DETECTIVE DEE 2 : LA LEGENDE DU DRAGON DES MERS (Tsui Hark)

La préquelle de Detective Dee : Le Mystère de La Flamme Fantôme.

[quote]DATE DE SORTIE PREVUE

28 septembre 2013 (Hong-Kong)
6 août 2014 (France)

REALISATEUR

Tsui Hark

SCENARISTES

Chang Chia-lu & Chen Kuo-fu

DISTRIBUTION

Mark Chao, Angela Baby, William Feng, Kenny Lin, Carina Lau, Lin Gengxing…

INFOS

Long métrage hong-kongais
Genre :action/aventures
Titre original : Di Renjie zhi shendu longwang
Année de production : 2013

SYNOPSIS

Le jeune détective Dee a l’ambition de servir la loi. Dans la capitale où il se trouve, des rumeurs de monstres marins circulent et l’impératrice fait appel au grand détective Yuchi. Ce dernier repère le jeune Dee et lui demande de l’aider…[/quote]

Le teaser :

Aaaaaaaaahh…
L’immense Tsui Hark, qui a toujours été prolifique, revient ces dernières années (après un gros passage à vide post “Tim and Tide” et “Seven Swords”) sur le devant de la scène avec un paquet de projets excitants revisitant le wu-xia-pian, et c’est un bonheur pour ses fans.
Bon, j’avoue que je suis un peu resté sur ma faim avec “Dragon Gate”, qui comprend son lot d’idées merveilleuses, mais demeure un Tsui Hark mineur (mais ça signifie quand même que ça reste au-dessus de 99 % de la production mondiale en termes d’idées de mise en scène), la faute à une facture technique trop juste…
Par contre j’avais adoré le premier “Detective Dee” (un peu juste techniquement aussi, mais bien plus beau quie “Dragon Gate”), riche en morceaux de bravoure de premier ordre.

Et puis bon, message un peu réducteur (mais y’a du vrai) à l’attention des novices : si vous n’avez pas vu “The Blade” de Tsui Hark, vous n’avez rien vu, pour ainsi dire…

Young Detective Dee sortira dans les salles françaises le 6 août sous le titre Detective Dee 2 : La Légende du dragon des mers.

Dommage de ne pas retrouver Andy Lau, mais au moins Carina assure le quota de star. Et puis elle vieillit si bien ^^

J’ai raté le premier Dee au ciné, j’essaierai de ne pas louper celui-ci.

C’est un bonheur de voir un Tsui Hark en salles, surtout lorsque celui-ci revisite la veine luxuriante du wu-xia-pian (ou film de cape et d’épées chinois, empruntant ici largement au “swashbuckler” américain) qui lui a si bien réussi. Quelle splendeur !!

Le premier “Dee” était déjà le signe d’un retour en grâce pour Hark, après des années de disette (l’incroyable quoiqu’imparfait “Seven Swords” étant le dernier “grand” Tsui Hark avant 2010 ; entre les deux, des trucs pas sortis par chez nous, comme “The Eye 3”, je crois…).
Un grand films d’aventures mâtiné d’enquête policière palpitante : c’est à nouveau la recette de ce “Dee”, une préquelle du précédent volet. Dee postule à peine au Temple Suprême qu’il est déjà embarqué dans une vaste machination impliquant la cour impériale et de mystérieux monstres marins. L’esprit “serial” est là, plus que jamais.

Malgré les CGI foireux (mais quand exactement Hark a-t-il eu accès à des SFX convaincants ? Jamais…), malgré le côté " it’s way over the top" d’un climax boîteux issu des rêves les plus fous du plus cintré des geeks, Hark enchante, encore une fois. La maëstria des scènes de combats envoûte à nouveau, idéalement captées qu’elles sont par le roi du “déséquilibre contrôlé mis en images” (bien aidé il est vrai par des chorégraphies, de Sammo Hung je crois, plus qu’inspirées) : cf. l’incroyable combat final à même le flan d’une falaise, comme un clin d’oeil aux plans de dingo de “Time and Tide”.
La supériorité plastique des films de Hark s’exprime aussi à travers des séquences plus posées, comme celles où des tentures de différentes couleurs, très vives, sont visibles. Si comme le dit Alain Badiou, “dans la plupart des films on voit bien que la couleur est en trop” (ce qui revient à dire que les cinéastes ne savent pas quoi en faire), ce constat ne concerne pas Tsui Hark, un des derniers grands cinéastes de la couleur (et de la lumière).

