FANTASTIC FOUR #1-16 (Ryan North / Humberto Ramos)

Si tu écoutes leurs podcasts, tu verras qu’ils pointent une réalité : ça fait des années que Marvel vivote sur ses acquis, multiplie les événements prétextes à 56 tie-ins et use et abuse d’une ficelle jusqu’à la brûler (SpiderVerse, les symbiotes).
J’aime lire des comics Marvel mais, objectivement, ce n’est ni un univers, ni une politique éditoriale excitante et même ambitieuse. Ça vit sur les acquis et ça ne tente pas grand-chose (Spider-Man n’avance jamais, les X-Men de Krakoa se sont vite emmêlés dans le consumérisme…).

A l’inverse, DC s’est reconstruit après Metal doucement mais ensuite avec des propositions qui ne fonctionnent pas toujours mais qui osent beaucoup.

Non mais sur un podcast, un edito ou une critique, ça ne me pose aucun souci. Moi je te parle de n’importe quelle news comics Marvel publier sur leur site. Dans ce cas précis, je n’attends pas que comicsblog me donne son avis sur cette news, mais que celle ci soit aussi neutre et factuel que pour les autres maisons d’éditions.

Mais ils ne sont jamais neutres.

Effectivement, traiter un éditeur selon ce que l’on en pense, ce n’est jamais neutre.

Très cool. Ryan North s’amuse et m’amuse, avec ici « Ghost Rider » qui vient menacer Nicholas Scratch chez lui, en lui promettant d’utiliser le regard expiatoire s’il ne laisse pas les 4F tranquilles, après les avoir harcelés sur plusieurs mois. Scratch cède, et l’on découvre que « Ghost Rider » est Johnny à la peau rendue invisible par Sue, avec crâne enflammé et chaînes déplacées par Sue. Il convainc sa soeur de faire le tour de leurs autres super-vilains, ce qui fonctionne… jusqu’au Wizard, qui voit clair dans leur jeu et active ses défenses basées sur leurs pouvoirs. Il veut les humilier en live, mais « Ghost Rider » arrive alors et Wizard est terrifié… puis frappé par Ben, parce que « Ghost Rider » est sa fille adoptive Nikki avec Reed qui faisait les chaînes avec ses mains. Tous repartent, mais le vrai Rider les croise et fait comprendre à Johnny qu’il le surveille, alors que Johnny veut enchaîner et se faire passer pour Wolverine maintenant…
C’est très cool, oui. Bon, la preview a spoilé le « truc », mais c’est bien fun et bien amusant. Le duo Johnny / Sue est top, l’idée de base est fun, et le sauvetage est lui aussi assez drôle. Andrea Sorrentino livre des planches correctes, sans décor mais avec des personnages bien croqués et une belle ambiance.

Juste bien cool.

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J’ai adoré cet épisode, à l’image du run de North sur le titre. Il s’amuse avec les personnages et ça se ressent.
C’est ce qui manque cruellement à Marvel en ce moment, des scénaristes qui connaissent leurs jouets et qui s’amusent avec.
Belle surprise de voir Sorrentino sur cet épisode, il s’intègre parfaitement dans la team.

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Zdarsky sur Cap, Mckay sur Moon knight, williamson sur Iron man, ewing sur thor, pkj sur Hulk (et j’en oublie sûrement). Ah oui ça manque.

PKJ n’utilise pas vraiment des éléments de Hulk et crée uniquement sa propre mythologie avec quelques reprises des éléments de Ewing et Cates sur The One Above All.
Mais même, ça fait 5-6 scénaristes sur une cinquantaine de sorties mensuelles.

Je parle des séries régulières. Et comme je l’ai précisé, j’ai du en oublier (Gail Simone sur les Xmen, Stephanie Williams sur DD et Deniz Camp sur Ultimates). Sur les séries limités, il y’a du bon aussi. Je pense par exemple à Jenkins sur Sentry et Captain Marvel.

Là ou je voulais en venir, et je sais bien que c’est devenue à la mode de casser du sucre sur le dos de Marvel, et parfois à raison, faut pas toujours tout généraliser. Il y’a comme toujours, des bons titres et des mauvais titres. A chacun de séparer le bon grain de l’ivraie.

C’est du matos assez récent quand même. La dynamique est présente, je ne l’ignore pas. Et comme Ben, je ne met absolument pas PKJ dans la liste, il est juste dans le gimmick le gars.
Zdarsky et Ewing, on est d’accord, ils connaissent leur affaire.
Mais ce n’est pas à l’image du catalogue actuel de Marvel. Les X-men, Spidey par exemple, il faut de la compassion pour celles et ceux qui soutiennent ces titres. .

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Mon constat est simple : j’ai longtemps acheté majoritairement du Marvel. Et ce n’est plus le cas depuis un certain. De mon humble point de vue, Marvel ne fait plus le job. Ce n’est pas un effet de mode, c’est le ressenti d’un lecteur de Marvel de 50 ballais. Mais ça n’empêche pas de tomber sur des choses intéressantes ici et là. Je le reconnais.
La mini de Jenkins sur The Sentry est vraiment pas mal.

@Fred_le_Mallrat serait là, il te dirais comme d’habitude.

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Je n ai aucune compassion tel Ghost Rider pour ceux qui ont failli.

Non je suis assez d accord avec Victor.. ca date pas d hier.. Il ya constamment de bons runs.. McKay a fait Dr Strange.. moi j aimais assez le boulot de Kelly et Lanzing sur l univers Cap (Cap, Tbolts).. leurs gardiens etaient sympathiques.. Ewing où qu il aille ou presque (Wasp etait moyen mais Avengers Inc superbe)..

