DOCTOR DOOM #1-3 (Christopher Cantwell / Salvador Larocca)

Alors j’ai pas du tout suivi, mais je trouve que ce résumé fait un peu pauvre. Comme si on ne pouvait pas avoir un Victor Von Doom noble voire héroïque avec le visage défiguré et la haine au cœur…
M’enfin bon, je parle sans avoir lu, hein…

Jim

Si, si, bien sûr. Mais le changement esthétique poussait à changer le fond, comme si Doom n’avait plus l’excuse de la laideur pour mal agir.

Ouais, mais ça, je trouve que c’est une excuse à la con. Je n’ai pas l’impression que cela ait été une quelconque motivation dans ses quêtes, sa laideur.

Ça aussi, c’est con.
C’est censé être un mec fabuleusement beau, quand même. Qu’il reste méchant aurait été intéressant, en tout cas à mes yeux.

Jim

Hum …

Mes posts ont du mal à partir sur le forum, en ce moment, sais pas pourquoi. Si bien que je tape des choses qui mettent cinq ou dix minute à s’afficher. Et comme les grands esprits se rencontrent…

Jim

Moi aussi. Comme si le serveur cherchait un endroit pour les ranger, avant d’accepter le message (y en a un, y a 5 minutes, j’ai dû m’y reprendre à 3 fois)

J’ai bien noté que ton avatar apparaît dans un coin, puis disparaît, puis réapparaît… J’ai mis ça sur le compte de la timidité, mais l’explication technique reste envisageable, en effet…
:wink:

Jim

ça explique pourquoi le tien a fait de même, alors … Je croyais que tu faisais des corrections !

Non, je ne faisais rien. Je pensais que tu écrivais puis corrigeais, ou avais perdu le fil de ton idée…
Les voies de l’informatique sont impénétrables.

Jim

Je vous comprends, et sur le fond je suis d’accord.
Doom n’était pas mauvais car il était laid, il était mauvais car profondément jaloux et égocentrique.
Cependant.
Avec Richards qui lui prouve qu’il est meilleur que lui sur Battleworld. Avec Richards qui lui prouve même après qu’il est définitivement meilleur, en réparant son visage.
Doom a alors conscience qu’il est moins bon que Reed ; qui disparaît, « est mort ». Et a réparé son visage.

Doom pourrait alors replonger pleinement dans ses abus passés, mais… il a échoué ; Reed a été meilleur. Et Reed n’est plus là.
Doom a alors l’opportunité de faire autrement. De faire différent, et mieux.
Ca se voit dans Iron Man de Bendis quand Stark est encore là, ils se croisent et Doom cherche sa voie. Il la trouve quand Tony meurt, et Doom « saute » sur l’occasion pour le remplacer ; pour bien faire, à sa façon hein, mais pour bien faire quand même.
Et il fait bien. Et il se comporte en héros, même dans la fin nulle de Bendis sur lui.

Dommage, alors, de renier tout ça pour revenir au statu-quo du personnage.

Ou alors, c’est encore un forfait de Doom !

Hey, mais c’est vraiment bien, ça.
Christopher Cantwell et Salvador Larocca lancent une série régulière sur Doctor Doom… et ça fonctionne bien plus que je ne le pensais.

Une station scientifique est installée sur la Lune, pour créer un trou noir et absorber les excès de pollution (en gros). Dr Doom critique, mais est tourné en dérision par les journalistes. Dr Doom s’énerve, prend sur lui en Latvérie, et raisonne autant avec sa majordome (la fille de Boris, qui lutte contre un cancer) et Victorious, sa garde du corps. La journée se passe, alors que la station s’active sur la Lune. En parallèle, Victor rencontre Kang, qui semble être attiré par Doom du fait d’un déséquilibre temporel ; a priori, ils sont parents éloignés. Victor voit aussi des flashs d’une autre vie, où il n’est pas défiguré, père de famille, heureux et il aurait sauvé le monde. Il fait enlever un journaliste qui s’est moqué de lui, mais… le pire arrive. La station scientifique est détruite, par un commando en apparence de Latvérie, avec des bombes lancées sans accord ; 3.000 personnes sont mortes. Toutes les Nations Unies tombent sur Victor, qui ordonne au pays de se rendre et organise la soumission de la Latvérie, pour la projeter. Il est attaqué par Union Jack puis Agent Zéro, les repousse… et se soumet, subissant encore plusieurs flashs étranges.

Ouais, c’est bien. Je ne connais pas Christopher Cantwell, mais il trouve la bonne voix de Dr Doom, et lance une intrigue pertinente. Entre science-fiction, géopolitique, gestion d’éléments surprenants, et un Victor vraiment bien fichu. L’ensemble est très solide, il se passe beaucoup de choses, et le fan est flatté par quelques références passées.
Je suis très surpris d’avoir autant aimé, mais j’en suis ravi. L’auteur gère très bien son épisode, j’en redemande… et même Salvador Larocca est bon, notamment dans un style moins sombre que sur ses précédentes prestations. Il a toujours bien dessiné les armures, et s’en sortait très bien sur les Fantastic Four de Claremont. Il retrouve une voie agréable, ici, et c’est un plaisir de le revoir, même si les visages humains sont figés.
Vivement la suite !

