FARSCAPE (Saison 1-4 + The Peacekeeper Wars)

Ha ben je les connaissais pas toute. Ce bordel punaise. Heureusement que c’est guère dommageable compte tenu qu’on est sur des épisodes bouclés.

Cela dis je crois me rappelé à mon 1er visionnage et, donc, avec un ordre différent que beaucoup d’épisode se suivant se clôturé sur une discussion entre John et Aeryn et que cela commençait un peu à être grossier dans l’idée.

Saison 1 - Episode 8 : That Old Black Magic

Réalisé par : Brendan Maher
Ecrit par : Richard Manning


Dans lequel tu a intérêt à ne pas te planter sur tes lancers de dés de 6

Un sorcier qui manipule des guerriers dans un donjon et seule une prêtresse pourra les sauver. Si on avait vraiment besoin de voir que Donjons & Dragons et le médiéval-fantastique sont une source d’inspiration et d’influence de la série, voila qui a le mérite d’être clair.

Un épisode à la fois très simple dans son principe (confronter Crichton et Crais) et dans sa mise en scène (tout semble se passer dans une pièce unique) mais qui, mine de rien, apporte beaucoup de petits éléments et fait bouger les lignes. L’épisode voit le retour de Crais, personnage déterminant mais dont le scénariste ne voulait pas sortir du chapeau à chaque épisode de crainte d’en diminuer sa force. Un choix pertinent qui permet ici d’en connaitre plus sur lui (sa haine envers Crichton apparait dès lors comme un prétexte) et de constater sa détermination frôlant la folie.

Si Aeryn et D’Argo pensent une nouvelle fois avec leurs flingues on notera la déférence du Luxan face à la magie et, surtout, on aura la confirmation de la puissance de Zhaan. L’épisode sert surtout à montrer que la Delvienne a bien une part sombre redoutable qu’elle tente de contrôler et amoindrir. Face à Maltis pourtant (sorte de Q version Farscape pour l’équipe scénaristique), elle devra pourtant renier ses vœux et les conséquences seront irrémédiables comme on le verra dès le prochain épisode.

Liko: You cultivated your power to help others. Can you use it as a weapon?
Zhaan: I can try, if you guide me.
Liko: Can you be guided? It’s not just a matter of skill, it’s intent. You must want to do harm, cause pain, even kill. You are a ninth level Pa’u. You simply aren’t capable of that.
Zhaan: I once was.

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Saison 1 - Episode 9 : DNA Mad Scientist

Réalisé par : Andrew Prowse
Ecrit par : Tom Blomquist


Dans lequel on peut voir ce à quoi on peut être capable pour pouvoir rentrer chez soi.

Si DNA Mad Scientist fait partie des meilleurs épisodes de la saison voire de la série ce n’est pas que pour la mise en avant de Pilot. Ce n’est pas que pour le fait qu’on découvre son tragique destin (Seule une symbiose totale et définitive avec Moya lui permet de voyager dans l’espace, chose impossible pour les membres de sa race) et qu’une deuxième animatronique deviennent définitivement un personnage à part entière de la série.

Ce n’est pas que pour la représentation de son scientifique fou à base de délire SM et de son origine.

Ce n’est pas que pour Aeryn qui dévoile sa peur d’être seule, elle qui a toujours vécue au sein d’une compagnie militaire.

Non. Si DNA Mad Scientist fait partie des meilleurs épisodes de la saison voire de la série c’est parce qu’il montre une évidence qu’on avait oublié après une dizaine d’épisode : l’équipage de Moya n’est pas soudée. Ce ne sont pas des amis prêt à tout pour leurs compagnons de voyages. Au contraire, ils démontrent qu’ils sont prêt à tout pour avoir le moyen de pouvoir rentrer chez eux.

Quand un scientifique (fou donc, c’est tellement évident que ca saute aux yeux mais bon qu’est ce qu’on ferait pas pour la réalisation de son voeux le plus cher ?) leur donne l’opportunité d’une carte galactique leur permettant de déterminer le trajet vers leurs mondes natales en échange d’un bras de Pilot, Rygel, D’Argo et Zhaan n’hésitent pas.

On pourrait croire qu’un tel pitch allait se concentrer sur le dilemme posé. Hahahaha, le bras est coupé la scène suivante. Une scène dure qui nous montre des personnages qu’on commençaient à apprécier sous un jour plus cruel.

  • a lot of people on the web responded strongly to that one. I think that episode represents a solidification of the group of people. After that we went forward more strongly… - Andrew Prowse

DNA Mad Scientist est un électrochoc nécessaire pour que Farscape ne soit pas une accumulation d’épisodes fun ou marrant centré autour d’un terrien perdu dans une galaxie. Le rappel et, surtout, la démonstration que ces personnages sont bien plus ambigus et nuancés qu’on pourrait le croire est ici faite. Les personnages comme le spectateur n’en ressort pas indemne et cela ne sera que bénéfique pour la suite.

