DETECTIVE COMICS #1062-1066 (Ram V / Rafael Albuquerque)

La malédiction du titre continue. C’est vraiment vraiment pas bon. Que se passe-t-il chez Ram V pourtant si bon ces dernières années…

Je passe sur la partie graphique en attendant le retour d’Ivan Reis.

Je n’ai pas eu le courage de finir ce titre, une nouvelle fois malgré le départ de la précédente plume. Soutenons Ivan reis.

DETECTIVE COMICS #1066

Written by: Ram V., Simon Spurrier.

Art by: Ivan Reis, Hayden Sherman.

Covers by: Evan Cagle, J.H. Williams III, Kyle Hotz, Colleen Doran.

Description: AAs the Azmer demon takes hold of the Harvey Dent side of Two-Face, it’s up to the bad side to save them both before it’s too late…that is, if Harvey will give up the identity of Batman to help them. Meanwhile, the young Orgham heir Arzen meets Bruce Wayne for the first time, and Bruce see potential in the boy.

Pages: 40.

Price: $4.99 (Variants, $5.99).

Available: November 22.

Autant RamV en indé, je l’adore. Autant chez Marvel et DC, c’est la douche froide. C’est fade sur Detective Comics, sur Venom même avec le soutient d’Al Ewing, c’est imbitable. Et sur Carnage, c’est tout aussi problématique.

As a werewolf, Gael has lived through many generations, and so he has visited Gotham land before…hundreds of years ago. Take a trip back to the 1700s Renaissance Gotham with Gael on Arkham land to help remember with him exactly where he buried something important he now has to dig back up. And in a twist of fate, a dark knight in town also seems to be looking for something from out of time…his way back home to the present.

Written by: Ram V
Art by: Christopher Mitten, Rafa Albuquerque, Hayden Sherman, Lee Loughridge
Cover by: Evan Cagle

U.S. Price:
5.99
On Sale Date:
Nov 29 2022
Page Count:
48

Ouh mais c’est pas bien, ça. Pas bien du tout.
Ça démarre pas mal, pourtant, avec un mystère impliquant une créature (un membre de la famille Maroni, transformé) visiblement sous l’influence des Puits de Lazare. Talia al Ghul fait un petit tour (très bien servie par Albuquerque), et Batman s’inquiète sur son état de santé, parce que risque de contamination, tout ça tout ça.

Et puis ça se gâte bien vite : Ram V utilise les mêmes astuces narratives que dans Catwoman ou Venom, il présente un nouveau groupe hostile, multipliant les menaces (ici à base d’une contestation immobilière), sans pour autant faire avancer son récit.

Le scénariste sait encore trousser de jolies scènes, comme la rencontre entre Bruce Wayne et Harvey Dent dans le deuxième chapitre, mais à force d’étaler des scènes d’exposition, à force de faire des clins d’œil bruyants à des menaces potentielles (Barbatos, purée…), il fait traîner l’histoire. Le comble, c’est la quadruple page de légende, dans le troisième chapitre, qui permet à Albuquerque de citer graphiquement Sergio Toppi, mais qui occupe quatre planches sans faire avancer d’un pouce l’histoire. Le scénariste qui s’écoute écrire !

Une énième escarmouche entre Batman et Talia plus tard, et les différentes parties en présence se font la guerre sur les quais de Gotham. Typique du scénariste : on monte différentes menaces en neige, on les jette les unes contre les autres, et on oublie de mettre le héros dans l’affaire, ce qui donne un sentiment de déconnexion au récit.
Batman semble donc décalé, en retard, à côté du récit. La confrontation avec Ubu (« un » Ubu, tellement j’ai perdu le fil sur ce personnage : on n’a jamais vu l’usine dans laquelle Ra’s doit les fabriquer à la chaîne ?) est un peu ridicule, surtout quand, en parallèle, le même héros survit à une chute depuis la Lune. Mais au final, assommé, il est sauvé de la noyade par… Gordon ? How convinient !

Alors oui, effectivement, Ram V impose un nouveau groupe inquiétant capable de tenir tête aux ninjas de la Ligue de Talia, il remet Two-Face sur les rails, il laisse traîner la menace de Barbatos et, lui aussi, joue sur le côté « vieux Batman » du héros, un peu dépassé, un peu trop lent, un peu fatigué et vermoulu. Donc oui, il fait des choses, mais sérieux, ça n’avance pas, et le héros semble singulièrement à côté de ses pompes et du récit.
Franchement, pas terrible.

Jim

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