DOCTOR STRANGE IN THE MULTIVERSE OF MADNESS (Sam Raimi)

De quoi parles tu ?

De toute façon, c est photonik qui aura raison. Et il sera gentil, c est un raimi.

Et puis le docteur strange avec sa cape de mort vivant, cela le fait

Et dans les comics, ce qu’on se demande, ce n’est pas « est-ce qu’il est mort ? », mais « quand est-ce qu’il ressuscite ? » :slight_smile:

1 « J'aime »

Tu n’as pas Disney+ ?

Si si, justement.

Oui pareil. Mais avec + de tension, ce serait mieux.
Encore que mis à part le dialogue au début sur Spider-Man, on a moins l’échange de blagounettes dans les moments les plus graves, c’est une bonne note.
Mais typiquement la course poursuite avec Wanda, c’est du réchauffé (en plus avec des distances variables selon les plans).

Pas content le monsieur

Je l’ai vu hier (merci panini)
je l’ai trouvé bien avec quelques temps faibles surtout en début et peut être un peu trop de péripéties pour un film plus linéaire.
J aime le fait d avoir retrouvé autant du style Marvel Studios que du Style Sam raimi qui est arrivé à mettre sa patte ce que tous les réalisateurs n ont pas su faire (Brannagh par exemple).
Je suis un peu ennuyé par le fait que comme dans les comics, Wanda soit un personnage totalement fou. ca me rappelle trop que Byrne a massacré deux personnages que j adorais pour des questions de realisme (alors qu il parle de gens qui tirent des lasers) mais l’appariton de Clea m a enchanté en fin de film car c est une autre de mes favorites (enfin elle aussi dans sa version classique car aujourd hui on sait plus trop qui elle est ou en tout cas on sait plus trop ce que pense vraiment doc srange devenu un cavaleur invétéré dans les comics)
Rinthra (le boeuf vert) m a bien plu comme apparition… un peu décç aussi que Shuma Gorath ne se revele qu un jouet de wanda… pour un des Chtullu Marvelien ca fait peu même si quelque part on retrouve du Chtulu avec la mention de C’hton mais aussi quelque part le doc Strange zombifié (qui ressemble à un passage des new avengers de Hickmann)
Miss America n est pas assez bad-ass par contre

Les illuminatis m ont semblé interessants mais vite expediés… et comme toujours dans ce genrede procédé appréciés de scenarsites comme bendis, Hickmann, Johns ou Snyder… le souci est que quand tu as vaincu en 10 s des personnages surpuissants comment peux tu ne pas tuer les gars que tu as epuisés depuis un moment… Doc Strange, Christine ou America n ont aucune chance contre Wanda…

Bref comme pas mal des films récents c est un bon film mais qui a des hauts et des bas… C est un peu le cas avec Shang Chi ou Eternals voire Blck Widow (qui est en dessous des autres)… Cette phase 4 me semble en deca de la phase 3 qui en général à eu de trés bons films (meme si j ai oublié a quelle phase correspond Winter Soldier qui reste pour moi le meilleur MCU).
Ce qui est intéressant est un peu le cheminement qui reste quand même aussi linéaire et cohérent que possible pour Wanda, Strange, Wong… et le fait qu on retrouve quelques persos de Shang Chi continue de dérouler un monde qui semble cohérent (on peut se poser la question quand même de répétitions à nouveau d évènements marquants qui sont peu retranscrit dans l opinion de l humain lamnbda marvel)

Et si secret invasion n était pas sur des skrulls?

1 « J'aime »

Du coup, le préféré de chaque phase ça donne quoi ?

Pour moi :