D’Argo: You understand why I did what I did?
Pilot: Your motivations were perfectly clear.
D’Argo: Then you understand that if I was faced with the same choice again, I would do exactly the same.
Pilot: I have no doubt whatsoever. I also know that Luxans are not given to apologies.

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Saison 1 - Episode 10 : They’ve Got a Secret

Réalisé par : Ian Watson
Ecrit par : Sally Lapiduss


Dans lequel les secrets sont révélés

Voila encore un autre épisode brillant sur lequel on comprend pourquoi des gus comme moi aimons cette série.

Déjà parce qu’il y a une manière de ne jamais s’ennuyer dans un épisode où 99% se passe dans des couloirs qui se ressemblent tous (de mémoire les décorateurs ont créés une dizaine de décors « couloirs » de Moya qu’ils intervertissent à foison afin d’avoir une grande diversité), ensuite parce qu’on face à un des premiers épisodes prenant en comptes les conséquences des précédentes avec Aeryn se révélant capable de piloter Moya du fait de l’ADN de Pilot qu’on lui a injecté dans DNA Mad Scientist, on peut également rajouter que c’est surement ici qu’on a pleinement conscience que Moya est un membre à part entière de l’équipage

Enfin parce qu’on a surement ici la première idée « concept » de la série sur laquelle les scénaristes vont s’appuyer pour pondre plein d’intrigues. Ayant germée dans la tête des scénariste dès le premier épisode, l’idée d’un vaisseau vivant enceinte déboule donc ici. La grossesse de Moya va être le fil rouge de la fin de cette saison et, dès cette épisode, va avoir beaucoup de conséquence. On le voit avec Moya tentant de protéger son fœtus face à un équipage alors ignorant de son état.

Et, cerise sur le gâteau, voila également un épisode nous permettant de voir D’Argo sous un nouveau jour en découvrant la réalité de son emprisonnement et la tragédie de sa vie. La femme qu’il aimait était une Sébacéenne et son frère, un Peacekeeper, la tué et fait accusé D’Argo à la place. Ce dernier a eu juste le temps de faire en sorte que leur fils, Jothee, puisse s’échapper. Depuis lors, il n’a de cesse de le retrouver.

Zhaan : Pilot, there must be other changes to come as the fetus develops. What can we be expecting?
John Crichton : Yeah, is there some kind of « What to Expect When You’re Expecting a Baby Leviathan » book? Doctor Spock… Mister Spock…

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Saison 1 - Episode 11 : Till the Blood Runs Clear

Réalisé par : Tony Tilse
Ecrit par : Douglas Heyes, Jr

Suite à une expérience scientifique ayant échoué, Crichton et Aeryn se retrouve sur une planète et doivent faire réparer leur navette tout en se faisant passer pour des mercenaires prets à empocher la prime pour la capture de D’Argo, Zhaan et Rygel.

Et dans lequel on découvre qu’un soleil est le meilleur amant pour une Delvienne

Un épisode « léger » en apparence mais qui en dit à la fois beaucoup sur la rigueur de la série et (rétroactivement) sur sa capacité à ré-utiliser tout ses éléments. Alors que dans DNA Mad Scientist, Crichton était la voix de la raison, on découvre, sans surprise, que face à la possibilité presque concrète de retourner chez lui, il est tout autant capable que les autres de faire preuve d’égoïsme et de les mettre en danger.

De formation scientifique, Crichton peut toutefois agir de manière impulsive et crier plus fort que les autres pour les dominer. Ce qu’on peut voir de manière amusante quand il prends l’ascendant sur Rorf et Rorg, le duo de chasseur de prime Vocarian, mais qu’on peut surtout voir quand il s’oppose frontalement à D’Argo. L’occasion d’une remise à plat de leur relation et, de mémoire, le véritable début d’une amitié sans faille.

L’épisode est une nouvelle fois l’occasion de voir la richesse des paysages australiens (qui n’étonnera pas grand monde ayant vu Mad Max 2) et de voir comment une simple histoire est le prétexte pour des confrontations personnels intense. De manière plus subtile (et donnant lieu à des moments très lieu), on découvrira la véritable nature des Delviens (des plantes humanoïdes en gros) et, enfin, la série fait apparaitre de nouveaux personnages (Rorf et Rorg mais surtout Furlow, la mécanicienne capable de vendre tout et n’importe quoi) que l’on retrouvera par la suite.

Surtout, Rétroactivement on assiste au premier lien (depuis le premier épisode de la série) entre Crichton et les vortex. Lien primordiale au fur et à mesure de la série.

John: D’Argo, sometimes you can be a real pain in the ass!
D’Argo: What is a pain in the ass?
Zhaan: Human speak, I believe, for someone irritating, stubborn, obnoxious.
Rygel: A simpleton, a dolt, idiot…
D’Argo: I get the idea.
Rygel: Moron…

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Saison 1 - Episode 12 : Rhapsody in Blue

Réalisé par : Andrew Prowse
Ecrit par : Ro Hume et David Kemper

L’équipage de Moya est contacté par une colonie Delvienne perdue. Leur guide, Tahleen, demande à Zhaan son aide afin de maitriser la folie qui commence à envahir leur groupe.


