DOCTOR WHO (2005) - saison 1-11


(Le Doc) #921

Andra Day :


(FC powaaaa) #922

Merci. Une habituée du Docteur ?

(Andra ? ça connote mal, chez moi)


(Le Doc) #923

C’est une première…


(FC powaaaa) #924

J’ai une petite question pour les habitués de l’anglais et de l’américain. Dans ce troisième épisode, les Américains avaient tous l’accent américain ?


(Jim Lainé) #925

Chris Noth, oui, même si ce n’est pas sensible tout de suite, il m’a semblé que le “choc des accents” était plus fort dans la deuxième moitié de l’épisode (après la scène de la cuisine où l’on apprend les visées “secrètes” du personnage, ce qui induit une comparaison avec un personnage réel).

Jim


(Le Doc) #926

Le troisième épisode, c’est celui avec Rosa Parks…


(Jim Lainé) #927

Ah zut, effectivement, j’ai répondu en songeant à celui que j’ai vu hier.
Dans celui avec Rosa Parks, l’accent qui m’a le plus frappé, c’est peut-être celui du flic qui vient les interroger à l’hôtel.

Jim


(FC powaaaa) #928

Oui. Et c’est à ce moment-là que je me suis posé la question pour les autres “américains”.


(FC powaaaa) #929

Oui, maintenant que tu le dis, parce qu’à un moment donné, je me suis demandé s’il ne jouait pas un Anglais (surtout que sa collaboratrice et son garde du corps ne font pas trop américains).

Sinon, j’adore le titre de cet épisode 4. Faudrait pas le traduire pour la VF. Sinon, j’ai bien aimé, beaucoup d’interactions entre les perso, épisode très dynamique, et puis j’ai l’impression que les États-Unis sont dans la ligne de mire de la saison, non ? Bonne idée en tout cas d’avoir cet acteur pour ce rôle.
Ah, et puis un peu de réflexion sur nos modes de vie …


(とり) #930

Je ne sais pas à quoi ressemble l’accent dans l’Alabama (et dans les années 50, en plus : les accents, ça peut évoluer avec le temps).
J’ai remarqué, surtout, le vocabulaire.

Sinon, concernant l’épisode 4, intitulé Arachnid in the UK
Déjà, une piqûre de rappel (et non une morsure d’araignée) pour ceux qui auraient raté la référence dans le titre :


Ensuite, j’ai bien aimé cet épisode consacré à un “monstre de la semaine” (et le monstre n’est pas forcément celui que l’on croit), malgré ses défauts (principalement le personnage incarné par Chris Noth, qui est trop caricatural).
Il dénonce quelques dérives du monde actuel (dérives de la science, la gestion des déchets sensibles, les businessmen qui pensent au fric et à eux-mêmes avant tout), et montre un Docteur très humain, qui laisse sa chance à son adversaire, et essaie de le comprendre… Bref, le Docteur, quoi !
Encore un épisode avec un petit moment didactique : on avait un cours sur les propriétés de l’acétylène dans l’épisode 2, un cours sur la lutte pour les droits civiques dans l’épisode 3, ici on a un cours sur les arachnides… On devrait bientôt avoir le cours sur l’indépendance de l’Inde et du Pakistan.
Ah, et dans le premier épisode, on nous expliquait ce qu’était la dyspraxie… Mais Ryan a l’air de surmonter ses difficultés : on ne se rend plus compte de son handicap.

En tout cas, cet épisode garde toujours ce côté un peu sombre… Ça semble être la tonalité de cette saison.

Tori.


(Jim Lainé) #931

Ta remarque sur le côté caricatural m’amène à une réflexion : en fait, il paraît “trop” caricatural parce que, peut-être, les autres ne le sont pas assez. Je m’explique : dans la période Russell Davies, et un peu aussi dans la période Steven Moffat, il arrivait souvent que les personnages soient tous, sinon caricaturaux, du moins en mode “surjeu”. En gros, tout le monde en faisait des caisses. Et le plus souvent, ça marchait vachement bien. Là, on a en fait trois personnages d’acolytes un peu trop humains, un peu trop normaux, un peu trop immobiles. C’est assez frappant dans cet épisode 4, où ils sont droits comme des piquets devant la décharge, dans la dernière scène de l’araignée, dans leurs explications au moment du départ, etc etc… Ils manquent de relief et d’exagération, de gesticulation. Ça m’ennuie beaucoup, parce que j’aime la série quand elle gigote de tous côtés.
Au-delà de ça, ce quatrième épisode est plus drôle, plus rapide, plus enlevé que les trois précédents. Il est également un poil plus dense, avec une intrigue un peu plus éclatée, ce qui permet de multiplier les péripéties. Après, il loupe quand même un magnifique moment de pathos à la fin, qui aurait pu très bien fonctionner : j’avais en mémoire ce très bon épisode de Torchwood, celui avec la baleine de l’espace transformée en machine à viande, et qui contient un moment de pitié assez poignant. Ici, ils parviennent quand même à rater le coche en cadrant tout de loin sans réellement s’impliquer.
Vous vous souvenez de Bernard & Bianca, et du lent, très lent décollage de l’albatros ? Voilà, cette saison de Doctor Who me donne l’impression de courir et de courir encore, sans parvenir à réellement décoller.

