
Oh le chateau de Kerjean.
Excellent.
Pour accéder au festival il faut s’acquitter de l’entrée au château et malgré les auteurs/autrices présent-es je crains que le tarif de 11€ soit rédhibitoire
Effectivement…
Qui est allé à la Comic Con ?
Je viens de lire le résumé de ce qu’a vécu Xavier Fournier… et c’est … euh .. ouais, allez lire !
Pas trouvé de récit en googlant, je ne tombe que sur le programme. Tu as sans doute un lien ?
Un facebook surtout.
Tiens, par curiosité, tu n’aurais pas un copié collé possible ? Pour ceux qui n’ont plus Facebook.
Sinon tant pis.
Non. Je suis sur mon tél pour 5 jours… donc là ça marche forcément moins (facilement) bien
Et puis je préfère pas copier-coller ce genre de propos, même s’ils sont publiques.
(Mais j’en connais ça qui sauront faire ça)
À LA COMIC CON FRANCE, L’AMATEURISME EST AUSSI PRÉSENT QUE L’ÉLÉGANCE EST RARE.
Dimanche 19 avril, pour masquer l’incurie organisationnelle générale, un speaker de la Comic Con France a cru bon d’annoncer au micro, devant le public, que si je n’étais pas présent à un horaire (qu’on ne m’avait tout simplement pas communiqué, et vous allez voir dans quelles conditions), c’est que j’étais… victime d’une colique et sans doute enfermé dans les toilettes ! Le phénomène a continué pendant quelques minutes. Rassurez-vous, la colique n’existait que dans l’esprit de cette personne, mais enfin, je pratique les festivals BD depuis 1990 et je n’ai jamais constaté une conduite si « basse ».
[Précision : Je remercie pour leur accueil Central Comics et Diable Blanc Comics qui, comme à chaque fois depuis que je les connais (presque vingt ans), ont été aux petits soins, disponibles et agréables. Je remercie aussi les nombreux visiteurs qui sont passés me voir sur le stand, avec qui j’ai eu plein d’échanges. Vous n’êtes en rien concernés par les dérives décrites ci-dessous. Il y avait du bon dans ce week-end et vous le représentiez. Hélas, il n’y avait pas que du bon ce week-end.]
Flashback : il y a déjà de nombreux mois, Dynamo, l’un des patrons de la boutique Central Comics Paris (et qui, j’insiste, n’a rien à se reprocher dans l’affaire), décide de m’inviter pour la troisième fois à la Comic Con France. Au début j’hésite (je n’ai pas de nouveauté sortie à dédicacer) et puis finalement je me laisse convaincre. Au fil des mois, nous discutons d’un programme : je propose une conférence hommage sur Sal Buscema (plutôt Marvel) et, par souci d’équilibre, une autre centrée sur Lobo (personnage DC). Dynamo m’explique que chacune de ces conférences sera suivie d’un quiz avec des lots à gagner. Sur suggestion de Mike, de Diable Blanc Comics, on rajoute une masterclass avec le dessinateur Clayton Crain.
Après, j’attends plusieurs semaines. Finalement, début avril, on me dit que je peux enfin communiquer sur ces rencontres (ce que je fais via mon site et mes réseaux, mais sans m’en dire beaucoup plus). Quelques jours plus tard, on me demande de faire plus de publicité autour de ces rencontres mais… personne ne m’a donné le jour et l’heure où elles doivent se produire. Flairant un loup, je commence à réclamer dates et horaires. Je les réclame ainsi tous les jours pendant une bonne semaine.
Le vendredi 10 au matin, je reçois enfin les informations : le samedi, la conférence Sal Buscema à 17h, suivie du quiz, lequel est suivi de la masterclass Clayton Crain. Le dimanche, à 11h45, la conférence Lobo, suivie du dernier quiz. Comme on n’est plus qu’à une semaine de l’événement, je me dépêche de poster ces informations et de créer un événement Facebook. Mais le même soir, la Comic Con France poste son programme et, non seulement la masterclass de Clayton Crain a disparu, mais en plus on a « collé » Crain comme co-animateur de la conférence Lobo, personnage sur lequel il n’a rien à dire. Je tire le signal d’alarme et préviens Central Comics qui écrit en urgence aux organisateurs. Le samedi, on reçoit un mail nous disant que le programme sera corrigé en conséquence. Bien évidemment ce ne sera jamais le cas (ce qui, soit dit en passant, est un manque de respect total pour Crain). Le 17 avril (veille de la convention), constatant que rien ne vient, je poste ici un nouveau message insistant sur la masterclass de Crain. Pendant tout ce temps, le discours officiel est que les deux quiz se tiendront après les conférences. Et c’est ce que je précise sur l’événement FB, qui est relayé par d’autres participants.