Et dans lequel Zhaan passe level 10

C’est toujours la même chose avec cette épisode. J’ai beau le trouver bien écrit et important, je m’endors à chaque fois devant. Ca doit tenir à ce que tout l’approche mystique et spirituelle prompte aux Delviens me gonfle rapidement.

Il n’empêche que l’épisode est important parce qu’:

  • On apprend la raison de l’emprisonnement de Zhaan et contrairement aux autres, elle n’est en rien innocente du meurtre qu’elle a commis. Elle revendique la mort de son amant et leader religieux dont les choix politiques (accepter que les Peacekeeper occupe la planète) ont entrainé la mort de milliers de Delviens dont son père.

  • Il est un des rares épisodes où apparaissent d’autres Delviens et qu’on a un bref aperçu de leur culture et civilisation

  • On y développe encore une fois la relation particulière entre Zhaan et Crichton

  • On oublie pas celle entre lui et Aeryn

  • Parce que le passé de John est exploré

  • Parce qu’en acceptant sa part sombre, en luttant contre elle, Zhaan en ressort grandit

Nan il est bien cet épisode.

Mais il m’endors

D’Argo: Something Crichton said is disturbing me.
Rygel: Finally! I’ve been saying that since he arrived.

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Saison 1 - Episode 13 : The Flax

Réalisé par : Peter Andrikidis
Ecrit par : Justin Monjo

La navette de Crichton et Aeryn est prise dans le Flax, une immense toile créée par des pirates empêchant tout sons, transmissions ou lumières d’entrer ou de sortir. D’Argo doit choisir entre les sauver ou aller dans l’époque d’un vaisseau Luxan pour y trouver des cartes de navigations. Zhaan et Rygel quand à eux doivent négocier avec Kcrackic le chef des pirates.

Et dans lequel Crichton et Aeryn se font des bisous :sparkling_heart:…et enchaine directement sur la position de l’amazone parce que bon…Farscape quoi

Trois vaisseaux, trois duos et trois histoires réussi dont le meilleur reste la manière dont les scénaristes ont réussi à toutes les connectés.

Sur Moya Zhaan et Rygel doivent faire face à des pirates sans scrupules et ne s’en sorte que grâce à Rygel dont on a vite fait d’oublier les capacités de manipulation et de roublardise. Un passage qui fonctionne d’autant plus qu’on sait Rygel capable de planter ses compagnons pour son seul intérêt

Sur un drôle d’engin foutraque sorte de cousin éloigné d’un certain Tardis, D’Argo est face à un dilemme. Influencé par Staanz, un personnage haut en couleur aux motivations obscures, le voila face à ce qu’il recherche (la clé pour rentrer chez lui et retrouver son fils). L’épisode à la bonne idée de ne pas jouer longtemps la dessus. Avec maintenant un paquet d’épisode au compteur, les liens sont là entre des gens qui ne se connaissaient et ne s’acceptaient pas. Dès lors on est plus face à une confirmation de la noblesse du personnage et on est, au final, triste pour lui de le voir devoir renoncer.

Sur la navette de Moya ça devient chaud. Bon déjà il y a de moins en moins d’air et il faut trouver un moyen de survivre le temps que les copains viennent mais surtout c’est l’occasion d’un rapprochement rapidement physique. Si O’Bannon envisageait dès le début une relation entre Crichton et Aeryn, il n’avait pas pour autant une idée précise en tête (a part comme il le dit le fait qu’il s’inspirait des couvertures de pulps avec le héros et son flingue dans un bras et la belle dans l’autre). Il laissait le champs libre aux scénaristes. Pour autant le moment était propice à cela et si la relation va connaitre des hauts et des bas assez vertigineux on peut poser le début à cet épisode qui nous montre encore une fois que la plus grand peur d’Aeryn est d’être seule.

Peur partagé par Staanz d’ailleurs dans une retournement final bien trouvé montrant à quel point la série est très fluide en ce qui concerne les genres.

Excellent épisode qui montre bien comment maintenant il y a une vraie alchimie de groupe.

Staanz : I’m lonely. Everybody needs a mate, Ka D’Argo. Even you.
John Crichton : A mate?
Staanz : I am the female of the species, you know that, don’t you? In fact, false modesty aside, I’m, uh, I’m considered quite the Zenetan beauty.
John Crichton : You know, big guy, I think I’d better give you a little time alone here, 'cause you know, in a universe this vast, when two hearts collide…
D’Argo : Shut up.

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Saison 1 - Episode 14 : Jeremiah Crichton

Réalisé par : Ian Watson
Ecrit par : Douglas Heyes, Jr.

Sur un coup de colère du à l’accumulation de stress, contrariété etc. Crichton envoi tout bouler et quitte Moya à bord de sa Moya pour avoir un peu de solitude. C’est à ce que moment que le vaisseau décide de passer en hyper-propulsion laissant le Terrien perdu dans l’espace infini.

