Des news de Booken

L'éditeur communique sur ses sorties à venir

[Lire l'article sur Manga Sanctuary](http://www.manga-sanctuary.com/news/19316/des-news-de-booken.html)

Les titres The Breaker et Phantom King sont sortis la semaine dernière. C’est étrange cette communication erronée (et, pour le moment, très minimale).

Ou alors les libraires les avaient reçus alors que la sortie officielle était aujourd’hui je ne sais pas. De toute façon, les éditeurs sont tributaires des distributeurs et sont souvent moins bien informés qu’eux…

Non non, tous les libraires avaient une date de sortie au 20/11 et ont sorti les volumes le 20/11. D’où le fait que plus de 100 personnes possèdent The Breaker NW 7 sur MS. Je pige pas pourquoi Booken a décidé de communiquer ainsi… Enfin, communiquer est pour le moment un gros mot puisque 2 posts Facebook en 5 mois et très lapidaires dans leur contenu, sans explications sur le report de nombreux titres et ce silence, c’est bizarre. Mais ça viendra peut-être.

Ares tome 8 (comprenant les tomes 9 et 10), ça veut dire que c’est un volume triple ?

J’aime bien cette série mais je n’y croyais plus XD.

Non, ça veut dire que le “tome 7” comportait en fait le tome 7 et le tome 8. Le tome 8 comporte lui le tome 9 et le tome 10. Ce sont des volumes doubles désormais (qui devaient sortir à rythme bimestriel aux dernières nouvelles mais cela semble abandonné pour le moment).

D’accord, merci pour cette précision. J’avoue que depuis le temps, j’avais complètement perdu de vue cette série.

Ares ne méritait décidément pas un tel traitement…
J’espère vraiment que la série ira jusqu’à son terme, car elle vaut vraiment le coup.

Je confirme que je l’ai acheté le dimanche 23 Septembre chez mon vendeur Japanim à Art to Play.

De la part de Booken pour qui Ares enregistre les pires ventes de leur catalogue ou de la part des centaines de lecteurs de scan qui préfère lire les chapitres sur leur pc ?

“De la part de Booken pour qui Ares enregistre les pires ventes de leur catalogue ou de la part des centaines de lecteurs de scan qui préfère lire les chapitres sur leur pc ?”

Quand tu commences une série et que l’éditeur n’avance pas, forcément quelques personnes vont se tourner vers les scans ^^. Je peux comprendre les difficultés de Booken, mais un minimum de communication serait la bienvenue.

Y a-t-il des nouvelles pour Cavalier of the Abyss ou toujours rien ?
Je leur avais envoyé un message via facebook pour leur demander mais aucune réponse et ça date d’il y a plusieurs mois déjà.

Attend mon dossier Ares date du mardi ‎15 ‎juillet ‎2008. Sa fais belle lurette qu’il n’y a plus de chapitre en ligne ou de tome en ligne surtout dans les 20 premiers tome.
Quand ares a commencer a être scantradé il faisais partit des manwha les plus populaire et les plus télécharger, ce qui a l’époque faisait de lui je pense le seul manwha qui attirais autant de monde qu’un naruto.
Donc si le titre est aussi peux vendus c’est pour deux raisons :
_ Les dessins qui je pense on rebouté certains lecteur qui ne connaissait pas l’œuvre…
_ Une grande partie de gens qui connaissent l’histoire grâce au scan et non pas voulu investir dedans.

Donc voila dire que c’est la faute à Booken est je trouve est peu facile.

Oui enfin, même si je suis bien d’accord sur le fait de dire que rien ne légitime le scantrad et donc que Booken ne peut pas être tenu pour responsable de ce phénomène, le fait est que le scantrad ne date malheureusement pas d’hier et que les éditeurs sont au courant de l’existence/des conséquences de ce fléau. Donc en jouant le jeu de l’éditeur muet, Booken s’est tiré une balle dans le pied, ce qui est loin d’être la meilleure stratégie commerciale vu le contexte (même à l’époque).

Donc sans aller jusqu’à dire que Booken n’avait qu’à se bouger l’oignon (ce qui serait aberrant compte tenu du fait qu’on parle d’une concurrence illégale), ils n’ont probablement pas joué les bonnes cartes non plus.

Parce que Booken le fait exprès ? Booken nous rappelle juste que faire du manga aujourd’hui, c’est très compliqué si tu n’as pas une grosse structure derrière toi. S’ils le pouvaient, ils auraient déjà terminé d’éditer tous les tomes d’Ares. Mais dès le départ, le titre ne se vendait pas. Et cela n’a rien à voir avec le fait que l’éditeur n’a “pas joué le jeu”. Les premiers tomes sont sortis à un rythme normal, mais personne ne les as achetés… Donc le problème vient clairement des soi-disant fans qui, en fait, préfèrent garder leur argent pour acheter l’I-phone 6 que la série super géniale qu’ils ont adulée en scans il y a 5 ans. Parce que bon, faut pas déconner, faut faire des choix.

Je me rappelle d’une discussion qu’on avait eu avec eux lors de laquelle ils nous disaient que c’était un succès en scantrad et qu’ils espéraient que les lecteurs de scans allaient se muer en acheteurs et qu’ils avaient eu de bons retours de la “communauté” de scan lors de diverses discussions.
J’ai envie de dire que cela n’est que le reflet de cette “communauté” totalement hypocrite

Perso pour Ares j’ai commencé par acheter les premiers tomes. Puis j’ai lu une bonne partie de la suite en scan parce qu’elle se trouvait très facilement. Et j’ai vraiment aimé Ares, j’achète toujours la suite, même si le rythme est lent.

@Ivan : Je comprends parfaitement la situation à laquelle est confronté Booken. Et je ne cautionne en aucun cas les lecteurs de scans qui retournent leurs vestes ensuite.