“Young Detctive Dee” va également puiser dans l’arsenal du récit policier pour renouveler sa narration, à la manière du “Sherlock” de Moffat et Gatiss, où certaines séquences muettes de déduction consistent à trouver des moyens visuels de représenter la pensée du protagoniste et son mode de fonctionnement (le “mind palace”, les surimpressions de texte, etc…). Hark s’appuie quant à lui sur la 3D pour l’illustrer, mettant en exergue ou isolant des éléments qui attirent l’attention du détective, même s’il joue aussi sur la dimension purement foraine du dispositif en jetant un paquet de trucs à la gueule du spectateur.
Il y a quelque chose de vraiment amusant à voir le héros parvenir à rationaliser les éléments d’une intrigue par ailleurs ouvertement fantastique : beaucoup évoque à ce sujet la censure chinoise (réelle), mais celle-ci fuit surtout comme la peste les fantômes. Cette effort de rationalisation est en fait une volonté de Hark et de son équipe, c’est en quelque sorte un des marques de fabrique de la saga, avec son mélange de véracité historique et de pure fantaisie (l’impératrice Wu et le juge Dee ont vraiment existé à l’époque de la dynastie Tang, pour certains des autres protagonistes du film, j’ai un gros doute… :wink: ).
En tout cas, comme dans le précédent volet, le scénario se plaît à semer le doute, à multiplier les rebondissements, à jouer sur les faux-semblants, à dynamiter les certitudes du spectateur pour le prendre à revers… De ce point de vue là, c’est une franche réussite aussi.

Excellent, vous l’aurez compris.
Hark se laisserait bient tenter par un troisième volet a-t-il dit, et il verrait bien, par la grâce des voyages temporels (que ferait-on sans eux…), les deux versions du Detective Dee, jeune et “vieux”, se rencontrer. On signe où ??

Excellent je n’irais pas jusque là, mais j’ai moi aussi beaucoup apprécié le Tsui Hark, malgré des cgi propre à un nanard et une inspiration de sherlock un peu trop poussé, ça reste agréable un bon petit film de série B.

Oui, les CGI sont nazes, nous sommes d’accord là-dessus. Mais quand c’est aussi bien foutu par ailleurs, ça ne me dérange pas.

Par contre, pour l’inspiration poussée de Sherlock, que nenni : si Robert Van Gulik, qui a écrit les aventures du juge Ti, a officié bien après Arthur Conan Doyle, à la base il s’est inspiré de vieux récits chinois eux-mêmes inspirés par le vrai Détective Dee, actif et célèbre dès le VIIème siècle. On dira plutôt que Sherlock est un descendant du juge Ti.

Mais tu faisais peut-être référence à la série télé “Sherlock” par rapport au film : honnêtement, je ne vois pas du tout Tsui Hark piocher là-dedans (je peux me tromper ceci dit), sans compter que le premier “Dee” a tout de même été tourné quelques mois avant la diffusion du premier épisode de la série de Moffat et Gatiss.

comme Photo,je me suis régalé avec Dee même si j’ai une petite préférence pour le 1er et la présence d’Andy Lau à l’écran.
mais le p’tit jeune s’en tire très bien,son “assistant” aussi.
la 1ère scène dans le générique de fin est savoureuse et les illustrations de fin sont superbes

et si vous aimez le style je ne saurais trop vous conseiller les aventures de Bœuf Numéro Dix et de Maître Li,la série de roman de Barry Hughart traduite par Manti

Oui, je crois bien que je conserve une petite préférence pour le premier volet, moi aussi. Et Andy Lau n’y est pas étranger en effet.

[quote=“Photonik”]
Mais tu faisais peut-être référence à la série télé “Sherlock” par rapport au film : honnêtement, je ne vois pas du tout Tsui Hark piocher là-dedans (je peux me tromper ceci dit), sans compter que le premier “Dee” a tout de même été tourné quelques mois avant la diffusion du premier épisode de la série de Moffat et Gatiss.[/quote]

Je pensais par rapport à la série tout à fait et c’est surtout dans ce 2 que ça m’a frappé, avec les zooms, les trucs mémorisé…

[quote=“Benoît”]Arnaud Bordas s’est entretenu avec Tsui Hark au moment de la sortie française de La bataille de la montagne du tigre. Le réalisateur Hong-Hongkongais parle en détail de son film mais aussi de la mutation subie par le marché du cinéma chinois dans les années 2000, ainsi que de ses prochains projets qui impliquent la réalisation de la suite de Journey to the West en collaboration avec Stephen Chow sans oublier un troisième film Detective Dee.

[size=200]INTERVIEW DU RÉALISATEUR TSUI HARK[/size][/quote]

La compagnie de production Huayi brothers vient d’annoncer la mise en chantier du troisième volet de la saga Detective Dee sous le titre Detective Dee and the four kings. Tout juste auréolé du succès de Journey to the west : Demon chapter, Tsui Hark rempile au poste de réalisateur et certains acteurs du deuxième opus sont d’ores et déjà annoncés de retour parmi lesquels Mark Chao, Kenny Lin, Carina Lau et William Feng.

Arte diffusera Detective Dee II : la légende du dragon des mers le 10 juillet à 20h55 au cours de son cycle annuel d’été consacré au cinéma asiatique.