ÉVASION DU JAPON : CINÉMA JAPONAIS DES ANNÉES 1960 (Mathieu Capel)

[quote]Evasion du japon : cinéma japonais des années 1960
*Auteur : Mathieu Capel
416 pages, 22 €
ISBN 978-2-35096-112-5
Date de parution : 13 octobre 2015

La décennie 1960 est une période d’intenses bouleversements dans l’histoire du cinéma japonais. Une nouvelle génération de cinéastes s’impose et se démarque des « grands maîtres » des années 1930 et 1950 ; à mesure que les plateformes de production se diversifient, les grands studios voient s’effriter leur monopole sur l’industrie des loisirs. L’heure est à la libération sexuelle, à la contestation politique, aux mouvements citoyens : climat libertaire propice aux irrévérences, dont le monde cinématographique se fait l’écho. Cette nouvelle et turbulente jeunesse du cinéma ne correspond pas à un simple phénomène démographique. Pour Oshima, Yoshida ou Matsumoto, le renouvellement passe par la redéfinition du rôle du cinéaste et de la façon dont il « agit » le monde. La tâche est d’autant plus urgente que la nouvelle prospérité des années 1960, célébrée en grande pompe par les Jeux Olympiques de Tokyo, semble dissiper les angoisses de la guerre et de l’après-guerre. Les cinéastes de la nouvelle génération s’orientent vers d’autres modèles théoriques et esthétiques, aptes à rendre compte de la société de consommation et de communication de masse. C’est cette grande mutation qu’Évasion du Japon propose d’explorer.*[/quote]

Liens :
Le site de l’éditeur : www.lesprairiesordinaires.com
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Quel sujet magnifique…et c’est copieux en plus !!

Une période dorée du cinéma tout court, les années 60, c’est acquis, mais au Japon, la profusion de perles se doublent d’une certaine méconnaissance du public occidental. Du coup, les découvertes à faire sont pléthore. Ce que j’ai pu en voir pour ma part m’a impressionné, et pas qu’un peu.

Je vais me le toper, dès que j’aurais fait un sort du Sam Peckinpah chez Capricci…

J’ai le numéro 83 de la revue Cinéma (daté de février 1964), dont le dossier s’intitule “Retour au Japon”. Voici le début de l’introduction de ce dossier :

Le dossier est ensuite une présentation de quinze cinéaste, d’un de leurs films et de leur filmographie (les rédacteurs reconnaissent eux-même que c’est imparfait et qu’il y a sans doute des erreurs, mais que les informations sont difficiles à obtenir (et parfois contradictoires), que ce soit pour les biographies ou pour les photos).
Les quinze cinéastes sont Heinosuke Gosho (L’auberge d’Osaka), Susumu Hani (Les mauvais garçons), Inoshiro Honda (Godzilla), Kon Ichikawa (Feux dans la plaine), Tadashi Imai (La femme infidèle), Keisuke Kinoshita (La ballade de Narayama), Teinosuke Kinugasa (Le héron blanc), Masaki Kobayashi (La condition humaine), Akira Kurosawa (Un merveilleux dimanche), Mikio Naruse (Une femme qui monte les escaliers), Yasujiro Ozu (Histoires de Tôkyô), Kaneto Shindo (L’île nue), Shiro Toyoda (Le blé vert), So Yamamura (Les pêcheurs de crabes) et Satsuo Yamamoto (Quartier sans soleil).
Ce numéro datant de février 1964, ces films sont plutôt de la fin des années 50 et du début des années 60 (à l’exception du choix curieux pour Kusosawa d’un film des années 40), mais c’est intéressant d’avoir un éventail des cinéastes japonais de l’époque que les cinéphiles français pouvaient connaître.

Tori.

Une liste impressionnante, où je suis très loin de connaître tout le monde.
Quelques oublis quand même (à moins que ces cinéastes n’aient pas encore percé au moment de l’article) : je pense à Yoshida, à Wakamatsu et surtout à Kobayashi, l’auteur du chef-d’oeuvre “Kwaidan”.

Le guide date de février 1964… La carrière de Wakamatsu commençait tout juste, la filmographie de Yoshida n’était pas encore très importante… Quant à Kobayashi, il est dans la liste (mais Kwaidan n’est sorti qu’en toute fin d’année 1964).

Tori.

Ha, j’avais loupé Kobayashi. Merci pour ces précisions.