DÉTER (Amaury Bündgen)

Ce qui est souvent le cas, somme toute.
Souvent à cause des couleurs, mais visiblement, ça fait le même effet sur du noir et blanc.
J’ai vu l’album, j’ai été surpris par sa taille, je l’imaginais plus petit.

Jim

Bon alors, j’ai eu l’occasion d’échanger en petit comité avec l’auteur avant la dédicace (c’est la deuxième fois qu’il fait ça avec nous, et on l’a senti plus à l’aise, dans son élément avec nous, c’était cool), donc évidemment que mon analyse est biaisée par ce qu’il nous a dit.
Pour autant, ça joue pas forcément sur le fait que j’apprécie ou non une BD. Là, le récit va droit au but, à la mode héros solitaire qui va au bout des choses, quitte à finir bien cassé et même si on lui dit que ça n’en vaut pas la peine (comme les héros incarnés par Bruce Willis par exemple).
Il y a des moments où je trouve très sympa de lire ce genre de récit, pas prise de tête. l’auteur le dit lui-même, il s’est fait plaisir à écrire et dessiner cela, qui également un hommage aux jeux de rôles et aux jeux vidéos (et je peux vous dire que ça ne ment pas, entre les boss de niveaux/chapitres, les retours en arrière, les indices pour atteindre tel endroit, les artefacts, les manivelles cachées,..).
Le côté taciturne du héros oblige aussi Bündgen à jouer avec quelques codes visuels pour que le lecteur comprenne aussi ce que le perso fait et pourquoi il le fait.
Donc, on a 130 pages de BD où il se passe pas mal de choses, avec de la variété qui utilisent les codes de la Fantasy (y a même une princesse, mais bon … disons que ce n’est pas un conte de fée, cette histoire.. c’est un peu plus sombre).
ça bastonne beaucoup, mais j’ai pas trouvé ça bourrin, en fait. Je pense que la caractérisation limpide du personnage principal y fait beaucoup, et puis il ne doit pas toujours utiliser ses poings pour s’en sortir (aussi parce que parfois, y a plus fort que lui).
J’ai quand même un point de scénario que je n’ai pas compris, c’est le petit être qui suit Déter .. j’ai pas trop compris ce qu’il était avec cette attitude changeante. Un Deus Ex Machina a un moment, un ennemi un temps après … là, il me manque quelque chose.

Le dessin, j’aime bien aussi ce noir et blanc. Je trouve que c’est raccord, un peu brut, pas maniéré, pas nickel, pas sans défaut, mais c’est aussi ce qui fait le charme. La fantasy peut permettre ça aussi.

Donc, ouais, je l’ai lu il y a quelques jours et ça ne me dérangerait pas de remettre le nez dedans prochainement.
De la lecture facile… régressive, presque. Dans le bon sens des termes.

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Un peu comme les « petits déjeuners » d’Univers BD, à Caen ? Une rencontre papotage avant la dédicace proprement dite ?

Dans ce cas, je dirais qu’elle n’est pas biaisée, mais plutôt enrichie.

Jim

Ouais. On va donc un café, chacun paie son truc, et on papote. En fait, ça se déroule pendant notre club BD.

Oui, peut être, effectivement. Je reste méfiant, car je suis facilement influençable (genre, quand il y a un séance de dédicace imprévue, par exemple :joy:)
Mais c’est vrai que là, même en étant prévenu, je me suis dit « ah oui, en effet » et là « effectivement, il a pris le concept au pied et à la lettre »

OK.
Chez Univers BD, ça se passe chez le libraire, qui paie le café et les viennoiseries, et les lecteurs, c’est sur inscription (ça commence souvent un peu avant l’ouverture officielle de la boutique).

Jim

Comme il organise déjà un club BD (sur initiative d’un employé), il profite de l’occasion quand l’auteur veut bien.
Par contre, la boutique peut organiser des apéros ou des repas avec les auteurs, à côté (mais on paie aussi notre part). C’est comme ça que je me suis retrouvé à dîner avec Caryl Ferey. Et puis ils font un marché de Noël avec une petite dizaine d’auteurs de romans et dessinateurs… bref, ils varient beaucoup les animations.
Je ne sais pas quel est le niveau d’investissement pour cela.

ActuaBD : Déter : Donjons et Bastons