Et dans lequel il ne manque plus qu’un ballon à John

On termine le prologue de l’épisode en se disant qu’on va avoir droit à un épisode où Crichton va devoir survivre dans l’immensité de l’espace mais dès la fin du générique voila qu’on le découvre en train de se la couler douce et de pêcher au bord d’une rivière dans un endroit idyllique. On a beau un peu le savoir, ça fait toujours bizarre mais c’est ça Farscape. Faire fi des transitions voire d’explication développées pour aller à ce qu’on a envie de raconter.

Pour l’anecdote, l’histoire et le titre de l’épisode fait suite à un diner entre David Kemper et le couple Browder au cours duquel l’acteur a expliqué que l’un de ses films préférés était Jeremiah Johnson de Sydney Pollack : " « Instantly I had an idea for doing « Jeremiah Crichton » – Crichton goes native, lives among the people, and grows a beard. The next morning I had the story in my head. » dira par la suite Kemper

Ce postulat donne lieu à un épisode où Crichton semble retrouver une certaine sérénité malgré des dissensions évidentes dans la communauté qui l’a recueilli et le désir de la grande prêtresse (interprétée par Denni Gordon que l’on connait en France pour avoir joué la prof Ronnie Brooks dans la série Hartley, coeurs à vif) de voir son fils devenir le nouveau leader. S’ajoute à cela un mystère autour de l’impossibilité d’utiliser la moindre forme d’énergie et la découverte que les habitants sont les descendants d’anciens colons de l’empire Hynérien et considérant Rygel comme une sorte de divinité avant que la supercherie ne se révèle.

Beaucoup de chose pour un seul épisode et malgré des moments sympas notamment dans les retrouvailles entre D’Argo et Crichton, cette prise de conscience que le Terrien est devenu un membre à part entière de l’équipe ou le fait qu’il semble le seul à avoir un peu d’amitié pour Rygel, l’épisode semble survoler tout ses sujets sans vraiment bien les traiter.

Jeremiah Crichton est unanimement considéré par l’équipe comme un de leur moins bon épisode à raison. A l’inverse du prochain qui marquera une étape importante pour la suite de la série.

Crichton : Since I left home, I’ve been hunted, beaten, locked up, shanghaied, shot at. I’ve had alien creatures in my face, up my nose, inside my brain, down my pants. This is the first time, the first place, where I’ve felt peace.

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Une fausse il semblerait.

Oui clairement
Et pour ne pas que tu t’en apercoit ils mettent John torse nu

Saison 1 - Episode 15 : Durka Returns

Réalisé par : Tony Tilse
Ecrit par : Grant McAloon

Moya percute par accident un vaisseau Nebari transportant deux criminels. Ses geôliers sont accueillis le temps des réparations. Mais si le premier, Salis, est bien un Nebari, l’autre, à la grande surprise de Rygel, s’avère être Durka, son bourreau dont il avait pourtant vu le cadavre quelques temps auparavant


Et dans lequel Chiana ne meurt pas et cela change tout.

Durka Returns fut créé pour être une suite à PK Tech Girl tant le personnage de Durka et son lien avec Rygel avait un certain potentiel. Il fallut donc trouver une astuce pour faire revenir un personnage mort il y a une centaine d’année. D’où la création des Nebari, une race puissante et autoritaire dont la technologie a permis de vaincre un navire de guerre Peacekeeper et de faire hiberner et reconditionner l’un de ses plus illustres guerrier.

Cependant les meilleurs plans ont ceci de fascinants qu’ils peuvent déboucher sur l’inattendu et l’imprévisible. Certes les retrouvailles entre Rygel et Durka, son déconditionnement et ce qui s’ensuit offre de belles scènes de baston et une confrontation nécessaire et intéressante entre un Peacekeeper d’un autre temps, une Aeryn mettant fin à son propre héritage et un Rygel affrontant sa plus grande peur avec un certain panache.

Mais l’imprévisible, ici, à un nom : Chiana

La prisonnière Nebari dont le destin est d’être reconditionnée pour comportement jugé séditieux (telle une femme qu’on enfermerait parce qu’elle est « hystérique »), va s’allier à Crichton pour arrêter Durka. Le scénario initial prévoyait la mort du personnage lors d’une scène et là, le drame : l’actrice Gigi Edgley fait une prestation remarquable d’un personnage que beaucoup jugent excellent et d’un haut potentiel scénaristique mais aussi bassement mercantile, la chaîne Sci-fi pensant depuis un moment que l’ajout d’une jeune femme séduisante serait un atout pour l’audience de la série.

Face à cette prestation et l’alchimie évidente entre les acteurs, décision est prise de réécrire la fin de l’épisode. Chiana n’est que blessée et on instaure le doute quand à son rôle dans la mort de Salis. Manière habile d’officialiser la Nebari comme membre a part entière d’un équipage dont tous les membres cultives une certaine ambiguïté et ont une part sombre.