  • Phase 1 : Avengers, parce que c’était un kiff énorme. Whedon réussit à faire passer le sense of wonder des comics dans un film. Pour l’époque, c’est un pari autrement plus balèze que tous les autres. Je sais que certains choisiront Iron Man ou Captain America. Mais les Avengers au cinoche, quoi ! Avec ce moment iconique où les personnages se réunissent en plein combat dans un travelling qui me restera longtemps.
  • Phase 2 : Le Soldat de l’Hiver. Là, y a pas à chipeauter. Un scénario brillant ; un Cap monumental et le reste du cast au diapason (comment peut-on ne pas apprécier de voir Robert Redford dans ce film, d’ailleurs ? Il ne cabotine pas et fait le job !) ; peut-être le Marvel le mieux filmé de tous ; et ce ton « film d’espionnage » dans un film de super-héros, parfaitement maîtrisé. C’est le Marvel que j’aime revoir le plus souvent. Alors, quand je lis de je ne sais plus qui « à part la scène de l’ascenceur… », je souris. Oui, c’est une scène bien foutue. Mais je condamne l’auteur de ces mots à se taper Justice League (version Whedon) 24/24 jusqu’à la fin de ses jours.
  • Phase 3 : là, il y a le choix. Civil War, Doctor Strange, Ragnarok, Endgame. Ma seule vraie grosse déception fut Black Panther, sachant que j’avais trouvé le personnage parfaitement intégré et défini dans Civil War. Même les films moins ambitieux comme Ant-Man & the Wasp sont pour moi réussis.
    Bref, s’il ne faut en retenir qu’un, ce sera Infinity War. Un cross-over magistral que les comics ne savent plus en faire. Et Thanos, et cette fin exceptionnelle… Faut se remettre dans les conditions de visionnage idéales, au cinoche. Tu as beau savoir que Spider-Man et tant d’autres ne peuvent pas sauter du catalogue, tu es quand même pris par la caractère fatal de la conclusion. Chapeau là encore aux frères Russo, la très grande bonne pioche de Marvel Studios côté réalisation.
  • Phase 4 : là, c’est facile. In The Multiverse of Madness.
1 « J'aime »

Dans la liste des Phases, tu as tous les petits one-shots. Je ne sais pas s’il est mentionné, mais tu as aussi un mini épisode d’Agent Carter de 15 minutes.

J irais voir. Et scorpion est dans lequel ?

Laquelle ?
Parce que la baston, elle est incroyable (chorégraphier une telle empoignade tout en conservant le sentiment de claustrophobie et d’étroitesse, chapeau). Mais la meilleure scène d’ascenseur, c’est celle où Fury raconte l’histoire de son grand-père : à mesure que l’évocation est plus dure, la cabine s’enfonce dans les étages souterrains, l’obscurité progressive répondant au caractère sombre de l’anecdote. C’est brillant.
Bon, après, en purs termes de cinéma d’action, l’attaque de la bagnole de Fury, je ne m’en lasse pas.

Oh purée, faut que je trouve ça.

Jim

Techniquement pour lui c’est distinct : Mac Gargan (sans pouvoirs) à la fin d’Homecoming et le Scorpion du côté de Into the Spider-Verse (Sony plutôt que MCU).

Ahhh, je pensais au frère de Fury.

ca aurait pu etre son premier fils

Je n’avais pas mis les pieds dans une salle de cinéma depuis trois ou quatre ans. Je ne pensais pas y aller non plus pour celui-là mais une occasion s’est libérée et comme on dit, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Et je ne le regrette pas tant j’ai passé un excellent moment.
Déjà, ça commence fort avec la présentation d’America Chavez qui se fait directement dans l’action. Ca ne me gêne pas qu’elle ne soit pas la transposition parfaite du personnage des comics car c’est une héroïne en devenir, qui ne maîtrise pas encore totalement ses capacités et sa « fragilité » en quelque sorte colle bien à son parcours tout au long du récit. L’enchaînement et l’explication de la nature des rêves sont de bonnes astuces scénaristiques, là encore bien employées.
Il n’y a pas de lenteurs, tout s’enchaîne bien, des passages intimistes (la discussion avec Christine) aux gros moments d’action comme le combat contre Gargantos. L’entrée en scène de Strange est dynamique…pas besoin de se cacher pour un héros sans identité secrète, du chouette plan où on le voit se jeter du balcon à l’affrontement, tout est fluide, clair, énergique. Les petites touches d’humour ne sont pas forcées et quand on passe à un tournant plus sombre, la tension ne se relâche plus jusqu’à la fin. Je suis bien d’accord avec Jim sur ce point, on sait tous que le héros gagnera au final…l’important, c’est la façon dont le voyage se déroule et celui-ci, avec ses nombreuses péripéties (ah, la rencontre avec les invités surprises…quel plaisir !) et son périple émotionnel, est prenant de bout en bout.
J’ai vu sur le net que certains se sont plaints de la suite de l’histoire de Wanda après sa série…mais la toute dernière scène de WandaVision montrait bien que la sorcière n’en avait pas fini avec son exploration de la magie noire pour le but qu’elle s’est fixée. Cela fait d’elle une « méchante » nuancée, qui va trop loin dans ses actes tout en étant toujours empreinte d’une vraie tristesse…et Elizabeth Olsen incarne à nouveau avec talent toutes les facettes de Wanda.
L’arc narratif de Strange, qui doit faire face à toutes ses contradictions à un niveau multidimensionnel, est également intéressant à suivre, notamment avec cette recherche d’une paix intérieure qu’il a du mal à trouver (ce qui se traduit par cette question récurrente à laquelle il a du mal à répondre).
J’ai aussi retrouvé un Sam Raimi en forme et ça, c’est cool. Le comic-book movie lui va bien et il n’a pas perdu sa patte tout en travaillant dans un univers codifié. Visuellement, le film a flatté mes mirettes, il y a beaucoup de bonnes idées (comme le duel musical, permettant de faire participer encore plus Danny Elfman de manière diégétique), de références, de beaux plans et des petites touches horrifiques qui sont du pur Raimi. Et pour ma part, la deuxième scène post-générique, aussi anecdotique soit-elle, m’a beaucoup amusé, car retrouver l’humour slapstick de Raimi et de son vieux compère dans le multivers est réjouissant.
Ce sont toutes ces choses (et certainement encore d’autres) qui font que je mets facilement ce deuxième Docteur Strange dans le haut du panier des Marvel Studios.

