EXTINCTION (Miguel Angel Vivas)

[quote]DATE DE SORTIE PREVUE

14 août 2015 (Espagne)
Indéterminée (France)

REALISATEUR

Miguel Angel Vivas

SCENARISTES

Alberto Marini et Miguel Angel Vivas, d’après le roman Welcome to Harmony de Juan De Dios Garduño

DISTRIBUTION

Matthew Fox, Jeffrey Donovan, Quinn McColgan, Clara Lago, Eduardo Fedriani…

INFOS

Long métrage espagnol
Genre : drame/horreur
Année de production : 2015

SYNOPSIS

9 ans après qu’une infection a transformé presque toute l’humanité en créatures enragées, Patrick, Jack et Lu, une fillette de 9 ans, survivent dans un semblant de paix et de calme dans la ville oubliée et enneigée d’Harmony. Quelque chose de terrible s’est passé entre Patrick et Jack, une haine profonde les tenant à distance l’un de l’autre. Quand les infectés réapparaissent, ils vont devoir mettre leur rancœur de côté pour protéger l’être qui compte plus pour eux que tout au monde…[/quote]

La bande-annonce :

L’Espagne a une littérature fantastique / horrifique. Elle a aussi un cinéma fantastique / horrifique. En France, on se contente de les regarder.

Jim

À noter que Welcome to Harmony, le roman dont est tiré le film, est dispo en France depuis fin 2014 chez Eclipse/Panini Books.

Oui, je l’avais repéré, mais je n’ai pas lu.
Quelqu’un l’a lu ?

Jim

[quote=“Jim Lainé”]L’Espagne a une littérature fantastique / horrifique. Elle a aussi un cinéma fantastique / horrifique. En France, on se contente de les regarder.

Jim[/quote]

En France, on a aussi une littérature fantastique. Mais on se contente de la dénigrer (c’est pas de la littérature, quoi !)

Bon, le film est pas mal. Il tire sa fore d’un postulat intéressant, à savoir deux survivants d’une attaque d’infectés (les bestioles ont des airs de vampires comme dans 30 jours de nuit ou La Lignée), qui ont trouvé refuge dans un village, occupé deux maisons voisines et décidé de ne plus se parler pour des raisons qui seront expliquées au fil du récit.
C’est donc essentiellement du drame humain, les monstres n’apparaissant qu’à la toute fin. Les acteurs sont plutôt pas mal (ce qui est assez étonnant de la part de Matthew Fox, qui n’a jamais brillé par ses talents d’interprétation), la caméra est bien (avec des plans tournant autour d’axes qui perturbent la perception), et surtout, y a des variations intéressantes, notamment la question qui revient (à travers des dialogues, mais aussi les leçons de mathématique et de géographie) plusieurs fois, à savoir qu’en est-il du reste du monde ?
Reste un petit déséquilibre question narration (le dernier acte, un peu précipité) et une fin très conservatrice (la reconstitution de la famille…). Ça gâche un peu (intervention de la production ? J’en sais rien, j’ai pas lu le roman) un film qui est plutôt bien troussé dans l’ensemble, sans réelle surprise mais avec une personnalité séduisante.

Jim

Une infection a transformé une grande partie de l’humanité en créatures enragées. Un sujet maintes fois traité ailleurs. Ici, l’histoire reste à hauteur d’hommes…on ne saura jamais ce qui a causé la catastrophe, ni ce qu’il est advenu du reste de l’humanité.

La première scène se concentre sur un bus de civils escortés par des militaires. La peur est omniprésente, presque palpable (il y a peu de dialogues, beaucoup de choses passent par les regards) et dès que les créatures fondent sur leurs victimes, la panique s’empare des occupants. Le réalisateur tire bien parti des possibilités de cet espace confiné et fait de ce début un bon moment de tension horrifique.

On saute quelques années. Deux survivants de cet assaut, qui ne se parlent plus tout en occupant des maisons voisines, se sont réfugiés dans un village abandonné. L’un d’eux s’occupe de sa petite fille, née après les événements fatidiques. Jim l’a écrit juste au-dessus, une grande partie du film est un drame humain. Ce trio est engagé dans une routine de survie, qui confine souvent à l’ennui (ce qui fait que le film n’échappe pas à certaines longueurs). C’est plutôt bien joué et les flashbacks se chargent d’expliquer ce qui a séparé les deux anciens amis.

Si Extinction prend souvent le parti de se concentrer sur des lieux uniques (le bus, les deux maisons), le récit sait aussi proposer quelques bonnes séquences d’action et de suspense lors des maraudes pour trouver de la nourriture et des attaques des créatures qui finissent par converger vers ce village perdu. S’il est en effet un peu précipité, j’ai bien aimé le dernier acte, cet assaut final mis en scène de manière très efficace.