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Poker Face (2022) :

Russel Crowe joue un amateur de poker qui a réussit à tourner son addiction à son profit. Alors qu’il se sait mourant il va se faire une dernière partie à coeur ouvert avec ses amis d’enfance et bien évidemment ça va mal tourner.

L’idée est bonne sur le principe, un mec devenue riche qui voit toujours ses potes d’enfances, mais qui veut faire une partie ou chacun pourra tout dire et se mettre à sa place. Je trouve l’idée intelligente et propice à faire un bon petit film avec du bon jeu d’acteur. Russel est largement capable de le faire, Liam Hemsworth aussi et l’ex madame Michael Young aujourd’hui madame Chris hemswort aussi.

Sauf que le film ne commence vraiment qu’à paris une heure avant, ça tourne autour du pot fait des séquences qui ne servent à rien puis vient l’élément central très mal réalisé qui ne dure que 10 min, car vous comprenez en fit c’est un bête film ou un mec riche et ses potes se font braquer. Il ne reste que 10 min pour cette partie avant d’entamer une longue conclusion de 10 min.

Je ne connais pas les talents potentiel de Russel Crowe le réalisateur et il ne les a pas montré dans ce film d’un ennui mortel, très mal filmé. Malgré un Pitch accrocheur qui aurait rappelé les heures de films comme les joueurs ou encore le grand jeu, on se retrouve ici avec un nanan de première classe

Je n’ai vu que sa précédente réalisation et c’était inégal

Ca commençait très mal, cette affaire. Russell Crowe se prend les pieds dans tous les pièges du récit mélodramatique et accumule tous les poncifs et lourdeurs imaginables. La gestion des flashbacks est également très chaotique.
Et puis ça s’améliore quand l’histoire se recentre sur la quête du père, qui part en Turquie à la recherche des corps de ses fils pour les ramener sur leur terre natale. Un portrait d’un homme rustre, tenace et touchant, qui se retrouve dans un pays qu’il ne comprend pas et fait face aux conséquences d’une guerre dont il n’avait pas saisi tous les enjeux.
La Promesse d’une vie est une première réalisation aussi maladroite que sincère, embellie par la superbe photographie du regretté Andrew Lesnie (Le Seigneur des Anneaux ).

Ah ben voilà moi j’ai eu que ça sans les bons côté.

Euh, pour On the line, il y a un sujet. Tu avais même déjà mis un petit mot… :wink:

ah zut j’avais oublié.

Suite à quelques échanges voila que mon week-end ciné s’est doté d’une thématique « Seconde Guerre Mondiale » tendance « la guerre c’est de la merde ».


Imaginé à partir de l’histoire vrai du déraillement d’un train transportant des œuvres d’arts et stoppé par la résistance, Le Train est une coproduction franco-américaine expliquant dès lors la présence à la fois de Burt Lancaster et celle de Jeanne Moreau ou Michel Simon.

Dramaturgie oblige le convoi d’arts est composé ici des toiles des plus grand maîtres : Picasso, Renoir, Van Gogh, Manet etc. Un convoi que la conservatrice de la galerie nationale du jeu de Paume souhaite stopper avant que celui-ci arrive en Allemagne. Elle contacte une cellule de résistant composée de cheminots mais si la plupart sont partant pour arrêter le train, leur chef Paul Labiche refuse tout net arguant qu’il ne veut pas sacrifier la vie de ses hommes pour des peintures. Pourtant, par la force des choses il sera entrainer dans le convoi et participera à son détournement.

Pour se questionner sur la valeur de l’art par rapport à celle de l’homme, Le Train est autrement plus intéressant, profond et scotchant que des gens qui balancent de la peinture sur des toiles protégées. Grosse prod, le film de Frankenheimer est d’une générosité incroyable en terme de scènes d’actions avec en tête les scènes où les cheminots arrivent à détourner le train tout en faisant croire aux Allemands qu’il continue sa route vers sa destination initiale.

Mais le plus intéressant se retrouve surtout dans le personnage de Labiche qui, du début à la fin, n’aura de cesse que de critiquer l’imbécilité de cette mission et de son cout en vie humaine. Face à lui, des simple cheminots qui, sans pouvoir l’exprimer, estime que la préservation de l’art en vaut la peine surtout face à un général ambigu qui souhaite lui aussi protéger les tableaux mais estime qu’ils sont destiné à une élite. Culture ou vie humain, voila un dilemme passionnant que le film met en scène des une ouverture qui pose les enjeux jusqu’à une scène finale éblouissante de maîtrise dans cette variation du duel final des westerns.


