EX MACHINA (Alex Garland)

La première réalisation du romancier et scénariste britannique Alex Garland (La Plage, 28 jours plus tard, Sunshine, Dredd…).

[quote]DATE DE SORTIE PREVUE

23 janvier 2015 (UK)
3 juin 2015 (France)

REALISATEUR & SCENARISTE

Alex Garland

DISTRIBUTION

Domnhall Gleeson, Oscar Isaac, Alicia Vikander, Corey Johnson…

INFOS

Long métrage britannique/américain
Genre : science-fiction
Année de production : 2014

SYNOPSIS

Caleb, 24 ans, est programmateur de l’une des plus importantes entreprise d’informatique au monde. Lorsqu’il gagne un concours pour passer une semaine dans un lieu retiré en montagne appartenant à Nathan, le PDG solitaire de son entreprise, il découvre qu’il va en fait devoir participer à une étrange et fascinante expérience dans laquelle il devra interagir avec la première intelligence artificielle au monde qui prend la forme d’un superbe robot féminin.[/quote]

Les premiers visuels :

Marrant que Domhnall Gleeson soit dans le rôle, ça crée un effet miroir avec l’épisode de Blacl Mirror dans lequel il a joué.

La nouvelle bande-annonce :

Ex Machina par le dessinateur Francesco Francavilla :

Bon c’est pas mal comme film, malgré le fait que l’ensemble soit un peu trop lisse. J’entends par là qu’il y a des scènes choc Quand Caleb s’entaille le bras par exemple), des révélations quand Caleb découvre les anciennes versions de l’IA par exemple et qu’il ne manque pas grands chose pour que ça te saute au visage et que ça te créé un éléctrochoc (je ne sais pas, peut-être une musique d’ambiance, une manière de filmer, bref, c’est perfectible). Même les passages érotiques sont froids (est-ce voulu d’ailleurs?).

Bon c’est sûr, le sujet ne brille pas par son originalité, la création d’une super intelligence artificielle a déjà fait l’objet de nombreux films (on pense d’ailleurs à Her, très récent, mais aussi Blade Runner, moins récent). D’autant que c’est devenu un sujet encore plus d’actualité et que le réalisateur base son IA sur son moteur de recherche qui est utilisé par plus de 90% de la planète. Et d’ailleurs à ce sujet, il y a des questions posées qui font réfléchir le spectateur, mais sans apporter de réponse. Mais elles ont le mérite d’être posées.

Une question se pose donc? L’IA développée possède-t-elle une conscience? C’est un peu de cela dont il sera question, c’est la raison de la présence de Caleb sur le site du milliardaire. J’ai un peu tiqué lors de la première séance avec Ava, Caleb en revient époustouflé alors que le dialogue qui nous a été proposé n’a pas été d’un grand niveau, dans le sens où ce genre de discussion avec une IA était déjà possible il y a plus de 20 ans (après, reste le côté robotique, mais ce n’est pas le propos).
Finalement, on se rapproche pas mal de Frankenstein, puisqu’on a un scientifique qui créé la vie. Est-il Dieu? La question est posée dans le film et on est vraiment dans cette symbolique, car Caleb aura 7 jours pour tester l’IA, et l’IA s’appelle Ava.

Le réalisateur nous offre un beau huis-clos, où l’on se demande perpétuellement qui est manipulé, et la tension monte crescendo jusqu’au final.
Malgré les points négatifs que j’ai énoncés en premier, le scénario est tout de même assez habile et la photographie très jolie avec des plans extérieurs qui contrastent beaucoup avec les plans intérieurs.
Un film de SF de qualité qui vous fera peut-être rêver de moutons électriques.

Et maintenant la grande question est: Ava va-t-elle squatter chez Mondial Cuisine pour se recharger sur les plaques à induction? :mrgreen:

Je suis aussi de cet avis, reste que …

la fin m’a laissé sur ma faim, et rétrospectivement ça affaiblit le film.
J’ai eu l’impression que beaucoup de pistes étaient amorcées durant le film, et la fin plutôt abrupte et surprenante, dans le sens où elle va à l’encontre de ce que montre le film sur la durée à propos de la personnalité de l’IA, du moins ce que j’en avais déduit, coupe au plus court, voire au plus simple.
C’est assez frustrant, finalement.
Dommage.

J’ai bien aimé aussi, mais je pense que le film aurait dû s’arrêter quelques minutes avant son final. Quand Ava sort de la maison, pour briser définitivement le huis-clos quasi-total du film (je pense d’ailleurs que le passage, certes fugace, du héros qui découvre avoir “gagné”) et donner un ensemble cohérent à ce “moment” dans la villa.
J’ai beaucoup aimé l’âpreté de la réalisation, les jeux des acteurs, le rythme lent, et les questions posées sans réponse ; ça manque un peu de finesse, c’est un peu trop long, mais c’est un bel essai qui fait (un peu) réfléchir.