C’est surtout qu’il dessine mal les visages. Donc, à côté forcément, ça donne bien …
C’est comme si tu disais que Liefeld a toujours bien dessiné les mains.

HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA

Jim

Et ses mains sont dignes de croquis de De Vinci à côté des pieds qu’il dessine…

(W) Christopher Cantwell (A) Salvador Larroca (CA) Aco
Rated T+
In Shops: Nov 06, 2019
SRP: $3.99

DOCTOR DOOM has been taken prisoner by the world itself… but he may find unexpected aid in his escape. Now vulnerable and without his usual strength, he must keep a low profile on the streets of New York, or else risk being captured again. He’ll seek out an old ‘frenemy’ for help and battle lethal opportunists, all while wrestling these visions he continues to have of a better, happier life.

Source : www.adventuresinpoortaste.com

Et ben… je ne sais pas quoi penser de ça. Christopher Cantwell ne livre pas un « mauvais » épisode, mais je n’ai vraiment pas l’impression de lire Doctor Doom, ici.

Victor s’est soumis et est arrêté après la destruction de l’installation spatiale qu’il critiquait, et qui serait de sa faute ; mais non. Victor parlemente avec Dr Strange dans l’avion qui l’amène à New York, Kang apparaît en indiquant qu’il a « vu » un futur où Doom domine et qui est plus simple à conquérir ; Victor exige qu’il le libère, et Kang le fait. Victor fuit dans New York, sans arme et sans armure. Il est contacté par Morgan Le Fay, qui vit dans le Queens. Tous deux se retrouvent, se font un câlin (!), et Victor confie ses doutes sur le « futur heureux » qu’il a vu en rêve. Morgan l’emmène chez un mystérieux Witness, qui « voit » quelque chose… mais Victor se fait tirer dans la tête dans une allée sombre.

C’est… bizarre. La lecture n’est pas désagréable, le script de Christopher Cantwell est dynamique et il y a de bonnes choses. La géopolitique avec la Symkarie qui menace la Latvérie a du sens, les liens Doom/Strange sont rapidement évoqués mais ça fonctionne. Même l’idée de ce personnage « brisé », qui tombe et n’arrive pas à remonter car il est « hanté » par une vision positive… tout ça a du sens ; mais pas vraiment avec Doctor Doom.
Je ne suis pas sûr que le scénariste tienne complètement son personnage. L’ensemble se lit bien, mais ça ne sonne pas vraiment juste. Salvador Larroca livre de bonnes planches, c’est efficace, pas trop sombre ; pas très joli, hein, mais ça fait le job.
La sensation est bizarre, cependant. Je ne sais pas vraiment quoi en penser. Je reste curieux, mais très réservé.

(W) Christopher Cantwell (A) Salvador Larroca (CA) Aco
Rated T+
In Shops: Dec 04, 2019
SRP: $3.99

DOCTOR DOOM is dead. For now. In this issue he literally finds himself in Hell, battling against his old foe Mephisto for the control of his own soul. It’s an epic underworld fight, the victor of which may have to be decided by an unexpected third party. Meanwhile, the Blue Marvel continues his hunt for the Doctor, and begins to wonder if Victor’s more victim than villain…

Source : www.graphicpolicy.com

Mouais. Je ne sais toujours pas quoi en penser.
Christopher Cantwell continue de jouer avec les visions de Doom, qui se voit en super-sauveur de l’Humanité dans le futur. Il l’envoie en enfer, où Mephisto se joue de lui avant que la Mort elle-même, et qui parle, le renvoie après son assassinat, car il va devenir « son plus grand serviteur ». Doom repousse Blue Adam qui était chez Morgan LeFay, croise Kang qui confirme que si Doom était mort, l’Humanité serait tombée sous trente ans.
Le scénariste acte donc que son propos se concentre bien sur la « destinée » de Victor. Est-elle vraie ? A-t-il un espoir de « bien tourner » ? Tout cela n’est-il qu’une folie, une cruelle désillusion, un plan ennemi ? Il faudra voir. Mais je ne suis pas sûr d’être encore là.
Ca se lit, hein. Mais ça reste quand même maladroit et pataud sur un peu tout ce que Christopher Cantwell touche. Son Victor alterne entre le très bon et le très moyen, son numéro se lit mais sans grande passion. Salvador Larocca illustre ça dans son style, moins sombre que sur ses Uncanny X-Men récents mais avec ses tics, ses visages moches et son goût des armures. Ca fonctionne pour Doom lui-même, Mephisto aussi, mais le reste… c’est moins ça.
Ce n’est pas une lecture désagréable, hein ; mais ce Doom est trop irrégulier dans sa stature, les numéros sont trop maladroits pour vraiment passionner. Je doute de poursuivre longtemps.