On peut voir ici, l’une des forces des productions de l’époque. Cette capacité d’adaptation en pleine production d’une saison. Actrice récurrentte lors de cette première saison, Gigi Edgley sera au générique dès la seconde saison et deviendra l’un des personnages phares de la série.

Chiana est là et cela ne va pas être de tout repos.

Chiana: Typical male. Satisfy yourself first.

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Saison 1 - Episode 16 : A Human Reaction

Réalisé par : Rowan Woods
Ecrit par : Justin Monjo

L’équipage de Moya se retrouve face à vortex dont on peut entrevoir la Terre à l’autre bout. Crichton fait ses adieux et rejoins sa planète où l’accueil n’est pas vraiment celui qu’il escomptait et cela empire quand D’Argo, Aeryn et Rygel le rejoigne.


Et dans lequel un épisode banal devient rétrospectivement le point de départ d’une grande histoire

A une époque où l’on semble tenir en haute estime les séries où tout est écrit à l’avance et où on sait que les scénaristes ont un plan, il est quand même bon de se rappeler un temps où la liberté donné dans la production permettait de s’adapter et de s’appuyer sur les travaux précédents pour tisser une grande toile.

Mais revenons à nos moutons. Même si on se doute que Crichton ne restera pas sur Terre (parce que bon sinon il y a plus de série), on se demande bien comment l’épisode va se dérouler surtout quand, peu à peu, les humains démontrent leur tolérance, leur ouverture d’esprit et leur capacité à faire confian…non je déconne.

Plus l’épisode se déroule et plus c’est la merde pour nos compagnons et plus on se dit quand même qu’il y a anguille sous roche : Rygel meurt, D’Argo est embarqué pour l’Utah et Aeryn couche avec Crichton. Le twist de l’épisode est bien amené tant les indices s’accumulent et ce qui paraissait assez logique auparavant devient anormal. Crichton n’est jamais revenu sur Terre et tout ce qui est arrivé est une simulation basée sur les souvenirs de l’humain et conçue par une race extraterrestre, les Anciens, afin de déterminée si la Terre peut devenir une planète d’accueil pour leur race. Ce qui n’est clairement pas le cas.

Un pitch classique de SF mais qui fonctionne parce que permettant de faire le point sur Crichton. Sur son rapport à sa planète mais surtout son rapport à ses amis. A ce titre la scène de départ sur Terre fonctionne très bien et on ne peux s’empêcher de ressentir une certaine tristesse lors des adieux (particulièrement entre John et D’Argo, clairement leur amitié est très bien écrite).

Une histoire classique, bien faite et qui aurait pu rester un épisode bouclé sympathique. C’est sans compter sur les scénaristes qui ont descellés ici la matière à quelque chose de plus grand.

La suite d’ici une poignée d’épisode

Alien: It also led us to a familiar conclusion.
John Crichton : Which was?
Alien: That the highest life form on the planet is also the most destructive.

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Saison 1 - Episode 17 : Through the Looking Glass

Réalisé par : Ian Watson
Ecrit par : Justin Monjo

Afin de leur prouver qu’elle est toujours capable de naviguer malgré sa grossesse, Moya décide de passer en hyper-propulsion et cela se passe mal. Voila le vaisseau bloquer sur plusieurs dimension. Afin de s’en sortir Crichton arrive à passer de l’une à l’autre et de coordonnées les actions de ses compagnons pour faire redémarrer le vaisseau.


Et dans lequel on soude un groupe

D’après David Kemper, l’idée initial de l’épisode était une de ses propositions pour Star Trek : The next generation. Rejeté, elle fut gardée au chaud pour Farscape et développée jusqu’au résultat final. Un épisode bouclé bien sympathique qui tient dans son concept (trois dimensions affectant différemment les sens des individus présent) mais surtout dans son utilisation et ce qu’il représente dans la cohésion.

En effet depuis le début, Farscape nous présente un groupe hétéroclite qui bien que s’aidant est clairement composé d’individu aux motivations égoïstes pour la plupart. Qu’ils l’admettent ou non d’ailleurs. L’introduction de l’épisode est très claire à ce sujet puisqu’elle nous montre l’équipage en train de discuter de la possibilité de quitter Moya étant donné qu’elle est en incapacité de voyager correctement et donc leur permettre d’échapper aisément aux Peacekeeper. C’est cette raison qui poussera Moya (dont on oublie aisément qu’elle est un être vivant avec des sentiments) à leur prouver le contraire et a passer en hyper-propulsion.

Et c’est en frôlant la mort et en devant agir de manière coordonnées malgré les différentes dimension en sans autre lien que Crichton naviguant entre elle, que l’équipage et Moya s’en sort. En se concluant sur une scène inverse à celle du début avec un équipe prenant plaisir à se parler autour d’un repas, on se dit qu’on a bien passer un cap et qu’on est fasse dorénavant à un groupe plus soudé qu’auparavant.

Une bonne chose pour ce qui va suivre

Zhaan (to Chiana) : My dear, I’ve kicked more ass than you’ve sat on.