« La guerre est une chose trop sérieuse pour la confier à des militaires »

Le récit de l’opération Market Garden, cette tentative de prendre à revers l’armée Allemande et d’accéder à la Ruhr en prenant les ponts franchissant les principaux fleuves des Pays-Bas occupés. Sous-estimant les forces ennemis, trop rapidement préparé et subissant de nombreuses avaries, l’opération fut un échec et couta la vie à des milliers de soldat. Sorti en 1977, le film de Richard Attenborough malgré un énorme budget et un casting de dingue rencontra guère le succès. Peut-être que cela tient dans le fait qu’en juin 77 un petit space-opera attirait l’attention mais celui tient aussi à l’approche pessimiste d’un film qui raconte tout de même une sacrée et grosse branlée.

De fait on comprend très vite que peu de monde croit à la victoire en dehors des généraux tranquillement planqué à Londres. Sur le terrain c’est une autre histoire que ce l’armée de terre ou l’aéroportée, que ce soit les américains ou les anglais. L’importance de l’opération et du film permet de proposer un récit imposant alternant différent type d’action que ce soit la prise d’un pont, la guérilla, une bataille mécanique ou bien un siège. 3h00 de combat acharnée et de désillusion de plus en plus grande, tu m’étonnes qu’après ce film et son succès relatif on est plus vu sur les écrans de grand film de guerre se déroulant à cette époque jusqu’à ce que tonton Steven raconte le sauvetage du soldat Ryan.

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Deux films formidables.
Et Un pont trop loin s’offre le luxe d’être complètement antimilitariste notamment avec ce plan final de la famille en exil.

Jim

Plan qui m’a beaucoup rappelé celui de la fin d’Alamo

Et sinon que je parlais de tonton Steven c’est fou comment le film a inssuflé dans ses productions. J’ai beaucoup pensé à 1941 et Band of brothers par exemple

Le documentaire Le cri Barrymore parle de cette dynastie dont les premiers représentants ont fait partie des acteurs les plus influents d’Hollywood à leur époque. De John, Lionel et Ethel à Drew Barrymore en passant par Diane et John Jr, les enfants de John Barrymore, le docu retrace leur histoire avec un style concis et efficace…leurs succès, leurs échecs, sans oublier leurs démons qui n’ont pas épargné Drew alors qu’elle n’était encore qu’une enfant. L’ensemble fait 54 mn, comme la plupart de ces docus TV diffusés sur les chaînes Ciné + et OCS, et je l’ai trouvé assez complet…à part l’oubli de John Blyth, le demi-frère de Drew, un acteur dont la carrière n’a jamais décollé. Mais il est tellement peu connu que le fait de ne pas l’inclure dans ce portrait n’est tristement pas si étonnant que cela…

Autre docu vu sur OCS, John Gilbert, the « Great Lover » parle de celui qui était l’une des plus grandes stars du muet…avant de mourir quasiment oublié à peine dix ans après la période où il enchaînait les tournages. Le destin de John Gilbert se confond avec la naissance des grands studios, époque passionnante et excessive sur tous les plans (c’est d’ailleurs le sujet de Babylon, le prochain Damien Chazelle). John Gilbert est un homme qui a été brisé par un système à qui il a rapporté beaucoup d’argent, une démonstration du pouvoir détenu par les grands patrons de studio (ses disputes avec Louis B. Mayer furent légendaires).

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Dernière comédie d’Alec Guinness pour les studios Ealing (dernière comédie tout court d’ailleurs il me semble), réalisé par Charles Frend et écrit par T. E. B. Clarke déjà à l’œuvre sur De l’or en barres et Passeport pour Pimlico. On retrouve d’ailleurs ici le même principe d’une lutte d’un groupe et d’une terre revendiquant son indépendance face à l’État permettant dès lors de passer outre les restrictions de l’époque. Ici, les restrictions sociales et morales, puisqu’en faisant d’une jetée un véritable navire, le bon capitaine offre du tourisme à une classe moyenne ainsi que de la musique, de la danse et du sexe aux jeunes.

C’est moins fou que d’autres comédies du studios (je pense que ma préférée reste Ladykillers) mais qu’elle plaisir de voir encore une fois Alec Guinness composant un capitaine souffrant d’un terrible mal de mer mais ne perdant jamais de sa superbe et de son autorité même pour commander une misérable jetée. Ce décalage puis l’alliance/romance entre lui et Arabelle Barrington font beaucoup pour l’ambiance du film. Et puis, encore une fois, il ne peut s’empêcher de jouer plusieurs rôles et la description des différents ancêtres de Ambrose est savoureuse.