Samedi matin, comme je suis un garçon discipliné, je vais voir la régie de la scène Comic Con University où doivent se tenir mes interventions dans le week-end. En discutant avec les techniciens, je leur transfère via WhatsApp le PDF de la présentation Sal Buscema et je retourne dédicacer sur le stand de Central. À 17 heures, je reviens faire ma conférence et je trouve un technicien en panique parce que l’affichage des images ne fonctionne pas. Il s’empare de l’ordinateur qui devait me servir de « retour » sur scène (pour choisir quelle image s’affiche) et me dit qu’ils déclencheront l’affichage depuis la régie. C’est ce qu’ils font, mais en activant le défilé automatique des images. Elles s’enchaînent sans que je sache ce que le public voit. Or, les images me servent normalement de fil directeur. Je me retrouve obligé de faire la conférence de mémoire (heureusement, je connais mon sujet). Derrière, on enchaîne avec le quiz (je précise pour la suite que je ne suis pas à l’origine de ce quiz, que c’est quelque chose d’improvisé avec Dynamo, je n’en suis pas plus ou pas moins le responsable que lui), puis la masterclass Clayton Crain, avec une certaine gêne puisque peu de chaises sont occupées : du point de vue du programme officiel, cette rencontre n’a jamais existé, les visiteurs n’ont pas eu l’info. Dommage, car Crain y était très sympa.
Dimanche, je suis supposé commencer ma conférence sur Lobo à 11h45 (et animer ensuite le dernier quiz avec Dynamo). Toujours sérieux, je vais voir la régie une heure avant et, comme la veille, je leur passe par WhatsApp le PDF de mon intervention. Et la « magie » du truc, c’est que j’ai encore l’échange : il est précisément 10h59 quand je suis avec le technicien et que je lui transmets mon fichier. J’entends alors le speaker, sur scène, expliquer qu’il y aura une conférence Lobo à 11h45 (en précisant que Clayton Crain a été annoncé par erreur). Mais il explique qu’avant Lobo, il y aura… le Quiz.
C’est là que je comprends que, là aussi, les « organisateurs » ont changé le programme. Le Quiz n’est pas APRÈS la conférence, mais doit se tenir AVANT elle. Je réalise que Dynamo n’est pas au courant. Je file le prévenir sur son stand. Comme ni lui ni moi ne connaissons l’heure exacte, on discute. Il faut bien comprendre que personne sur le stand n’a connaissance jusque-là d’une histoire de quiz qui se passerait avant. Dynamo me dit (avec raison, vu le peu d’infos dont on dispose) que si on arrive trop tôt, il n’y aura personne et qu’il vaut mieux viser 11h35. OK… On arrive donc sur scène, on fait notre quiz et je prends la relève pour Lobo. Comme l’ordinateur fonctionne cette fois, je fais applaudir les techniciens en expliquant qu’ils travaillent sous tension. Je termine ma conférence à l’heure pile pour rendre la scène au speaker.
Dans les coulisses, je croise ce dernier et je le remercie d’avoir précisé que Clayton Crain ne serait pas de la partie. Il me rétorque alors : « Ben toi, pour la prochaine fois, apprends à arriver à l’heure ! ». Je ne comprends pas… nous nous sommes débrouillés pour que le quiz prévu après se passe avant. On pourrait même dire qu’on était en avance. Le speaker (j’ignore son nom et de toute façon le but n’est pas d’envoyer des gens le harceler sur son profil) me sort alors son programme : le quiz y est indiqué à… 11 heures.
Je tombe des nues et lui explique qu’on m’a toujours parlé du quiz APRÈS Lobo. Il me rétorque qu’un programme, « ça change », et que c’est à moi de vérifier. Un peu facile, alors que c’est à l’organisation de m’informer (d’ailleurs Dynamo et toute l’équipe Central croyait aussi que le quiz se tiendrait après, ce n’est pas moi qui ait sorti ça de mon chapeau). Si j’étais de mauvais esprit, j’ajouterais qu’il est indiqué « Quiz » sur son programme, mais sans mon nom ni celui de Dynamo (pourtant, c’est sur moi seul qu’il rejette la faute). Il me lance alors, goguenard : « Tu comprends, pour faire patienter les gens, je leur ai dit que tu avais la colique ». C’est tellement outrancier que je n’y crois pas une seconde. Je pense qu’il plaisante. Je ne veux pas me prendre la tête, c’était ma dernière intervention. Je le remercie d’avoir fait patienter le public et je repars.
