ÉCOLINE (Stephen Desberg / Teresa Martinez)

Ecoline

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“ Qui donc a jamais entendu parler d’une chienne qui peint ? ”
Ecoline est destinée à devenir chien de garde. Mais plutôt que de protéger la ferme, elle passe son temps à peindre. Une occupation qui provoque son exil de la campagne vers un Paris en pleine effervescence. L’Exposition universelle approche à grands pas et pour accueillir les visiteurs du monde entier, la capitale se doit d’être impeccable ! Sans argent et sans collier, Ecoline doit trouver une solution, sous peine d’être à nouveau chassée. Dans la ville Lumière où tout le monde ne parle que de ces nouveaux artistes, les impressionnistes, Ecoline croit tenir sa chance et décide de vendre ses peintures. Mais le public est-il prêt à aduler une chienne-peintre ?

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Prix France : 16,90 €
72 pages
ISBN 978-2-81897-758-3
C.Hachette : 31 9312 4

Ça, c’est de la preview : on a près de 20% de la BD !
Ça me semble sympa, en tout cas.

Ça sort le 2 juin.

Tori.

Sympa, un ratatouille avec un chien à la place d’un rat.

Très sympa, ce récit. Pas exempt de défauts, mais très agréable.

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Admettant, sans regret, qu’elle n’est pas faite pour monter la garde à la ferme où son père a fait carrière, Écoline se découvre un don pour les couleurs et quitte la campagne (après un complot mené par l’âne Bonbon) pour se rendre à la ville. Très vite, elle découvre le Paris nocturne des cabarets, croise le chemin de Musette la chatte chanteuse et de Fédor, l’ancien bouvier voleur à la solde désormais de la police.

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Sur ces bases assez classiques, déjà vues mille fois dès lors qu’on nous raconte l’histoire d’un artiste sans le sou rêvant de gloire et d’amour, Desberg tisse un récit assez prévisible, mais savoureux grâce au décalage induit par le fait qu’il s’agit d’animaux : son histoire prend alors des allures de fable. Les clichés sont là, mais ils sont en partie désamorcés par l’interaction entre animaux et humains, un choix qui n’est pas si fréquent quand on a des bêtes pour héros.

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Graphiquement, c’est très beau, Teresa Martinez parvenant à l’impressionnisme dans ses grandes cases de décors. On sent un petit coup de mou graphique au début du troisième tiers (personnages moins expressifs et décors plus rapidement esquissés), mais l’album se tient tout de même assez bien. Les chiens ont parfois un petit quelque chose de tezukien, je trouve.

Les dernières pages proposent une résolution peut-être un peu trop rapide, qui entasse en accéléré le retour de certains personnages et quelques retournements de situation qui auraient sans doute mérité une pagination rallongée. Mais Ecoline reste une lecture agréable, à laquelle il manque peut-être un peu de surprise… et donc un peu d’émotion.

Jim