Alors pas mal de nouvelles lectures pour moi …
Jusqu’à ce que la mort nous sépare Vol.1 : Premier tome de la série, paru chez Ki-oon jeudi dernier. Ki-oon confirme, avec cette nouvelle acquisition, son statut d’éditeur sérieux, auquel on peut faire confiance.
En effet, ce premier opus de « Jusqu’à ce que la mort nous sépare » a satisfait toutes mes attentes.
Tout d’abord, les dessins. Le style du dessinateur est très propre (peut être trop?), les traits sont fins, précis, épurés. Le rendu global est donc très agréable à regarder, même si le dessinateur n’a pas encore de « signature ». Sa ne devrait pas tarder, à mon avis il s’affirmera dans les tomes suivant.
Ensuite, le scénario. Ce premier tome a une fonction majeure. Présenter le contexte, les personnages … Bref, introduire l’histoire. Sur ce plan, c’est très réussi : dès les premières pages on veut connaître la suite, et on s’attache aux personnages. Personnages qui gardent une certaine dose de mystère : seulement quelques indices sur leurs passés sont dévoilés, juste assez pour susciter notre curiosité.
Et pour finir, l’édition. Du très très bon boulot de la part de Ki-oon, comme à l’accoutumée. Une bonne qualité de papier et d’impression, une traduction cohérente et une couverture sobre mais efficace.
En gros, il n’y a aucun argument valable pour se persuader de ne pas acheter ce premier opus, donc faites le.
9/10
MxZero Vol.3 : Un bon petit shonen, très divertissant. On pouvait se demander après le second volume si l’auteur réussirait à donner un nouveau souffle à son récit, qui risquait de devenir rébarbatif. Et ma foi il a réussi.
En effet, maintenant Taiga peut utiliser la magie (même si ça reste franchement limité) et les situations cocasses sont renouvelées et bien trouvées.
Savant mélange entre magie, action et humour, MxZero se révèle être un cocktail rafraichissant, à tel point qu’on se surprend à lécher la paille après l’avoir dégusté.
Je voudrais bien une nouvelle gorgée, s’il vous plait, monsieur Tonkam.
9/10
Rookies Vol. 12 à 15 : J’enchaîne les bonnes séries, moi. Et tant mieux d’ailleurs, c’est pas moi qui vais m’en plaindre. Sa me permet de me faire plaisir pendant les critiques. 
Dans un tout autre registre que les deux oeuvres précédentes, Rookies est tout aussi plaisant à lire.
Au programme : une fin de match mythique entre les Futago (go Futago goooo !) et les furyos de Mégurogawa, du suspens, de belles leçons de vie offertes par ce cher Kawato, un peu de romance, du rire, de la vie lycéenne … Et une suite qui s’annonce monstrueuse avec l’arrivée (ou pas?) d’un nouveau membre dans l’équipe, le fameux Akaboshi.
A suivre et à consommer sans modération.
9/10
Un Ciel Radieux One Shot : Après Quartier Lointain, voici ma deuxième oeuvre de Jiro Taniguchi, et ce ne sera pas ma dernière.
Une lecture apaisante, poétique, douce … Mais pas pour autant dénuée d’émotions et de réflexions.
Réflexion sur la vie, tout d’abord, sur le temps, l’enfance, le travail, la famille. Taniguchi s’adresse à un lectorat extrêmement large par le biais de ce manga. Son message est accessible à tous : « Vivez heureux, passez du temps avec votre famille, vos proches. Ne laissez pas le travail s’emparer de votre vie et aussi de votre mort. »
Mais ce message aurait été vain dans un manga pénible à lire. Ce n’est pas du tout le cas. La narration est fluide, sensible et parfaitement maîtrisée, à l’instar du dessin.
Taniguchi frôle la perfection, comme il l’avait fait avec Quartier Lointain.
On peut cependant reprocher certains moments qui traînent en longueur et d’autres un peu inutiles (par exemple le moment ou « Takuya » rencontre ses rivaux en moto et qu’ils se battent). Mais bon, rien de bien emêtant.
A lire !
9,5/10
Vagabond Vol.11 à 16 : Si Jiro Taniguchi frolait la perfection avec Un Ciel Radieux, Takehiko Inoue l’a atteint avec Vagabond. J’ai beau chercher, je ne trouve pas de défauts à ce manga, à par son prix, mais ça ce n’est pas du fait du mangaka.
Envoutant, Vagabond est un manga qui se savoure. Les planches elles mêmes sont des mets exquis que l’on dévore des yeux.
Le scénario est toujours aussi bon, avec le début de « l’ère Kojiro Sasaki », axée tout d’abord sur son enfance et son adolescence. D’une manière géniale, Inoue introduit, au volume 14, un tout nouveau personnage, sans prévenir, sans préparer, et pourtant c’est tellement bien fait que l’on en oublie la trame principale.
Ces tomes ont palié au seul défaut que je reprochais aux précédents : ils peignent une vision plus « quotidienne » du Japon médiéval, en décrivant non seulement la vie des Ronins de l’époque, mais aussi des habitants des villages, des enfants …
En bref, une narration encore plus sensible et mature, des dessins époustouflants, une édition de qualité (encore heureux vu le prix) … Conclusion : il faut absolument acheter ce manga.
Bon sur ce, les gens, je vous laisse, je dois aller prier à la gloire de Takehiko Inoue.
10/10