Je disais simplement que s’ils avaient communiqué un peu plus tôt et un peu plus régulièrement, ça ne les aurait probablement pas sauvés, mais ça les aurait clairement aidé.

Parce que même si le scantrad a particulièrement nui à cette série d’après ce que je comprends, il faut arrêter de pointer le scantrad à tout bout de champ ! Les lecteurs de scans sont et resteront des lecteurs de scans et les acheteurs de mangas sont et resteront des acheteurs de mangas. Il y en a parfois qui s’entrecroisent mais ceux là sont marginaux. Bref, le scantrad reste un fléau majeur, je ne le nie pas mais il reste tout de même la communauté des “acheteurs”, dont je fais partie.

A ce titre, la partie du tort qui revient selon moi à Booken peut s’expliquer comme suit : si je prends mon exemple, je suis un acheteur régulier de manga et j’ose espérer que je ne suis pas le seul. A l’instar des lecteurs de scans, je suis plusieurs séries simultanément donc de manière assez logique, j’ai des priorités. Maintenant, j’ai commencé Ares il y a un moment et j’avais acheté les premiers tomes. Mais voilà, les suivants tardent à sortir et aucune nouvelle n’est donnée par l’éditeur ni aucune réponse. Eh bien je n’achète pas les suivants, de peur que la série soit annulée par la suite (parce que quand on voit que ça patine dès le début alors qu’il y a plus de 20 tomes - à l’époque - et qu’on a été victime à plusieurs reprises du syndrome Panini, le doute est permis).

Donc voilà, je ne pense pas que mon raisonnement soit marginal et pourtant, je ne suis pas un lecteur de scan. Donc l’argument “c’est la faute du scantrad”, j’acquiesce totalement mais sans tomber dans l’exagération : qu’un éditeur n’arrive pas à anticiper la réaction de la communauté scantrad est totalement justifiée et le risque existe (et il est grand), mais qu’il n’arrive pas à prendre soin des lecteurs/acheteurs assidus, c’est un autre problème qui, vous en conviendrez, n’est aucunement de la faute des scantradeurs.

Mais non, tu prends le problème totalement à l’envers ! Tu dis que tu t’es désintéressé du titre parce que les tomes mettaient du temps à sortir. Mais si les tomes mettaient du temps à sortir, c’est pour la simple et bonne raison que personne n’achetaient ceux déjà disponibles ! Booken perd de l’argent avec Ares et vu la petite structure de l’éditeur, qui a même du mal à gérer ses succès (cf l’épisode The breaker, qui s’est trop bien vendu pour eux), un tel four les plombe forcément. Mais il ne faut pas prendre le problème à l’envers : le rythme ralenti d’Ares est la conséquence de ventes minables. Ce n’est pas le rythme qui est responsable des faibles ventes puisque les premiers tomes avaient un rythme normal. Mais devant des ventes catastrophiques, Booken a du renégocier avec les ayants droits et ce n’est jamais simple.

La principale cause du four d’Ares, c’est bien que tout ceux qui prétendaient vouloir l’acheter ne l’ont pas fait dès le départ, pénalisant ainsi l’éditeur et les lecteurs qui avaient fait l’effort. Booken a sans doute été trop naïf en se fiant à une “communauté” qui n’en a jamais rien eu à battre des tomes en vente en librairies.

Effectivement, je comprends mieux la situation. Je comprends bien que le travail des éditeurs est très compliqué dans la mesure où la “clientèle” est volatile et malhonnête, quelque part.

J’aurais juste deux questions pour toi Ivan, dont une toute bête : je me rends compte que je m’intéresse beaucoup aux mangas sans rien connaître (ou très peu) au monde de l’édition (preuve en est, mon discours précédent XD). En tant que simple lecteur, où est-ce qu’on peut accéder aux chiffres de vente de chaque éditeur ? Parce que toi, les chiffres et tendances sur lesquels tu t’appuies, tu les sors bien de quelque part non ? Bref, comme une opinion n’existe que quand il y a de la connaissance, j’aimerais bien m’y plonger un peu plus intensément :slight_smile:

Ensuite, tu m’as intrigué lorsque tu as dit que Booken avait du mal à gérer ses succès à cause de sa petite structure. Comment cela s’explique-t-il ? C’est une difficulté purement physique (stockage) ou il y a d’autres aspects ?

Seuls les éditeurs qui payent (ou les particuliers, mais faut être blindé :smiley: ) ont accès aux chiffres de ventes. Du coup, s’ils ne les donnent pas, tu n’en as pas, à moins que la concurrence s’en charge. Pour Ares, Booken a très largement communiqué sur les ventes minables du titre qui l’ont obligé à tout renégocier pour faire paraître la suite en volume double. Et pour en arriver là, faut vraiment que les ventes soient mauvaises. D’autres chiffres sont parfois disponibles, comme ceux des tirages fournis par l’ACBD. Mais là encore, ce sont des chiffres qui proviennent des éditeurs… et sont donc susceptibles d’être légèrement surévalués.

Le succès de The Breaker les a un peu pris de court car ils ne s’attendaient pas à devoir réimprimer aussi vite et autant. Même si leurs explications ont été un peu floues, on peut envisager que Booken ne disposait pas, au moment où ils devaient lancer la réimpression, des liquidités nécessaires pour financer l’opération. Mais cela les avait obligés à mettre en pause leurs sorties…

Bref, Booken, c’est une micro-structure, avec tous les problèmes qui y sont associés. Par contre, il est clair qu’il y a de gros efforts à faire sur un point : la communication. C’est beaucoup trop light ces derniers mois, comme c’était le cas lors des précédentes “pauses”. Pas de quoi, en effet, donner confiance aux lecteurs.