Le souci de Marvel etait surtout graphique où la gestion est pas toujours heureuse.. et où on laisse partir du monde (j ai vu que casagrande etait chez image?)

DC c est vrai que c est plus coherent, plus graphiquement abouti… mais mes séries préférées restent chez marvel de loin.

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Qu’ils sont facétieux, Victor & Fred.

Fantastic Four #14

(W) Ryan North, Marieke Nijkamp (A) Ramón Rosanas, Andrea Di Vito
(C) Edgar Delgado, Erick Arciniega (L) Joe Caramagna
(CA) Humberto Ramos and Edgar Delgado (VCA) Aaron Kuder and Sonia Oback, David Nakayama, Matthew Waite, Steve Rude and Edgar Delgado

OUR GUARANTEE TO YOU: ABSOLUTELY THE MOST UNEXPECTED STORY YOU’LL READ ALL YEAR! Something has gone terribly wrong on Earth, and it’s spreading from human to human — quickly, unstoppably. The Baxter Building is not immune — and before they can even realize there is a problem, everyone on the Fantastic Four is compromised!… Everyone, that is, save for Jo and Nicki — the young adopted children of Ben and Alicia, whose alien Kree and Skrull physiology leaves them immune. But what can two children do to save an entire world all by themselves? And what if what’s needed for a cure is physically impossible? Jo and Nicki take center stage in this mind-bending single-issue epic!

PLUS: A SPECIAL BACKUP STORY CELEBRATING DISABILITY PRIDE MONTH!

Malin et prenant. Ryan North livre un épisode très fin, où Jo et Nikki découvrent que leurs parents mais aussi tous les Humains sur Terre sont happés par une projection de calcul de Pi qui agit comme un bloqueur mental et est partagé en ligne. Jo et Nikki ne sont pas touchés car, comme ils le comprennent en parlant à des scientifiques Kree et Skrull, leurs races diffèrent de celles des Humains. Car les Humains ont une représentation de Pi basée sur douze… car les Humains ont douze doigts, alors que Kree et Skrull en ont dix ! Jo et Nikki vont dans le passé chercher l’animal duquel les Humains descendent pour modifier son ADN et lui donner dix doigts. Cela change la représentation de Pi au présent et plus personne n’est bloqué… et Jo et Nikki sont prêts à le refaire si besoin !
C’est cool et malin. Le scénario gère bien l’enquête et surtout la caractérisation du duo, qui fonctionne bien. Je n’ai pas vu venir le twist sur les doigts, c’est fun et bien fichu, avec un bon récit bien dessiné par Ramon Rosanas.

Bien malin.

65th ANNIVERSARY SPECTACULAR! It’s the 65th Anniversary of the Fantastic Four, and to celebrate, we’ve got an extra-large, extra-fantastic adventure for you, starring everyone’s favorite adventurers, spanning centuries of history and a universe of scientific progress! The Fantastic Four have been defeated: With their personal arrows of time reversed, they’re careening into the past with no hope of salvation – unless a complete stranger can find out what they need. But even if she does, that will only get them halfway home, because there’s still a threat in the present that’s waiting to kill them – and that’s IF they can arrive there alive! This is one issue you won’t want to miss – because you’ll have to wait 65 years for ANYTHING like it.

LUS: Johnny’s mustache saves New York City?!

FEATURING CLASSIC IMAGES BY JACK KIRBY, JOHN BUSCEMA, JOHN BYRNE AND STEVE EPTING SEEN IN AN ENTIRELY NEW WAY!

Fantastic Four #15

Written by: Ryan North
Art by: Humberto Ramos, Victor Olazaba, Edgar Delgado
Cover by: Humberto Ramos, Edgar Delgado
Page Count: 40 Pages
Release Date: Aug 5, 2026

Très bon. Ryan North célèbre le petit anniversaire des 4F avec un beau numéro, touchant et prenant. Tout commence au XVIIIe siècle, où une jeune domestique de 15 ans découvre la vision des 4F qui disent être exilés dans le Temps, avec le besoin d’une énergie électrique pour les stabiliser. Ils disparaissent mais, elle qui se pensait destinée à son rôle sans plus, elle est titillée et devient savante pendant vingt ans. Elle les retrouve donc à 35 ans, avec des jarres créant de l’électricité, et ils expliquent qu’ils remontent le Temps à cause d’un sort de Nicholas Scratch. Ils ne se souviennent pas d’elle mais Reed explique quelle invention leur est utile pour sortir de là. Elle loupe la rencontre à 55 ans car la rencontre a fait dévier leur apparition dans l’espace, mais elle les voit dans les airs à 75 ans et les aide. Ils la découvrent, elle dit avoir adoré sa vie grâce à eux et avoir été inspirée par la figure de Sue, savante parmi eux. Elle décède peu après, heureuse et fière… alors que les 4F remontent le Temps et revoient leurs faits de gloire (avec cases extraites des passages concernés et narration de chacun dessus). Ils arrivent pile après que Scratch les envoie dans le Temps, avec l’aide de doubles brutaux, et Johnny se coupe la moustache pour surprendre Nicholas et le battre. Il y tenait, mais sa moustache s’est sacrifiée pour sauver la ville, quand même !
C’est très bon, oui. Le scénario joue encore avec des concepts scientifiques, mais je suis surtout touché par le principe que les 4F inspirent une jeune fille à dépasser sa condition, à rêver, à se construire au-delà de son statut de base. C’est beau, c’est fort, c’est touchant pour elle, c’est touchant de revoir les grands moments avec l’avis de chacun, et la disparition de la moustache est fun (même si je l’aimais bien). Humberto Ramos assure avec son style dynamique et expressif dans ce gros numéro.

Un bel épisode, fort et touchant.

Probablement le signe que ce run est désormais plus proche de la fin que du début.