DERNIERS VISIONNAGES

J’aimerais bien oublier le film, aussi. :stuck_out_tongue:
Merci.

Serions-nous face au Schwarzeneger de la prochaine décennie, en fait ?

C’est plutôt Dwayne Johnson, ça, non ?

Pas faux. Même si The Rock m’impressionne tellement qu’il (me) semble réussir à créer son propre format d’acteur et de destin à Hollywood.

Oui, c’est bien possible ; j’avoue que je ne suis pas sa carrière d’assez près…

Je ne suis pas assidu non plus, mais je suis impressionné de voir comment un catcheur, certes star, est parvenu à devenir une telle pierre angulaire de Hollywood. Le type arrive quand même à cannibaliser la franchise de Fast & Furious de Vin Diesel de l’intérieur ; il a été invité comme guest, ennemi, et en vient à être l’Alpha et l’Oméga de la franchise, en bâtissant un spin-off sur lui et Statham, et en nourrissant le storytelling sur sa participation aux prochains.
Il se place aussi dans le prochain Disney, il a remis au goût du jour le film catastrophe (San Andreas), a fait beaucoup des bons moments de l’étonnante bonne surprise de Jumanji… mais joue quasiment toujours le même personnage, en fait. Un type super costaud, capable de briser un être humain en deux, mais qui n’utilise quasiment jamais sa force « contre » quelqu’un ; un personnage plutôt pacifique, toujours le type un peu « casual » obligé d’agir, dans des films très peu violents et très peu sexualisés.
C’est vraiment un cas surprenant.

Tu trouves ? Moi j’y vois un parcours classique sport => ciné comme il y a eu avant lui avec Arnie en champion de cette catégorie. Après je suis quand même assez surpris parce que ses débuts avec La Momie 2 ou Le Roi Scorpion ça n’annonçait pas ce qu’on voit aujourd’hui. Il a du suffisamment travaillé son image et faire des choix gagnant au bon moment. Après il lui manque quand même un rôle marquant (comme Conan ou le Terminator pour Schwarzie).

C’est surprenant dans l’approche extrêmement professionnelle de la démarche, en fait. The Rock ne commet pas ou quasiment pas d’erreur ; chaque film, chaque choix de carrière semblent sonner juste dans sa volonté de s’imposer comme l’acteur de référence du divertissement familial, avec continuellement cette image de bon père de famille, courageux et déterminé face aux épreuves qu’il n’a pas cherchés.
Je n’ai pas suivi la carrière d’Arnold, en tout cas à ce point, mais j’ai l’impression que Schwarzie a plus fait « comme il pouvait », quand il le pouvait. Là où The Rock a clairement un objectif, et il suit un plan pour cela.

Scharwzie n’a jamais fait comme il pouvait. C’est un mec qui a construit son parcours depuis ses 15/16 ans quand il s’est mis sérieusement au culturisme. Il faut voir Pumping Iron pour voir comment, déjà, il a construit sa stature dans cette discipline. Sans compter tout le business qu’il monte à coté (salle de sport, conseils et article dans des magazines etc.). Le cinéma c’est une volonté affiché dès qu’il arrive à l’age limite dans le culturisme et on remarque qu’il a rapidement du succès.

Conan c’est son premier film en tant qu’acteur principal et c’est un succès énorme. Dès lors il construit sa carrière sur deux piliers : la construction d’un personnage (le héros fort et vanneur) et l’association avec des réalisateurs de talents en faisant des choix pertinents (alors que Cameron lui propose le rôle de Reese, il se propose de jouer le Terminator).

Son image, il la modifiera ensuite pour les besoins de la politique qu’il envisage durant les années 80. La encore tout est planifié, prévu. C’est justement en cela que le parcours de The Rock n’a rien de surprenant. Il suit les mêmes traces qu’Arnie (ou d’autres avant lui, on pourrait citer Mister T par exemple, Hulk Hoggans, voire, allez fou, Lino Ventura*) avec, je dirais, un parcours plus haché et l’absence d’un rôle marquant qui l’inscrirais dans la mythologie cinématographique.

Il y a rien de surprenant pour The Rock. Par contre c’est exceptionnel compte tenu des très nombreux échecs.

*d’ailleurs c’est juste moi où il n’y a rien eu pour le centenaire de sa naissance ?

Ha bah j’ignorais que Schwarzie avait cette même volonté de « suivre un plan ».
J’ai commencé à vraiment suivre le cinéma et à m’intéresser aux éléments autour des longs-métrages à une époque où il se retirait avant son premier mandat. Je n’ai donc pas suivi tout son story-telling.

Le bouquin n’est plus disponible mais si tu le trouves en occasion, je te conseille cette lecture :

Ca éclaire très bien le parcours du bonhomme.

Merci !