Puis, dans l’après-midi, plusieurs visiteurs me demandent d’un air appuyé si je vais bien. Je pense d’abord qu’ils font référence à la fatigue de fin de salon. Sauf qu’à la fermeture, des exposants placés près de la scène m’expliquent que, pendant plusieurs minutes après 11h, le speaker a bien annoncé avec insistance au micro que si je n’étais pas là, c’est parce que… j’avais la colique et que j’étais coincé dans les toilettes !
On entre là dans un autre monde de non-professionnalisme.
À 10h59, je suis devant la régie de cette même scène en train de transférer mes images et personne ne me parle de cette histoire de 11 heures.
Quand un intervenant ne se présente pas, on envoie quelqu’un le chercher.
Je suis passé deux fois à la régie en déposant mes PDF par WhatsApp : ils avaient mon numéro. Mais ils sont TELLEMENT désorganisés que personne n’a pensé à m’appeler. Il valait mieux masquer leur incurie organisationnelle en m’inventant une diarrhée imaginaire.
Bonjour l’humour « foire à la saucisse ». Même dans la quinzaine commerciale de la supérette du coin, je n’ai jamais vu un procédé si « low ». Jamais je n’ai entendu parler d’une Comic Con où l’on invente des maladies plutôt que de se bouger pour chercher l’invité. Je rappelle que les gars n’avaient AUCUNE information sur la raison de mon absence. L’histoire de cette colique imaginaire, ce que ça trahit, c’est qu’il n’y avait aucune organisation verticale, aucun « N+1 » auquel faire remonter l’info dans la hiérarchie jusqu’à ce que quelqu’un calcule que j’étais tout bêtement sur le stand Central à quelques dizaines de mètres. Il n’y avait pas non plus d’organisation latérale, pas de « attends Fournier était là juste à l’instant, j’ai son contact whatsapp ».
Je fais des conférences depuis 2008. Quelques rares fois, j’ai dû annuler pour raison de santé (un malaise). Le contraste est cruel : il y a un an, je vous disais tout le bien que je pensais de l’équipe du Bordeaux Geek Festival qui, comprenant que j’étais sujet au vertige, avait improvisé tout un parcours pour que je puisse faire ma conférence. Si ce « kéké » avait été chargé de la scène ce jour-là, pendant que je faisais un malaise, personne ne serait venu voir ce qui se passait et ça aurait amusé la galerie de raconter des vannes scatos sur mon compte ?
C’est ça les méthodes de la Comic Con France ? La loi définit la diffamation comme « toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne » (Art. 29 de la loi du 29 juillet 1881). Annoncer au public une pathologie (quand bien même imaginaire) pour justifier une défaillance organisationnelle, attribuer des problèmes de santé à une personne devant le public, est une attaque à la vie privée (Article 9 du Code Civil). Il y a aussi le Dénigrement Professionnel et ce qui relève de la Responsabilité Civile (Article 1240 du Code Civil). Bien évidemment ce sera sans moi à l’avenir pour tout salon organisé par ces fantôches. J’insiste par contre sur le fait que Central Comics et Diable Blanc ne sont en rien concernés par ces remarques, qu’ils ont redoublé d’efforts pour que ca se passe bien (eux), Mike, Dynamo, Emilie et les autres membres de leur collectif. Ce sera avec plaisir une autre fois, dans un autre contexte, un autre festival, mais plus jamais dans ce traquenard.
Même si c’est une exception ca me conforte dans mon choix d’éviter ces grands barnum aujourd’hui.
(Il cite la PCE et c’est surement les meilleures moments que j’ai eu et le plus ubuesque avec une accusation sur ma pomme d’avoir flingué une porte vitrée)
Hélas non.
Jim
ouais pas faux. J’ai jamais été dans ce type d’orga mais déjà du point de vue clients j’ai toujours vu des trucs chelous
Merci pour le partage.
Merci Lord.
Bon, je repars m’assurer que les filles mettent pas le bordel dans le lieu de vacances
Angoulême : le futur festival de la BD confié au groupe Morgane, gestionnaire des Francofolies et du Printemps de Bourges
Intéressant.