Et comme le précise le scénariste cette trajectoire ne sort pas de nul part.

What was your thinking behind having Wanda Maximoff become a full-in villain in this movie, especially since it’s a bit of a change in course from WandaVision ?

Well, first off, it’s true to who the comics’ version of the character is and what she does in the comics. It was always where Wanda was headed in the MCU, even as I inherited the movie. The question just became, when would it happen ? Certainly, there was a version of this movie where Wanda was part of the ensemble that ended, I guess, with her turning bad, and then she could have been an antagonist of another movie. But I feel like in that case, you would have had a watered-down version of Wanda going bad because it’s still Dr. Strange’s movie. She wouldn’t be the protagonist, and she wouldn’t really be the antagonist. You’d have to have a [different] antagonist throughout the entirety of most of the film.

You know, she’s doing bad stuff throughout WandaVision. She does make the heroic choice to let go of all those people. But it’s also revealed to her that the family she’s built is not real. Then she gets the Darkhold at the end of the series and learns that there is a real version of her children out there. And if you’ve got the Book of the Damned whispering in your ear long enough that your kids are out there and you could go get ’em, maybe that can push you to do some terrible things.

Même si j’ai bien aimé le film (dans une certains mesure), je suis dans la team Nemo/Vik sur ce coup.
Bon, ça va être compliqué de marcher sur la fine ligne de crête de la nuance et d’essayer de rendre le caractère éminemment mitigé de mon expérience devant le film. Car si j’ai passé un bon moment, et que je trouve que le film comprend des tas de bons moments et d’idées intéressantes, je ne peux pas dire qu’il se hausse à la hauteur de mes attentes…
(et là, Sylvain va me dire que le problème vient de mes attentes et pas du film, mais à l’aune de quoi pourrais-je bien le juger si ce n’est celle de mes attentes ? :wink: )

J’ai une formule à la con, très réductrice, mais qui résume pas trop mal mon sentiment : c’est un très bon film du MCU, et un Sam Raimi somme toute mineur.

Quand je dis que c’est un bon film du MCU, je n’entends pas pour autant qu’il gomme les défauts que je trouve habituellement à ces productions : écriture souvent poussive, « désincarnation » un peu généralisée et production design/concepts trop uniformes d’un film à l’autre. « Doctor Strange In The Mutiverse Of Madness », à mon sens, n’échappe pas à ces écueils. La toute première scène m’a plutôt fait peur, par exemple. Le personnage d’America Chavez (peu importe qu’elle soit dissemblable à son équivalent de papier, ça m’indiffère assez si le traitement est juste) est assez raté dans son écriture, puisqu’il s’agit littéralement d’un McGuffin humain (dans un récit qui abuse déjà pas mal des McGuffin… mais ça aussi c’est un écueil récurrent dans le MCU), et l’actrice dont le nom m’échappe ne me semble pas avoir le charisme nécessaire pour la « sauver ».
Toujours en ce qui concerne l’écriture, je me demande si c’est bien le Michael Waldron qui a écrit la série « Loki » qui est ici aux manettes, car dans un contexte similaire je trouve qu’il fait nettement moins bien. Elles sont bizarres les règles qui régissent le Multivers : dans « Spider-Man : No Way Home », on peut avoir des doubles qui ont des trombines différentes, mais là non en fait ? C’est un peu étrange. A la limite, c’est secondaire. Ce qui me gêne surtout, c’est qu’alors qu’on voit un beau florilège en accéléré de ce qu’il serait possible de faire avec un Multivers authentiquement « mad » (en cartoons, cubiste, complètement psyché, etc.) à la faveur d’une scène assez folle renvoyant un peu à la meilleure séquence du premier « Doctor Strange », on se contente surtout d’univers où les feux de circulation sont inversés… Quel dommage !!
Je trouve également dommage que le film se montre trop bavard sur un point particulier : il énonce quasi textuellement certains de ses thématiques et sous-textes ; je trouve ça toujours assez maladroit.
Qu’est-ce qui marche alors dans le versant MCU du film ? L’émotion, je trouve. Le perso de Wanda est très abouti et « j’achète » son arc, à fond (encore que je me demande si ça aurait été le cas si je n’avais pas vu « Wandavision » ? vous aurez compris que je suis plus client du versant télé du MCU que du versant ciné…). Et comme Jim le soulignait plus haut, malgré des erreurs de caractérisation qui font tâche avec un perso de mystique ayant appris l’humilité (même si du chemin reste à parcourir ; c’est bien tout le propos du film), il y a quelque chose de poignant à voir Strange décidé à protéger envers et contre tout cette ado qu’il connaît à peine ; ça c’est de l’héroïsme à l’état pur.