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Dont le langage extraterrestre (tel que perçu par les terriens dénués de microbes traducteurs) n’est pas sans évoquer l’une des particularités des habitants de la black lodge de Twin Peaks.

  • Claudia Black actually spoke backward for Aeryn’s Sebacean speech. (« Cool Farscape Facts » - Starburst Edition DVD v1.3, DVD commentary)

Saison 1 - Episode 18 : A Bug’s Life

Réalisé par : Tony Tilse
Ecrit par : Stephen Rae & Doug Heyes Jr

Lorsqu’un commando Peacekeeper débarque sur Moya, Rygel, Zhaan et d’Argo se font passer pour les prisonniers d’Aeryn et Crichton tandis que Chiana joue la servante. Tout irait presque bien si cette dernière et Rygel n’avait pas la bonne idée d’ouvrir la cargaison secrète du commando et libérer un virus dangereux passant d’hôte en hôte par simple contact physique.


Et dans lequel on aime bien The Thing de John Carpenter

Voila un épisode somme tout classique mais qui permet de voir le chemin parcouru. Deuxième épisode où Chiana fait parti de l’équipage (même si techniquement elle est présente dans A Human Reaction, elle ne l’est que dans un prologue réécrit pour l’inclure suite à son engagement sur la série), on peut voir ici à quel point elle est un électron libre au sein d’un groupe de plus en plus solidaire. En cela elle se rapproche de Rygel et leurs scènes communes afin de s’emparer de la cargaison sont très bonne et démontre une belle alchimie entre l’actrice et le personnage animé (hé oui on a vite fait d’oublier que Rygel est une animatronique hein)

De la même façon on sent le plaisir de Claudia Black à faire le point sur son passé de Peacekeeper face à Larraq, représentant ce qu’elle aurait voulu être.

Et si Zhaan et D’Argo sont plus en retrait (mais offrant quand même un beau dialogue où le Luxian s’avère être le plus sage des deux), Crichton quand à lui est sur un boulevard. Ben Browder prend encore plus plaisir à jouer les Peacekeeper impitoyable et l’acteur fera remarquer que c’est le premier épisode où Crichton tue délibérément quelqu’un.

Toute la partie consacrée au virus est sympa mais l’hommage à The Thing est tellement appuyé et voyant que cela rend cette partie secondaire.

Après cet épisode la série fera une pause de quelques mois avant de lancer l’arc conclusif de la saison, s’étalant sur quatre épisodes tonitruants signant le retour de deux personnages et l’arrivée de deux nouveau dont l’incarnation de ce ce qui manquait à la série pour être définitivement passionnante.

John Crichton : Twisted as it sounds, what we have right here is exactly what we need, guns in lots of hands pointed in every direction.

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Saison 1 - Episode 19 : Nerve

Réalisé par : Rowan Woods
Ecrit par : Richard Manning

Aeryn est gravement blessée des suites de son combat contre Larraq et à besoin d’une greffe de tissu. Crichton décide d’infiltrer la base secrète Peacekeeper dont il a appris l’existence par Larraq. Sur place, il retrouve Gilina qui l’aide à trouver ce qu’il lui faut. Malheureusement il est arrêté au moment de partir et se retrouve emprisonné et torturé. Et tandis que Moya donne les premiers signe de son accouchement, Crais débarque sur la base.


Et dans lequel : Scorpius

Après quelques mois de repos, Farscape revient sur Sci-fi. Un retour en force avec son premier épisode « a suivre… » d’une ampleur remarquable pour la série. Confiant dans leurs acquis, l’équipe de production passe un cap ici en produisant une histoire reposant quasiment uniquement sur le passif de la série. On y voit ainsi le retour de la Gilina la fameuse « PK tech girl » mais c’est aussi le retour de Crais qu’on avait pas vu depuis That Old Black Magic.

Mais surtout la série nous sort sa première grosse révélation. Sous la torture de l’appareil capable d’extraire les souvenirs d’une personne, Crichton découvre (et nous également), que les Anciens (la race alien découvert dans A Human Reaction) ont implantés dans son cerveau les équations lui permettant d’ouvrir des vortex. Une connaissance qu’il ne pourra vraiment débloquer que par lui-même quand il aura la sagesse nécessaire pour l’exploitation d’une telle découverte.

Autant dire que cela intéresse beaucoup les Peacekeepers de cette base dont le but et de mettre au point des armes puissantes. Et parmi ces Peacekeepers il y a Scorpius. Dès sa première apparition son interprète, Wayne Pygram, en impose. A la fin de l’épisode, la confirmation est faite. De part sa nature étrange, son look totalement différent des autres Peacekeepers, la terreur qu’il impose à tout son entourage, la manière dont Crais le traite et son, déjà, attirance malsaine pour Crichton, tout est clair. Farscape a trouvé là son grand méchant.

Et ce n’est pas la suite qui nous contredira.