Jim


(Jim Lainé) #932

Déjà, merci : ça fait du bien de se décrasser les oreilles.
Je viens de me refaire Never Mind the Bollocks.

Jim


(FC powaaaa) #933

s11ep5 : j’ai bien aimé cet épisode dans l’espace. Assez enlevé, qui ne manque pas de tragédie, mais aussi de son lot de choses plus sympathiques.
J’ai l’impression que les cadrages étaient un peu différents, qu’il y avait plus de gros plans (ou plans rapprochés ?) sur les visages.


(Le Doc) #934

Pas de Christmas Special cette année. Chris Chibnall va rompre la tradition avec un New Year Special


(とり) #935

Ah, oui, j’avais lu ça il y a une quinzaine de jours…
Je n’avais pas vu qu’il y aurait un New year special, en revanche.

Tori.


(Jim Lainé) #936

Oui, effectivement, épisode plutôt pas mal, avec des personnages qui bougent plus (enfin, on a quand même le droit à une explication tendance “pathos” entre deux acteurs debout comme des piquets au milieu d’un couloir), des idées frappadingues (ah le mode de reproduction de l’extraterrestre), qui sont bien développées (cette grossesse implique des tas de petits détails sociaux bien trouvés), un méchant farfelu et limite “cute”, un contexte SF complètement assumé (il y a une ambiance Star Trek qui me semble tellement plus subtile que les références au final assez lourdes que Moffat a placardées dans ses épisodes) et une problématique à tiroir qui permet un vrai suspense. Plutôt pas mal. Nettement meilleur que les précédents, en tout cas.

L’épisode de ce soir est bien aussi, même si on a toujours un Docteur qui gesticule et des amis qui restent figés et un peu hébétés. Le principe de la gestion du paradoxe en mode “on ne change rien” est classique, mais il est régulièrement écorné par des dialogues marrants, et surtout il permet l’irruption de deux extraterrestres qui portent une certaine originalité, et qui eux aussi témoignent d’une volonté de détourner les clichés (leur allure menaçante fait office de fausse annonce). Dans l’ensemble, j’ai bien aimé, mais il y a une mélancolie assez poignante, trop sans doute, dans l’ensemble de l’épisode. Qui, au demeurant, marche dans les pas du chapitre consacré à Rosa Parks, à savoir qu’il se termine par le constat de l’équipe que l’on ne peut rien changer et que tout cela est tout de même bien triste. Drôle de bilan, d’ailleurs, que de faire du Docteur et de ses alliés une équipe dédiée à la conservation du statu quo temporel.
La grande force, selon moi, c’est le dialogue final, tournant autour de Sheffield : un hymne à l’immigration, à l’accueil, à la rencontre et au partage. Ce qui fait de bien en notre époque troublée. Pour le coup, très joli moment, avec de beaux dialogues.
Bien bien.
Mais les images du prochain épisode donnent envie d’en savoir plus.

Jim


(とり) #937

Oui, j’ai bien aimé cet épisode également… Bon, il y a, encore une fois, les incontournables de cette saison : ça parle de la famille, on a un petit cours, et l’ensemble est teinté d’une mélancolie marquée… Mais j’ai apprécié cet épisode, et ces deux extra-terrestres sont effectivement une belle idée.
Ah, et Amita Suman dégage un charme fou…

Tori.


(Jim Lainé) #938

C’est peu de le dire.

Jim


(Le Doc) #939

Perso, je reprends du plaisir à regarder Dr Who. J’avais un peu lâché la série ces derniers temps (je n’ai regardé que la première saison de la période Capaldi). Je suis d’accord avec certains défauts évoqués plus haut, mais ils ne m’ont pas gêné plus que ça. J’aime la construction de cette saison, avec des épisodes qui se suffisent à eux-mêmes et Jodie Whittaker est excellente, j’adore son énergie (qui me rappelle aussi celle deDavid Tennant). Les nouveaux amis du Docteur ont besoin de se lâcher un peu plus mais ils ont chacun eu de beaux et bons moments depuis le début (la tristesse de Graham dans le #4 était émouvante, le jeu de Bradley Walsh était très juste). Mes préférés sont pour l’instant le 4ème (il a un côté série B horrifique que j’apprécie énormément) et le 5ème (avec un pitit alien aussi mignon que dangereux). Je n’ai pas encore regardé celui de jeudi…


(FC powaaaa) #940

Ouais, ouais, vous avez raison tous les deux.
Bon, j’aime bien cette saison, et je n’arrive pas à savoir pourquoi. Peut être parce qu’elle est simple, et que ses intrigues sont pour le moment moins alambiquées que lors des quelques saisons précédentes (je m’attendais quand même à ce que les Stenza soient un peu plus un fil rouge).
Toujours cette thématique de la famille comme vous le dites, mais y a des dialogues entre les compagnons qui sont vraiment sympa, et cette fois-ci, c’était entre Yaz et Graham. Et puis c’est une période de l’histoire terrestre totalement inconnue pour moi.
Par contre, je ne me souvenais pas qu’il y avait autant de perso secondaires qui mourraient dans la série (et c’est peut être aussi de là que vient cette mélancolie … ou alors, c’est l’effet Brexit)