ENNEMIS INTIMES (1999)

Huit ans après la mort de Klaus Kinski, Werner Herzog est revenu sur les lieux de tournage de ses films les plus emblématiques pour parler de sa tumultueuse amitié/haine avec cette personnalité compliquée, acteur hallucinant et halluciné aux colères mémorables. Herzog est passionnant à écouter et les nombreuses images d’époque donnent lieu à un portrait fascinant qui cultive tout de même une certaine ambiguïté (voir notamment le commentaire de Kinski sur son autobiographie). Un excellent documentaire, une plongée très intéressante dans la relation qui unissait devant et derrière la caméra l’un des duos légendaires de l’histoire du cinéma.

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Oui, immanquable pour les fans du duo le plus zinzin de l’histoire du cinéma. Et en plus, c’est par moments très drôle !!

TRIPLE THREAT (2019)

Le scénario de cette production thaïlandaise, chinoise et américaine prend l’eau de partout (et nom de Zeus, que les dialogues sont mauvais)…mais niveau action, c’est aussi burné que bien bourrin. Les poursuites sont rythmées et les nombreuses bastons bien chorégraphiées, les acteurs (des spécialistes de l’actioner bis comme Tony Jaa, Iko Uwais, Scott Adkins et Michael Jai White) ont tous l’occasion de faire plus d’une démonstration nerveuse de leurs styles de combat respectifs (parce que du côté du jeu, ça grimace plus qu’autre chose). Ca ne fait pas de Triple Threat un bon film pour autant mais quand les coups pleuvent, ça dépote !

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Vu Bone Collector, seul film à ma connaissant qui installe de concert deux « voyages du héros », pour ses deux protagonistes principaux. [Pour en savoir +]. Une structure narrative mise au point par Christopher Vogler (d’après les travaux de Joseph Campbell. L’un des personnages étant dans l’un des cas le mentor de l’autre. Ce qui ne l’empêche pas de suivre, lui aussi, une « initiation héroïque ».

Plein de bonnes idées, dans différents secteurs de la production, ce film est un très bon moment.

Pour la petite histoire, une série télévisée qui s’inspire du même roman vient de sortir sur NBC. Et toujours dans l’anecdotique, il m’a semblé reconnaitre, dans la version française, un terme mis au goût du jour par Jean-Pierre Chevènement, peu de temps avant la sortie française du film.

Les fameux « sauvageons » !!! :smile:

FRANK & OLLIE (1995)

Un joli documentaire sur Frank Thomas et Ollie Johnston, deux légendaires animateurs des studios Disney (disparus depuis la réalisation de ce film, respectivement en 2004 et 2008) qui faisaient partie des fameux « Neuf Sages ». Les interventions des invités sont un peu inégales mais dès qu’on revient aux deux compères, amis de toujours, les nombreuses anecdotes, le ton bien particulier, la malice de Frank & Ollie, la musique utilisée qui leur correspond tellement bien, font tout le sel de ce long métrage.

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I AM DIVINE (2014)

Je ne suis franchement pas un grand fan du cinéma de John Waters, j’avoue que je n’ai pas accroché à grand chose. Je ne connaissais Divine que par ses aspects les plus trash, mais il y avait plus dans ce personnage que la drag-queen exubérante et controversée qui mangeait de la crotte de chien et se faisait violer par un homard géant dans les premiers films de Waters. Avec ce documentaire, j’en ai appris un peu plus sur Harris Glenn Milstead, sa vie, sa carrière sur les planches et en tant que vedette disco et ses efforts pour relancer sa carrière à l’approche de la quarantaine.
Si Divine était excessive dans tout ce qu’elle faisait, aussi bien devant la caméra de John Waters que sur scène (ce que montre bien le documentaire), ce portrait ne manque pas de moments touchants, notamment grâce aux nombreuses interviews des amis et de la famille de cette icône underground partie trop tôt à l’âge de 42 ans alors qu’il venait d’être finalement reconnu en tant qu’acteur grâce à son rôle dans Hairspray.

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SATANIC PANIC (2019)

Une livreuse de pizzas toujours fauchée doit lutter pour sa vie…et ses pourboires…lorsque sa dernière commande la mène dans une riche demeure pleine d’adorateurs de Satan. Et ils ont justement besoin d’une vierge pour invoquer le démon Baphomet…
Nouvelle variation sur le thème des « salopards de riches et des choses horribles qui se passent derrière les façades de leurs luxueuses maisons » (voir par exemple Society et Wedding Nightmare), Satanic Panic ne se lance pas dans une allégorie horrifique et se tourne plutôt vers le gros délire, le divertissement gore avec des acteurs qui en font des caisses. Pas le genre de film qui méritera une seconde vision, mais c’était bien fun…

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DECHARNES (2018)

Traumatisé par la disparition de son fils, capturé par une étrange entité, le docteur Mason, un neurologue, est prêt à tout pour entrer en contact avec l’au-delà. Maya, une médium, lui fait boire un jour une substance qui lui permet de voir des personnes décédées. Il décide d’étudier le fonctionnement de cette drogue et emmène une équipe dans une villa abandonnée pour en tester les effets…

Un bon sujet de film d’horreur, déjà exploité dans d’autres productions sous différentes variations, mais plombé ici par une réalisation et des choix de montage laborieux et une interprétation inégale…
Il y a bien quelques plans accrocheurs et le design des créatures est réussi…mais c’est peu…

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