Et puis il y a Sam Raimi. Et là c’est compliqué.
On pouvait craindre le pire après une préquelle au « Magicien d’Oz » dramatiquement désincarnée et au sous-texte en forme de constat assez amer sur son propre statut (suivi d’un hiatus de 9 ans dans sa filmo, ce qui en dit long). On en est pas là, même si perso je déplore que le film ne retrouve pas cette « assise » propre au cinéma de Raimi. Mais tout de même, on voit bien que ce « Doctor Strange » a été mis en scène par un réal’ bien plus doué que la moyenne.
A ce titre, je pense moins à certains plans signature (j’y reviendrai) comme ces courts travellings avant très rapides à la caméra débullée qui font plus Raimi que Raimi, ces plans « déstabilisants » très près des acteurs (il y a notablement plus de plans rapprochés dans ce film que dans la majorité des films Marvel ; de manière générale la variété des valeurs de plan confère un dynamisme certain au film, absent du reste de la prod’ Marvel il me semble) ou ces plans en vue subjective très efficaces. Je pense plus à une rigueur globale dans le découpage, où chaque plan est préparé par le précédent et prépare le suivant, pour le dire simplement. Cela confère une lisibilité et un punch aux séquences d’action (pas toutes, cependant) tout à fait appréciable. Raimi demeure un story-teller de premier ordre.
Où est-ce que ça coincerait alors ? Je dirais que si Waldron et Feige répètent à l’envi qu’ils n’ont pas engagé Raimi pour qu’il leur livre un « greatest hits », eh bien c’est quand même exactement l’impression que l’on a à l’écran. Ce n’est pas tant que je n’étais pas heureux de retrouver Raimi sur un film à l’imagerie horrifique (car ce « Doctor Strange » n’est clairement pas un film d’horreur : à l’instar du fabuleux « Army Of Darkness », il s’appuie sur cette imagerie pour en faire autre chose, et c’est ma foi très bien dans le cadre d’une production familiale… dans la salle où j’étais, il y avait des gamins de 7 ou 8 ans, et ils avaient plutôt la banane à la fin de la projection) ; c’est plutôt que j’ai l’impression que Raimi, à défaut de régresser, stagne ou se répète avec ce film. En effet, « Darkman » marquait une claire évolution par rapport aux « Evil Dead » ou à « Mort sur le grill », tout en s’appuyant dessus, tout comme « Mort ou vif », tout en tirant parti des leçons apprises sur « Darkman », allait plus loin dans l’enrichissement de son vocabulaire filmique, alors qu’« Un Plan Simple » ou « Intuitions » apprenaient à Raimi à raconter d’autres types de récit en s’appuyant sur son expérience acquise. Et ainsi de suite jusqu’au chef-d’oeuvre total « Spider-Man 2 », synthèse idéal de tout son travail jusque-là. Même « Drag Me To Hell », semblant constituer un retour aux sources vers l’horreur des débuts, renouvelait l’approche de ce genre en explorant son imagerie via les CGI (outil dont Raimi ne disposait pas dans les années 80, et pour cause).
Pas de progression de ce type ici, mais un excellent vade-mecum, peut-être un peu « dilué » dans les exigences d’une prod’ Marvel, de ce que Raimi nous avait déjà montré savoir très bien faire.
J’ai l’air de pinailler, mais je suis authentiquement resté sur ma faim sur le pan psyché/barré potentiellement présent en germes dans le projet. Derrickson non plus n’avait pas creusé ce sillon comme il aurait pu l’être, mais Derrickson n’est pas Raimi, qui a un rapport particulier au travail séminal de Ditko (comme il l’avait dit à l’époque des « Spider-Man »). Raimi avait là matière à renouveler avec la puissance de feu d’un blockbuster certaines de ses tentatives les plus « cartoony » du passé (je pense au sous-estimé « Mort sur le gril »).
Je fait quand même un sort particulier à une scène extraordinaire, celle où Wanda est « coincée » entre deux réalités différentes entre lesquelles on zappe à la faveur de jump-cuts si parfaitement calés qu’on a peine à imaginer la technique ou le temps de préparation nécessaires derrière. Là, il y a un vrai effet de sidération.
(J’ai également été séduit comme beaucoup par le duel musical, mais je trouve finalement le concept plus fort sur le papier que dans son exécution…)

