux qui ne l’ont pas lu : moi, je me suis fait cueillir, ce qui est du meilleur effet, j’adore quand un conteur arrive à me piéger) qui n’est pas Thor, mais quand elle se transforme, elle n’est plus vraiment celle qu’elle était avant. Afin de rendre cette bipolarité, Aaron rédige une sorte de dialogue entre Thor (paroles) et la femme (pensées). Mais les propos ne se répondent pas parfaitement, ce qui renforce la sensation de folie, de déséquilibre mental. Et la femme dit bien “je” quand elle évoque Thor. Et c’est vraiment du meilleur effet.
Très chouette utilisation.

Jim


(artemus dada) #219

Je regarderai attentivement ces épisodes, promis ! :wink:


(Fred le Mallrat) #220

sur son site… Priest indique utiliser Ross, plus pour poser les questions que se poseraient les lecteurs blancs sur Panther… qui serait vu comme un second ou troisième couteau.
En relisant la série, c est assez clair sur la première moitié de al série où Ross ne cesse de questionner les “compétences” de son "client"
digitalpriest.com/legacy/comics/ … start.html