FANTASTIC FOUR #1-47 (Dan Slott / collectif)

Ce #45 est une conclusion à la Reckoning War, qui doit régler énormément de choses en bien trop peu de pages. Dan Slott fait de son mieux, mais tout ça est composé d’immenses tunnels de dialogues et de Deus Ex Machina un peu lourds. Alors qu’il ne reste qu’un épisode à Slott, qui va le consacrer à la soeur mystérieuse de Reed, je ne peux m’empêcher de me dire que son départ est précipité, et fort dommageable vu les bonnes idées de sa Reckoning War, et la très bonne reprise de son run depuis vingt numéros.
Ici, ça se lit, mais c’est précipité et survolé. On peut retenir que Reed est sauvé (surprenant), que Doom veut construire sa Forever Gate, que Franklin change définitivement de couleur de cheveux (passionnant), que Johnny est fâché d’être toujours atteint par un boost absolu d’énergie et file sur la planète du retcon des origines pour gérer ça, que Uatu devient un Super-Gardien qui rouvre l’Univers aux 9/10e anéantis par la First War et que Nick Fury Sr reprend la forteresse sur la Lune, comme « homme-sur-le-mur » mais aussi « bouclier de la Terre » (mignon).
Oui, tout ça se lit, mais les informations sont balancées et c’est désagréable. Autant Dan Slott que sa Reckoning War méritaient mieux, également graphiquement : ce n’est pas RB Silva mais le dessinateur Karami, qui livre des planches qui essayent mais ne réussissent pas beaucoup. Ce n’est pas beau, c’est un peu laid, mais ça se lit.

Frustrant, car les idées sont là et bonnes, mais c’est tellement précipité et brut que cela crispe à la lecture.

FANTASTIC FOUR #46

(W) Dan Slott (A/CA) CAFU
« FAMILY FIRST »!
• Not a dream. Not a hoax. This is real.
• Thanks to the knowledge of the Watchers, the lost daughter of Nathaniel Richards has been found.
• It’s time to finally meet the mysterious sister of Reed Richards.
• But is it time to welcome her into the family?
• It’s a day of amazing adventures both in her world, and in the world of the Fantastic Four.
• Guest-starring Namor, King of Atlantis.

Voilà, c’est fini.
Dan Slott finit de ranger ses jouets dans un numéro qui doit 1/ expliquer enfin qui est la demi-soeur cachée de Reed 2/ soigner Johnny 3/ offrir une conclusion à son run. Bon, il réussit les deux premiers, et essaye de cocher le dernier élément ; pas mal, mais quelle frustration que la Reckoning War ait été si précipitée sur les derniers numéros.
Ici, on découvre Joanna Jeffers, une « eco-warrior » et biologiste marine qui… sait très bien que Reed est son demi-frère, mais semble ne pas l’aimer vraiment. Reed l’invite à aller avec la famille sur Spyre, où Johnny est soigné par le généticien qui avait manipulé les rayons cosmiques pour empêcher la venue originale des Fantastiques (une vraie mauvaise idée, ce retcon). Le généticien soigne Johnny, soigne Sky aussi, et Johnny abandonne cette âme-soeur. Ensuite, la troupe file dans le Microvers, affronte Psycho-Man, et un Reed « touché » par les émotions se livre à Joanna. Tous deux s’ouvrent, partagent, livrent leur rejet de Nathaniel Richards. On passe à Elsewhen pour voir Huntara et un demi-frère autre (jolis points, Dan Slott !), et finalement Reed vient participer aux expériences de Joanna. En pêchant ensemble, comme chacun aurait voulu le faire avec ce père absent.
Pas mal, donc. Dan Slott retombe bien sur ses pieds, range les jouets de manière grossière mais efficace. Cela ne rend son départ précipité que plus dommage, plus frustrant, mais si cette Joanna ne fait d’abord pas bonne impression, elle fonctionne finalement bien avec Reed, que Dan Slott humanise ici. Avec quelques éléments sur Johnny et Ben, eux aussi bien creusés dans le run, cela ne rend que rageant que le scénariste ait si peu traité Sue.
Bon, cet épisode ne doit pas être jugé pour le run, et ce numéro est agréable, fluide et sympathique. Cafu l’illustre bien, c’est joli et réussi.

Un final qui ne réussit pas tout, mais retombe sur ses pieds. M’enfin, ce run, et surtout sa deuxième partie brillante, méritait vraiment mieux que ces conclusions précipitées.

Probablement ce bébé (lors des épisodes « far-west »).

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Si Nathaniel Richards version Hickman avait été présent, ça aurait pu faire office de réunion des 5 plus longs runs des FF (Reed comme représentant de Lee/Kirby, le cow-boy comme représentant de Byrne, Huntara comme représentante de DeFalco/Ryan et la nouvelle venue comme représentante de Slott).

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Bien vu, merci !

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FANTASTIC FOUR #47

Written by: David Pepose.

Art by: Cafu.

Covers by: Cafu, Russell Dauterman, John Tyler Christopher.

Description: An A.X.E. tie-in! The Taking of Baxter 1-2-3-4 begins now! With judgment looming over the Marvel Universe, Reed Richards has locked himself in his Think Tank in search of answers. But with the fate of humanity on the line, what happens when Oubliette Midas sets her sights on the Baxter Building? As the Fantastic Four falls before the Exterminatrix’s death traps, only one hero remains standing – but if you thought Oubliette was dangerous, it’s nothing compared to what the Invisible Woman is capable of. Get ready for Die Hard in the Baxter Building, as we’ve only got one thing left to say: Yippie-ki-yay, Marvel Universe.

Pages: 32.

Price: $3.99.

In stores: September 21.

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Tie-in inutile et mensonger à A.X.E. : Judgment Day mais numéro agréable et réussi.
La couverture évoque un lien avec la crise entre Mutants, Eternels et Avengers, sans qu’on le voit clairement. L’on voit juste que Reed se « retire » plusieurs heures pour réfléchir seul à la crise, laissant ses proches seuls. Ben continue une expérience, Johnny cherche une pizza, alors que Sue gère le personnel du Baxter Building. Mais Exterminatrix, issue de Marvel-Boy de Grant Morrison, attaque pour s’emparer des trésors de l’immeuble, et Sue doit gérer au mieux, en étant au coeur de plusieurs pièges.
Ca se lit bien. Notamment parce que David Pepose a la très bonne idée de se concentrer sur Sue, trop souvent mise de côté par Dan Slott. Le scénariste parvient à trouver une bonne synthèse pour le personnage, entre ses fonctions de super-héroïne, mère, organisatrice, « seule adulte dans la pièce ». C’est dynamique, fluide, prenant. Ca ne révolutionne rien, mais ça fait le job et c’est assez distrayant.
Graphiquement, Juann Cabal propose des planches réussies, sans être plus brillant que ça. Là aussi, ça fait le job, et c’est bien.

Un tie-in mensonger mais une bonne p’tite intrigue.

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