Ceci dit, il semble évident que Raimi, mais c’est la règle du jeu j’imagine, n’a pas eu le dernier mot sur tout, sans même parler du scénario dont il était tributaire. Ainsi, ça m’étonnerait que Raimi et son vieux complice Bob Murawski aient laissé passer certains raccords un peu disgracieux, ou ce vilain fondu au noir sur l’écroulement du Mont Wundagore… Dans le même ordre d’idée, certaines scènes ne semblent tout simplement pas tournées par lui (je n’ai pas d’info sur le sujet, je précise). Il y a la première scène post-générique, complètement con et dégueu dans sa mise en scène (le petit saut final de Charlize Théron/Cléa est grotesque), et elle a en plus le mauvais goût de désarçonner la très chouette chute pré-générique du film, très film d’horreur dans l’esprit pour le coup.
Idem pour l’apparition de qui vous savez (les Illuminati de la Terre 838, je veux dire) dont la mise en images est proprement atone. J’ai beau comme tout le monde ici je pense avoir eu la trique du fanboy devant certains choix de casting très inspirés, je trouve que cette séquence est un vrai temps faible du film, lestée qu’elle est par certains choix très discutables (y compris musicaux, qu’est-ce que c’est que cette citation du thème musical du cartoon des X-Men des années 90 ? Pourquoi pas reprendre le chouette boulot du regretté Michael Kamen à la place ? ; de manière générale, le boulot de Danny Elfman ici me semble, il faudrait y rejeter une oreille, très en-deçà de ses exploits passés dans le genre), comme les pires tentatives de ce sens de l’'humour si MCU dans l’esprit qui viennent complètement ruiner la solennité du moment pour moi. Dommage, car certaines pistes jetées ici font probablement du film le plus important du MCU depuis le diptyque « Infinity War » / « Endgame », en termes d’échelle des enjeux.
A la rigueur, cela reste anecdotique, car le film ne s’écroule pas non plus à ce moment-là et retrouve vite des couleurs. Comme le dit Waldron, à ce moment-là, « the movie gets drunk and stays drunk » jusqu’à la fin, où quelques idées emportent le morceau, et viennent idéalement soutenir l’émotion évoquée plus haut, réelle dans la résolution de l’arc de Wanda (car voilà encore, après Thanos, une méchante du MCU très réussie, et il n’y en a pas tant que ça, comme je le déplore souvent).

Voilà un post bien bavard pour dire que j’ai donc un rapport très ambivalent au film, que j’aurais adoré aimer comme la plupart d’entre vous semble l’avoir aimé, mais qui me laisse un goût de demi-mesure un peu amer compte-tenu du potentiel porté tant par le perso que le réal’.
Ceci étant posé, après un « The Eternals » qui m’a fort agréablement surpris notamment par ses références à « Neon Genesis Evangelion », il me semble que le film prouve quand même que le MCU, et Kevin Feige, gagneraient à continuer à embaucher des voix fortes au niveau des réals… et à leur laisser la bride sur le cou, tant qu’à faire.

Bon, j’ai pas mangé mon siège, j’ai plutôt baillé, ça va vite, mais ça survole tout sans jamais vraiment développer, j’ai not beaucoup de vide ou de truc inutile. Sinon graphiquement parlant c’est classe et il y a plein de bonnes idées. Mais pour moi un problème de rythme.