Ha l’épisode voit aussi la première apparition de Stark, fascinant dingue dont l’importance se révèlera au fur et à mesure de la série

John Crichton : Fetch the comfy chair

(et en plus il y a une référence aux Monty Pythons)

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Saison 1 - Episode 20 : The Hidden Memory

Réalisé par : Ian Watson
Ecrit par : Justin Monjo

Grace au greffon de tissu, Aeryn est sauvée mais malgré son état de fatigue, elle décide de monter une mission de sauvetage afin de délivrer Crichton des griffes de Scorpius, bien décidé à extraire tout les souvenirs du Terrien. Rygel et Chiana, quand à eux, doivent aider Moya à accoucher.


Et dans lequel : Stark

Si Scorpius est clairement l’ajout définitif à une série qui n’attendait que lui pour atteindre les sommets de la qualité, ne négligeons pas l’arrivée de Stark (interprété par un Paul Goddard capable de passer de la folie à la sagesse en un claquement de doigts). Personnage intriguant et visuellement fascinant avec ce masque de fer cachant une partie d’un visage baigné d’une énergie particulière. Stark est l’un des dernier Banik, une race exterminée par les Peacekeepers, et ne doit sa survie que parce que ces derniers le juge « intéressant ». L’énergie cachée derrière son masque lui permet en effet de supporter la torture et brouiller ses émotions, pensés et souvenirs. Stark fera des vas et vient dans la série mais aura un rôle à jouer par la suite.

En attendant la mission de sauvetage permet de voir à l’action un groupe plus soudé que jamais. On est clairement plus dans la même configuration qu’au début de la série. Preuve en est la confrontation entre Crais et Aeryn qui met un point final à sa carrière de Peacekeeper. Crais quand à lui est clairement rabaissé par Scorpius qui n’hésite pas à le torturer. On assiste ici à un changement de rang et de position du personnage dans la série, un changement salvateur comme on le verra dans les prochains épisodes.

Et si on avait encore faim, voila que Moya accouche et qu’on découvre que son enfant est un Leviathan unique. L’insémination de Moya s’étant déroulée au sein d’implant Peacekeepers, voila que le rejeton né avec un armement prêt à être employé.

Fin d’un double épisode dense mais pas d’une saison qui en encore sous la pédale.

Aeryn Sun : Don’t try and stop me, D’Argo.
Ka D’Argo : I won’t.
Aeryn Sun : I’m strong enough to go alone.
Ka D’Argo : No you’re not. I’m coming with you. If you can be an idiot, I can be an idiot.

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Saison 1 - Episode 21 : Bone to Be Wild

Réalisé par : Andrew Prowse
Ecrit par : David Kemper & Rockne S. O’Bannon

Coincé dans un champ d’astéroïde, l’équipage de Moya, se cachant de Crais et Scorpius, reçoit un SOS. Seule survivante d’un monstre, M’Lee, une jeune alien, les supplie de venir la chercher sur un astéroïde. Pendant ce temps Moya demande à Aeryn de l’aider à communiquer avec son jeune bébé.


Et dans lequel on rejoue la bataille entre les viandars et les végétariens

Au niveau des premières, l’épisode signe l’inclusion de Gigi Edgley au générique de la série. Au niveau des bizarreries, nous n’avons aucune explication quand à la disparition de Stark (le scénario prévoyait bien une ligne explicative mais elle fut supprimée lors de la production). Au niveau univers de la série, on à la confirmation que Zhaan est un être végétal, on remarque le changement de look de Crichton qui apprécie beaucoup la tenue de feu Larraq ainsi que son pistolet auquel il donnera plus tard un nom (Wynona); On peu aussi remarquer une certaine impulsivité et dureté comme si quelque chose avait changé chez lui (hahaha). Enfin au niveau fun fact, on notera la présence de Francesca Buller, actrice dont la particularité et d’être la seule à avoir jouée une alien différente dans chaque saison de la série. Une alien qui aura toujours un lien avec Crichton d’ailleurs. Double fun fact, Francesca Buller est l’épouse de Ben Browder.

Un épisode parenthèse dans l’arc final avec son histoire d’alien menaçant qui n’en est pas forcément un (ou peut-être bien que si) qui joue la nuance dans sa résolution et montre bien que Farscape n’est pas une histoire de gentil contre méchant ou une une série cherchant la conclusion la plus simple. A coté de cela on continue à développer l’histoire précédente. Crais est toujours dans la traque direct de Moya et Scorpius prend de plus en plus l’ascendant sur lui.

Sur Moya, le duo Rygel/Chiana détone une nouvelle fois et Aeryn affirme son lien avec le vaisseau et son nouveau-né. La nature unique de ce dernier (Leviathan génétiquement modifié par les Peacekeepers) sera source de nombreuse histoires dont celle-ciqui se termine sur une note tendre qui fait du bien au coeur en voyant le visage d’Aeryn face à la demande de Moya de donner un nom à son fils.

Et maintenant en avant pour la conclusion de la saison.

Zhaan: There is much cruelty in the universe.
John: Yeah… we seem to have a treasure map to it.

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Saison 1 - Episode 22 : Family Ties

Réalisé par : Tony Tilse
Ecrit par : Rockne S. O’Bannon & David Kemper

Rygel quitte Moya, toujours dissimulé dans le champs d’astéroïde pour protéger son enfant encore incapable de passer en hyper-propulsion, pour rejoindre les Peacekeepers et négocier sa liberté en échange de ses comptagnons. Face au mur, ces derniers décident de monter une opération suicide : Faire écraser une navette rempli d’explosifs afin de détruire la base de Scorpius leur donnant alors le temps de s’enfuir. Mais alors que les préparatifs vont bon train, que D’Argo et Crichon ont décidés de piloter la navette et qu’Aeryn donne un nom à l’enfant Leviathan (Talyn, le nom de son père), voila que Rygel revient sur Moya accompagné de Crais demandant l’asile sur le vaisseau.


Et dans lequel on fait tout péter

Les fins de saisons d’une série feuilletonnante ont ceci de passionnant qu’elles permettent de faire le point et de constater l’évolution entre le début du show et la situation actuelle. Un bilan touchant la fibre émotionnelle du spectateur que des productions longues et diffusées tout du long de l’année pouvaient nous permettre de ressentir alors. Bien sur il faut que pour cela la qualité soit là en terme d’écriture.

Et c’est bien le cas ici

Que de chemin parcouru entre les premiers épisodes nous montrant des individus vivants sur le même vaisseau, capables de faire du mal à l’un des leurs pour avoir le moyen de retrouver sa planète natale et une fin de saison et son équipage de personnalités hétéroclites prêtes à se sacrifier pour ce qu’ils considères êtres les membres de leur nouvelle famille.

John: Hey D’Argo. How come I’m not afraid?
D’Argo: Fear accompanies the possibility of death. Calm shepherds its certainty.
John: (smiling) I love hanging with you, man.

Face à une mort qui leur parait certaine, les anciens prisonniers font le point. D’Argo trouve en Aeryn une sœur d’armes à qui il confis sa vie, Zhaan considère chaque temps passé sur Moya comme une seconde de gagnée après avoir pris une vie, Chiana reçoit la demande Crichton (« When someone else needs it, return the favor. You pass it on. ») et Rygel fait face à sa propre lâcheté. Aeryn quand à elle se rend compte à quel point son univers s’est développé depuis qu’elle a tourné le dos aux Peacekeeper et on en apprend un peu sur son passé. Elle confie ainsi à Crichton que contrairement à beaucoup de Sébacéens, elle est une enfant désirée, conçue par amour.

Cela n’est jamais appuyé mais il est clair que l’humain est bel et bien le nexus de ces personnages et de leurs évolution. Son évolution est, elle aussi, particulièrement visible ici. Crichton est plus aventureux, plus frontal et plus dangereux. Il n’est plus un humain terrifié avec l’envie de dialogue face à Crais mais quelqu’un de beaucoup plus redoutable qui comprends bien mieux les règles de cet univers. Tout cela, toutefois, ne se fait pas au détriment de sa noblesse.

Cette fin de saison boucle l’arc Crais/Crichton. Un changement de cap qui sera bénéfique pour le dorénavant ex-commandant Peacekeeper qui agit ici en électron libre bien pratique pour rajouter une couche de suspense à l’intrigue. Prenant le commandant du vaisseau Scorpius devient officiellement le « grand méchant » de la série. On découvrira au détour d’un dialogue, la raison de son apparence si différente. Il est un métis Sébacéen/Scarran. Première mention ici d’une race qui prendra de plus en plus d’importance dans la série.

Bien que final de la saison avec promesse, tenue, d’une belle explosion (« Hey you bastards. John Crichton was here. »), Familiy Ties, est surtout l’occasion d’une mise à plat des relations et de point de départ de nouvelle. Ce qui n’empêche pas l’épisode de nous laisser sur un suspense haletant avec Crichton et D’Argo perdu dans le vide spatial. Fin osé alors que la production n’avait pas encore la confirmation d’une prochaine saison.

En l’espace d’une saison Farscape a posé sa marque et s’est imposé. A l’orée de l’an 2000, une série conçue tout d’abord comme une exposition des compétences du studio Henson est devenu un space-opéra au potentiel lui permettant de regarder en face ses illustres prédécesseurs et cela tout en gardant ses spécificités.

Et le meilleur est à venir.

One other thing Dad. You remember the day I left? You told me that every man has a chance to become his own kind of hero. Well, I don’t think I’m ever coming home, so I won’t get that ticker tape parade, and I doubt that I’m ever gonna have kids, so I won’t get the chance to be a hero to them.

But I think I know what you meant. I’ve got - a strange life here Dad. It’s different, but it’s my own. I have people who rely on me. People I care about… People who - mystify me and people who have become allies. Friends. And people who teach me patience. And people who teach me… other things.

Well, you said the time would come, and I think it has. I have a job to do and I am unafraid. That’s what you said when they asked you what it was like to walk on the moon. You did good Dad. You taught me well.

This is John Crichton, somewhere in the Universe.

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